Les Français travaillent peu, ils
sont toujours en grève, le coût du travail est trop élevé en France, la France n'est pas compétitive. 30 ans qu'on nous assène ces mensonges pour nous culpabiliser et mieux nous racketter.
Lundi 12 juillet, Nicolas Sarkozy n'a pas failli à la tradition mythomane du Réseau Pour le Racket et de l'Union des
Menteurs Pathologiques.
Rétablissons la vérité.
La France serait le pays où
l'on travaille le moins
Selon l'OCDE, http://stats.oecd.org/Index.aspx?DatasetCode=AVE_HRS
Choisissez dans le 3ème menu déroulant bleu, emploi salarié.
Les français travaillent en moyenne: 36,4 heures par semaine; les australiens 36,2; les suédois 35,6; les belges 35,3; les irlandais 34,9; les allemands et les danois, 34,4; les suisses 34,3 (ah
les idées reçues), les norvégiens 33,4; les bataves 29,6.
Les anglais et les italiens travaillent 36,6 heures, avec une productivité beaucoup plus faible.
La productivité française est meilleure: 53,2 dollars par heure travaillée.
Source OCDE http://stats.oecd.org/Index.aspx?DataSetCode=LEVEL&Lang=fr
Allemagne: 50,5; Pays du G7 :48,9; Zone euros 46,5, Suède: 45,9; Royaume-Uni : 44,9; Suisse: 44,7; Finlande : 44,2; Danemark 43,6; Canada 43,2; Japon 41,1; Italie 48,3
Les 35 heures ont détruit la compétitivité.
C'est faux en ce qui concerne la compétitivité vis à vis des investissements directs
étrangers (argent investit en France par des entreprises étrangères).
Source: http://stats.oecd.org/Index.aspx?DataSetCode=FDI_BOP_IIP&Lang=fr sélectionner dans le menu déroulant valeurs en dollars
http://www.insee.fr/fr/themes/tableau.asp?reg_id=98&ref_id=CMPTEF08472
En 2001, la France est le quatrième pays au monde pour les investissements direct étrangers, derrière les Etats-Unis, les Pays-Bas et
le Royaume-Uni.
Entre 2000 et 2002, les IDE progressent de 13%, les 35h ont bon dos.
En 2007, les IDE en France ont quasiment doublé.
En 2009, la France a perdu 30% de ses Ide mais reste
3ème.
C'est faux en ce qui concerne la balance commerciale.
http://www.lesechos.fr/chiffres-economie/efrbala.htm
http://perspective.usherbrooke.ca/bilan/servlet/BMTendanceStatPays?langue=fr&codePays=FRA&codeTheme=7&codeStat=NE.RSB.GNFS.ZS
http://perspective.usherbrooke.ca/bilan/servlet/BMTendanceStatPays?codeTheme=7&codeStat=NE.RSB.GNFS.CD&codePays=FRA&codeTheme2=7&codeStat2=x&langue=fr
C'est faux en ce qui concerne le chiffre d'affaire
En ce qui concerne les 500 premières entreprises mondiales par le chiffre d'affaire:
40 sont françaises: http://money.cnn.com/magazines/fortune/global500/2009/countries/France.html
140 proviennent des Etats-Unis, 68 sont
japonaises, 39 sont allemandes, 5 sont belges, 26
britanniques, 14 canadiennes, 8 russes, 10 italiennes; 9 australiennes, 37 chinoises, bref la France est le troisième pays au monde, le premier en
Europe.
C'est faux en ce qui concerne les investissements français à
l'étranger
En 2009, la France est le troisième investisseur mondial derrière les Etats-Unis et le Luxembourg.
Source http://stats.oecd.org/Index.aspx?DatasetCode=FDI_BOP_IIP
Dans les menus déroulants choisir sortie des flux et US dollars.
C'est faux en ce qui concerne le nombre de salariés employés par des entreprises
étrangères en France
En 2006, selon les données du Service des études et des statistiques industrielles (SESSI), les filiales industrielles de groupes
étrangers emploient 35% de l’effectif salarié de l’industrie, 15% de l’effectif salarié du secteur productif non financier. Qu’est-ce que cela serait si la France était attractive ?
- 38,5 % du capital des entreprises françaises du CAC 40 est détenu par les
investisseurs étrangers (Données Banque de France, avril 2008).
- La R&D des filiales étrangères en France représente 22,5 % des dépenses de R&D totales (état + entreprises) sur le
territoire alors que la France compte 22500 entreprises étrangères sur un total de 3 886 000. (0,58%).
Les 35 heures servent d'excuse aux gestions déplorables de Balladur et Juppé.
Réponse d’Eric Heyer, directeur adjoint du département Analyse et prévision de l'OFCE
Un bilan des 35 heures en termes de création d'emplois a été mené par l'Insee et la Dares, service du ministère du
travail, et a abouti à une création de 350 000 emplois au cours de la période 1997-2002, avec un pic à 160 000 créations d'emploi pour la seule année 2000. Cet effet net de la réduction du temps
de travail correspond à 18 % des emplois créés au cours de cette même période puisque, rappelons-le, entre 1997 et 2002, deux millions d'emplois ont été créés dans l'Hexagone.
Ce succès relatif des 35 heures tient au fait qu'il n'y a pas eu de dérapage des coûts salariaux unitaires, cela grâce à
la fois à des gains de productivité liés à la réorganisation au sein des entreprises, liés également aux aides de l'Etat, qui a baissé les charges pour les entreprises qui signaient un accord 35
heures, et enfin à la modération salariale, qui a été en moyenne d'environ 18 mois.
Ces trois éléments ont permis aux entreprises d'absorber le surcoût des 35 heures. N'ayant pas de répercussions sur les
coûts salariaux unitaires, l'amélioration de la compétitivité française, qui a débuté en 1996, a perduré jusqu'en 2002, où l'on note au cours de cette période une très nette amélioration des
coûts unitaires relatifs de la France par rapport à l'ensemble de ses partenaires européens et par rapport aux pays anglo-saxons.
Comme on vient de le voir, le coût du travail en France n'est pas le
principal obstacle à la compétitivité française, puisque les coûts salariaux sont compensés par une productivité plus forte, ce qui nous ramène à des coûts salariaux unitaires plus faibles que la
moyenne européenne. Certes, il est possible encore de tenter de gagner en compétitivité, mais il semble que ce ne soit pas la priorité et qu'une meilleure politique industrielle d'un côté, et un
meilleur pilotage macroéconomique de l'autre soient plus efficaces en matière de croissance, d'emploi et d'attractivité de la France.
La France est le pays qui taxe le plus les hauts revenus.
Faux!
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Tx impot
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nombre de
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seuil
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Impôts
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revenu
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tranches
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imposition
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Fortune
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Allemagne
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15/42%
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8
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env. 7 600€
|
non
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Autriche
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21/50%
|
5
|
env. 3 600€
|
non
|
|
Belgique
|
25/50%
|
5
|
|
non
|
|
Espagne
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24/43%
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4
|
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oui (0,2/2,5%)
|
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France
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0/40%
|
5
|
env. 4 200€
|
oui (0,55/1,8%)
|
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Irlande
|
21/44%
|
2
|
|
non
|
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Italie
|
23/45%
|
5
|
|
non
|
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Luxembourg
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8/38%
|
17
|
env. 9 700€
|
supprimé en 2006
|
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Pays-Bas
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1/52%
|
4
|
|
supprimé
|
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Portugal
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12/40%
|
6
|
|
non
|
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Royaume-Uni
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10/40%
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3
|
|
non
|
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La faible imposition du patrimoine (0,55 à 1,8%) compense mal
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la faible imposition sur les hauts revenus
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D'autant plus que les 40% s'appliquent sur les revenus desquels on a déduit les 10% forfaitaires ou les frais réels, les niches
fiscales. Enfin, le bouclier fiscal, peut réduire les autres impôts, locaux, sur la fortune etc… On est donc très loin des 40%.
La France est le pays qui taxe le plus les entreprises.
En France, l'impôt sur les sociétés est de 33,33% (après un petite augmentation sous Chirac que Jospin a supprimé) pour les
Entreprises dont le CA hors taxe est inférieur à 7 630 000 euros, il n'est que de 15% sur une fraction de leur bénéfice fiscal plafonnée à 38 120 €..
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Les taux d'imposition sur les sociétés au 1er janvier 2007
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Pays
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Taux d'IS moyen
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Remarques
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Allemagne
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38,36 %
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Ce taux comprend l'impôt sur le commerce qui varie selon les municipalités entre 13,04 et 20 %.
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Belgique
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33,99 %
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Il existe un taux réduit pour les entreprises détenues à plus de 50 % par des personnes physiques.
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Brésil
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34,00 %
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Chine
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33,00 %
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Danemark
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28,00 %
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Espagne
|
32,50 %
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Il existe un taux réduit pour les entreprises ne dépassant pas 6 millions d'euros de chiffre d'affaires.
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Etats-Unis
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40,00 %
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Les taxes locales varient entre 1 et 12 %.
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France
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34,43 %
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Comprend la contribution sociale de 3,3 %. Certaines entreprises bénéficient d'un taux réduit de 15,23 %
pour la part de leur bénéfice en dessous de 38.120 euros.
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Inde
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33,99 %
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Il existe un taux différent pour les entreprises étrangères qui s'élève à 42,23 %.
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Italie
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37,25 %
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Japon
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40,69 %
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Pays-Bas
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25,50 %
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Il existe deux taux réduits appliqués sur la part des bénéfices en dessous de 60.000 euros.
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Pologne
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19,00 %
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République tchèque
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24,00 %
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Royaume-Uni
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30,00 %
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Il existe un taux réduit de 19 % aux entreprises réalisant moins de 30.000 euros de bénéfices.
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Russie
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24,00 %
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Le taux correspondant à la part de l'impôt collecté par les régions peut être abaissé de 4 points.
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Suède
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28,00 %
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Suisse
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21,32 %
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Les taux varient selon les cantons et les municipalités. Ici, taux appliqué à Zurich.
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Moyenne dans le monde
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26,80 %
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Source : KPMG / 2007
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Mais la productivité et le temps de travail étant différents selon les pays, ainsi que les niches fiscales, les subventions aux
entreprises ou allègements de charges, en 2006 la part de l'impôt sur les sociétés dans le PIB est de :
3% en France - 3,7% en Belgique, Suède et au Canada – 3,8% en Irlande – 3,4% en Italie, Aux Pays-Bas et en Finlande – 3,3% aux
Etats-Unis – 3,9% au Royaume-Uni – 4,3% au Danemark – 12,9% en Norvège – (ah ces pays nordiques que monsieur Sarkozy ne cesse de vanter!) – 4,2% en
Espagne – 5% au Luxembourg. Source: http://www.oecd.org/dataoecd/21/20/42572580.pdf page 124
Monsieur Sarkozy avant de s'implanter en France une entreprise ne regarde pas que l'imposition.
Si on pouvait moduler la dernière colonne en fonction de la productivité…
Le bouclier fiscal évite de verser plus de 50 % de ce que l’on gagne à
l’Etat.
Faux! Je l'ai déjà expliqué plus haut, ce bouclier s'applique aux revenus desquels on a déjà retiré les 10% forfaitaires ou les frais
réels, ainsi que les nombreuses niches fiscales. Il s'applique au revenu net fiscal qui pour la plus part des hauts revenus est très loin du revenu réel.
Même l'Allemagne a fait le bouclier fiscal.
L’article 14 de la loi fondamentale empêchait seulement une taxation «excessive» des biens, sans fixer aucune limite quantitative à
l’imposition.
Article 14 [Propriété, droit de succession et expropriation]
(1) La propriété et le droit de succession sont garantis. Leur contenu et leurs limites sont fixés par les lois.
(2) Propriété oblige. Son usage doit contribuer en même temps au bien de la collectivité.
(3) L'expropriation n'est permise qu'en vue du bien de la collectivité. Elle ne peut être opérée que par la loi ou en vertu d'une loi qui fixe le mode et la mesure
de l'indemnisation. L'indemnité doit être déterminée en faisant équitablement la part des intérêts de la collectivité et de ceux des parties
intéressées. En cas de litige portant sur le montant de l'indemnité, les tribunaux ordinaires sont compétents.
http://www.bundesregierung.de/Webs/Breg/FR/Loifondamentale/01__LesDroitsFondamentaux/lesdroitsfondamentaux.html__nnn=true#doc194808bodyText15
Nicolas Sarkozy fait-il un amalgame entre l'alinéa 2 et le 3, qui pourtant ne parlent pas du tout de la même chose?
L'article 2 dit que la propriété doit participer au bien de la collectivité et donc être imposée.
L'article 3 ne parle aucunement d'imposition, mais d'indemnité en cas d'expropriation.
Quelle confusion pour un avocat!
La fiscalité Française organise la fuite des cerveaux
Quel cerveau? Celui de Johnny Hallliday?
Les français sont toujours en grève
A noter encore une fois, que les pays scandinaves, constamment cités par Nicolas Sarkozy, comptent nettement plus de journées de grève
que la France.
L'assistanat handicape notre pays.
Qui est assisté?
En France, la recherche publique est autant financée qu'ailleurs, la recherche privée l'est par contre beaucoup moins, alors
que la part des entreprises étrangères dans la recherche privée en France est très forte. Qu'en déduire de la recherche des entreprises françaises? N'est-ce pas là un levier de
compétitivité?
7,7 chercheurs pour 1000 emplois dans les entreprises françaises, contre 13,9 aux Etats-Unis.
Source: Rapport l'Economie de
l'immatériel Maurice Lévy et Jean-Pierre Jouyet.
Extrait du rapport "la recherche publique et privée en France face au défi international":
"En effet, et aussi étonnant que cela puisse paraître après ce qui a été évoqué plus haut, la France a d'ores et déjà
atteint les objectifs européens de financement de la recherche sur un point : la part du financement public de la recherche, fixé à 1 % du PIB. Selon les derniers chiffres disponibles de l'OST,
les dépenses nationales de la France en provenance des administrations publiques (DNRDA) atteignaient, en 2001 et en valeur absolue, 14,7 milliards d'euros, soit, en pourcentage du PIB, le seuil
des 1 % ce qui place cette fois la France dans le peloton de tête des Etats de l'Union aux côtés des pays scandinaves.
Par contraste, cet indicateur montre l'insuffisance du financement de la recherche par le secteur privé en France."
Source http://www.assemblee-nationale.fr/12/rap-info/i1998.asp#P195_28094
Entre 1981 et 2000, la part des dividendes dans la valeur ajoutée est passée de 2,8 à 5,4%
La part des salaires brut salarial est passée de 52,4 à 47% de la valeur ajoutée.
Source : http://www.ofce.sciences-po.fr/pdf/revue/2-80.pdf
Depuis, les lois fiscales bénéficiant aux plus riches se sont multipliées:
- Bouclier fiscal,
- Réforme de 2005 des impôts sur le revenu, (En 2005, la Cour
des comptes a estimé que 10% des contribuables avaient bénéficié de 69% du montant total de la baisse de 5% de l'IR en 2002 ; que 4,5% avaient profité de 56% de la baisse de 1% en 2003 ; enfin
que 2,9% avaient été bénéficiaires de 45% des allégements de 3% consentis en 2004.)
- Augmentation de 20 à 30% de l'abattement sur la valeur de la
résidence principale dans le calcul de l'ISF.
- Suppression de l'impôt de bourse.
- Le prélèvement libératoire à 18%...
Parallèlement, les cotisations et contributions sociales - plus de 411 milliards d'euros en 2007 - n'ont cessé d'augmenter,
représentant en 2006, pour la première fois, plus de la moitié des prélèvements obligatoires, la réforme (2004) de l'assurance-maladie ayant alourdi
de quelque 3 milliards les charges pesant sur les ménages et sur les entreprises en 2005.
Selon les chiffres de la DREES, on assiste à une inversion de la répartition du financement de la Sécu, au détriment des ménages : En
1990, les entreprises contribuaient à 42% du financement de la protection sociale, les ménages 31%, et l'administration publique 27%. Aujourd'hui, les entreprises ne s'acquittent plus que de 36%,
contre 40% pour les ménages et 24% pour l'administration. En clair, l'Etat et les entreprises se désengagent progressivement de l'assurance maladie.
Les impôts locaux sont Passés de 3,4% à 5, % du PIB, entre 2002 et 2006
Il faut ajouter :
- Les franchises médicales assises sur les
transports sanitaires (2 euros), les médicaments (50cts), et les actes paramédicaux
(50cts).
- La journée de solidarité
- Taxe pour le RSA (entre
1 et 2 milliards)
- Taxe sur les assurances et les mutuelles (1 milliard)
- Taxe sur l'intéressement et la participation (400 millions)
- Taxe sur les stock-options (250 millions)
- Hausse des cotisations
retraite (150 millions)
- Taxe sur la publicité des chaînes privées (incalculable)
- Taxe sur les compagnies pétrolières (150 millions)
- Taxe pour financer la prime à la cuve (100 millions)
- Taxe sur les ordinateurs (50 millions)
- Taxe pour copie privée des disques durs externes et clés USB (167 millions)
- Taxe sur le poisson (80 millions)
- Taxe sur les huiles moteurs (44 € par tonne de lubrifiant)
- Taxe sur les imprimés publicitaires (incalculable)
- Hausse de la redevance télévision (20 millions)
- Contribution exceptionnelle (exceptionnellement reconduite chaque année depuis... 1991) sur les ventes en gros de produits pharmaceutiques (50
millions)
- Taxe sur la téléphonie et internet (80 millions minimum)
- Taxe sur les grosses cylindrées (malus auto annualisé : 160 € par an par auto)
Alors je le redemande qui est assisté?
Plutôt que de culpabiliser, leurs victimes, le Medef et les membres de l'Union des
Menteurs Pathologiques devraient peut-être se dire que c'est le boursicotage qui détruit l'emploi et rend nos prestations sociales si lourdes, et que c'est l'augmentation des salaires qui produit
de la consommation et donc des emplois.
Nous l'avons vu, la compétitivité française pourrait être meilleure, si le patronat
français n'était pas aussi assisté et attentiste, (presque pas de recherche privée, subventions en constante augmentation, toujours plus d'allègements fiscaux et sociaux) et si la part des
salaires dans la valeur ajoutée n'avait pas tant baissé, ce qui nuit à la consommation.
Mais ce ne sont pas les seuls vecteurs.
En effet, les statistiques d’Ernst et Young, démontrent que la part d’IDE dévolue aux
agrandissements d’entreprises est plus importante que dans les autres pays européens qui font une part plus belle aux nouveaux projets.
On peut en déduire que les investisseurs qui ne connaissent pas la France en ont peur,
alors que ceux qui y sont déjà implantés la trouvent attractive.
Les sondages d'entrepreneurs, qu'Ernst & Young incluent dans leurs rapports, le
confirment.
Peu d'investisseurs prévoient de nouvelles implantations, mais les entreprises présentent
en France pensent à s'agrandir ou à acquérir une autre entreprise, elles sont chaque années moins nombreuses à projeter de délocaliser.
L’image de la France est erronée ce qui provoque un déficit
d'attractivité:
-2005 : 40% des dirigeants appellent de leurs vœux des allègements et assouplissements en
matière de fiscalité et de réglementation du travail, y compris parmi ceux qui ne veulent pas venir en France, alors que nous avons démontré que le France est le pays d’Europe où le coût d’installation est le plus bas. Sachant cela, on peut se
demander d’ou viennent ces 40%. La réponse est simple ils répètent bêtement ce que disent Parisot, Sarkozy, Bertrand, Lefevre, Coppé.
-2005: 18% des investisseurs souhaitent un assouplissement de la législation sur le
temps de travail.
Les conflits sociaux sont aussi montrés du doigt, alors que nous avons démontré qu’il ya moins de jours de grève en France qu'ailleurs.
Ceux qui à leur seul profit, diffament la France sur sa fiscalité, son coût du travail,
ses grèves portent un grave coup à notre économie et sont donc des traites à la nation car ils produisent délibérément du chômage, juste
pour justifier leur politique fiscale inégalitaire.
Merci l’UMP, et le Medef qui se prétendent patriotes.
Autres sources
http://www.acrimed.org/article2415.html
- Aligisakis Maximos, « Typologie et évolution des conflits du travail en Europe occidentale », Revue internationale du travail,
Vol. 136, n°1, printemps 1997, pp. 79-101
- Carley Mark, « Évolution de la situation en matière d’actions syndicales - 2000-2004 », site internet de l’OERI (Observatoire européen des relations industrielles), 2005
- Les coûts d’implantation en France sont les plus compétitifs d’Europe. competitive alternatives 2008, KPMG