- La dette c'est la gauche
- Le chômage, c'est la gauche
- Les impôts c'est la gauche
- La décentralisation a été compensée centime par centime
- Les français sont toujours en grève
- La France n'est pas attractive
et cela c'est la droite qui nous l'assène, il est interdit de dire le contraire même du bout des lèvres sous peine de déclencher des colères hystériques ou d'être un agité du bocal
et pourtant.....
Vous pourrez trouver dans
les articles ci-dessous ou dans les pages ci-contre (en haut à droite) de surprenants éléments qui vous feront douter des vérités établies.
Le G20 n’a rien changé et ne changera rien aux fondamentaux du capitalisme (2) : La Cour des comptes tacle les banques
Des six grandes banques secourues par l’Etat en octobre, une seule remplira sa part de contrat en 2009. C’est ce
qu’affirme la Cour des comptes dans un premier bilan du plan de sauvetage du secteur bancaire.
Le crédit n’augmente pas comme prévu. Afin de permettre aux banques de continuer à prêter de l’argent aux ménages et aux entreprises, l’Etat, moyennant le paiement d’intérêts, a débloqué
360 milliards d’euros dont 105,7 ont été utilisés.
En contrepartie, les banques devaient augmenter de 3 à 4 % le volume de leurs crédits. Hélas, tout porte à croire que cet objectif ne sera pas atteint, déplore la Cour des comptes qui, sans révéler son nom, relève qu’un seul groupe, parmi le Crédit agricole, le Crédit mutuel, la Société générale, BNP Paribas, les Caisses d’épargne et les Banques populaires, « estime pouvoir respecter ses engagements ». Est-ce à dire que les autres rechignent à débloquer les vannes du crédit ? Non, la faute en reviendrait à la récession, plus forte que prévu.
Ce qui est faut, en effet, le nombre d’entrepreneurs se voyant refuser des crédits est en forte hausse.
Un encadrement des rémunérations insuffisant. Philippe Séguin, le premier président de la Cour des comptes, n’y est pas allé par quatre chemins. Il a qualifié d’« assez largement illusoire
» les dispositions limitant les parachutes dorés, retraites chapeau, stock-options… qui ne s’appliquent qu’aux « dirigeants des grands groupes et pas à ceux des filiales, ce qui rend possibles de
nombreux contournements ». Pour lui, donc, pas de doute. En cas d’écarts de conduite, le gouvernement doit prendre ses responsabilités en « taxant socialement et fiscalement » ces bonus.
Certaines banques étrangères, notamment basées à Londres et à New York, « ne jouent pas le jeu » en matière d’encadrement des rémunérations des traders, s’est inquiétée hier la ministre de
l’Economie, Christine Lagarde, ce qui pénalise selon elle les banques françaises.
En conséquence, faute de crédits, la situation des entreprises françaises reste préoccupante. Selon une étude de l'assureur-crédit Euler Hermes SFAC, il y aura 70 000 défaillances d'entreprises en 2009, un chiffre en augmentation de 20 % par rapport à l'année dernière.
"Il faut s'attendre dès la rentrée à une détérioration de la situation financière de nombreuses entreprises", ajoute Karine Berger, directrice des études chez l'assureur.
Selon le document, l'augmentation des défaillances est observée dans l'ensemble du pays, mais avec "des progressions supérieures à 20 % dans onze régions, la région Rhône-Alpes étant tout
particulièrement touchée [+ 35 %]".
ce billet est essentiellement tiré de deux articles du Parisien et du Monde:
http://www.leparisien.fr/economie/la-cour-des-comptes-tacle-les-banques-01-07-2009-565502.php
http://www.lemonde.fr/la-crise-financiere/article/2009/09/07/forte-hausse-des-defaillances-d-entreprises-en-2009_1237216_1101386.html#ens_id=1115932
Le G20 n’a rien changé et ne changera rien aux fondamentaux du capitalisme: les américains ne veulent rien changé, une bonne excuse pour faire de même en Europe.
Les Etats-Unis refusent de limiter les rémunérations des banquiers
Premièrement, les Américains pensent sincèrement que le système est sain et qu'il permet d'attirer et de garder les meilleurs éléments : ce schéma de rémunération a effectivement fonctionné pendant longtemps et a permis d'amasser beaucoup d'argent. La crise a aussi permis d’en perdre beaucoup mais cela échappe aux américains, mais elle n'a pas vraiment ébranlé cette conviction car, de toute façon, la mentalité américaine repose sur l'idée que tout le monde doit pouvoir gagner autant d'argent qu'il le peut. Mais comme le gâteau ne peut grossir à l’infini, cela reste une utopie capitaliste et signifie que pour chaque euro qu’une personne a en plus de ses besoins, quelqu’un a un euro de moins que ses besoins.
Deuxièmement, limiter les bonus reviendrait à s'immiscer dans le détail des contrats de droit privé. Ce n'est pas envisageable aux Etats-Unis, où toute ingérence sera perçue comme totalitaire. Comme si la dictature de l’argent sur l’homme, responsable de plus de 40 millions de morts par an n’était pas totalitaire. Comme si créer une guerre de toute pièce, pour relancer les industries de l’armement et du pétrole n’était pas totalitaire. Comme si détruire la planète, détruire les modes de vie de nombreuses populations, provoquer des exodes climatiques, ravager l’Amazonie, utiliser des terres cultivables pour produire des carburants ou des céréales pour nourrir la viande dont nous nous gavons, alors que les habitants des pays où se trouvent ces cultures n’ont pas de quoi se nourrir, n’avait rien de totalitaire. Le capitalisme est la dictature qui aura tué et déporté le plus d’humains.
Troisièmement, les autorités financières américaines, que ce soit le Trésor, la Réserve fédérale ou la SEC [l'équivalent américain de l'Autorité des marchés financiers, ndlr] sont très proches des milieux bancaires. N'oublions pas que le précédent secrétaire au Trésor américain, Henry Paulson, est un ancien dirigeant de Goldman Sachs. En outre, la vie politique américaine est très largement financée par le secteur privé, et notamment par les banques.
Partant de la les banques européennes disent qu’on ne peut légiférer sur les bonus car tous les traders partiraient aux Etats-Unis…
Sans commentaire. Si, un : bon débarras !
Aussi, j’invite tous les clients des banques à prendre conscience que c’est eux qui paient les bonus des traders
et à choisir des banques éthiques comme la nef.
Ce billet a été écrit en commentant un article du monde dont j'ai repris une bonne partie:
http://www.lemonde.fr/la-crise-financiere/article/2009/09/07/bonus-aux-etats-unis-toute-ingerence-sera-percue-comme-totalitaire_1237092_1101386.html#ens_id=1198047
Le bonus faramineux d'un trader embarrasse Citigroup
Pierre-Yves Dugua
Andrew Hall doit toucher 98 millions de dollars. Mais une telle rémunération, contractuellement inévitable, est politiquement inacceptable.
Citigroup cherche à éviter qu'un scandale n'éclate à Washington à propos de la rémunération politiquement incorrecte d'un de ses employés les plus productifs, Andrew Hall. Ce Britannique naturalisé américain, âgé de 58 ans, dirige Phibro, filiale de négoce spécialisée sur les marchés de l'énergie. Personnage discret, mais réputé arrogant et tenace, Hall a fait gagner à la banque new-yorkaise quelque 2 milliards de dollars au cours des cinq dernières années.