Non, Non rien n'a changé

Mercredi 19 août 2009 3 19 /08 /Août /2009 14:48
Jean-Pierre Mustier, ancien patron de la banque de financement et d'investissement de la Société générale (SG CIB), dans laquelle travaillait Jérôme Kerviel, fait l'objet d'une enquête pour délit d'initié. La banque a également annoncé, jeudi 6 août, que M. Mustier quitterait le poste qu'il occupe actuellement "compte tenu de la procédure en cours" ouverte par l'Autorité des marchés financiers (AMF).
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M. Mustier, ainsi qu'un membre du conseil d'administration, Robert Day, ont tous deux reçu des "lettres de griefs ouvrant une procédure devant la commission des sanctions de l'AMF pour manquement d'initié", a annoncé la Société générale, qui ajoute que les deux hommes contestent ces griefs. L'AMF n'a pas précisé dans quel cadre MM. Mustier et Day étaient soupçonnés. Une porte-parole de la banque a affirmé que l'enquête qui vise M. Mustier "n'est pas liée à l'affaire Kerviel", mais n'a pas donné davantage de précisions.

ANTICIPER LA CRISE DES SUBPRIMES

Selon le site du
Nouvel Observateur, il s'agirait, dans le cas de M. Mustier, d'une vente d'actions de la Société générale en août 2007, après qu'il a constaté "des mouvements étonnants sur le cours des bons du Trésor américains". Autrement dit, les premiers signes d'un dérapage du marché. L'AMF soupçonne que, connaissant les risques liés aux crédits hypothécaires à risque (subprimes), Jean-Pierre Mustier ait pu anticiper les difficultés de sa banque.

"Je l'ai fait car je voulais avoir l'esprit totalement tranquille pour m'occuper des risques de la banque et ne pas avoir à me soucier en parallèle de mes actifs propres"
, explique-t-il au site de l'hebdomadaire, qui affirme que l'AMF estime la somme empochée "entre 50 000 et 200 000 euros". Quant à Robert Day, il aurait vendu pour 40,5 millions d'euros d'actions Société générale le 18 janvier 2008, au moment où éclatait l'affaire Kerviel.

Jean-Pierre Mustier dirigeait la SG CIB au moment où y travaillait Jérôme Kerviel. Après les révélations sur les pertes du trader, chiffrées à 4,9 milliards d'euros par la banque, M. Mustier avait changé de poste, prenant la tête du pôle gestion d'actifs et services aux investisseurs. Très rapidement, il a été mis en cause pour le manque de contrôles internes qui a permis à Jérôme Kerviel de prendre des positions interdites. Son départ de la Société générale était déjà prévu pour la fin de l'année.
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Mercredi 19 août 2009 3 19 /08 /Août /2009 13:46
Tandis que l'organisme qui surveille la bourse américaine inflige une amende de 33 millions d'euros a Bank of América pour avoir versé des primes a ses traders alors qu'elle avait été aidée par le gouvernement américain, le gouvernement francais nous explique que les traders de bnp paribas sont remunérés au mérite, en effet 1,6 milliards de bénéfice dont 5,1 milliard d'aide de l'état quel mérite! Qui sont les assistés?
 
dans le même temps, après la loi tepa, pendant que sarkozy veut une reforme de la taxe professionnelle qui va faire la part belle à une taxation sur la valeur ajoutée:
 
Les Américains les plus riches vont peut-être devoir payer plus d'impôts. Après avoir bénéficié de réductions fiscales sous George W. Bush, ils pourraient bientôt être mis davantage à contribution afin de financer des baisses d'impôts pour les classes moyennes et populaires, ainsi que la réforme du système de santé.

 

Le président Barack Obama veut augmenter l'impôt des plus riches pour financer des baisses d'impôts pour tous les autres. Il souhaite également plafonner les déductions fiscales des familles à hauts revenus pour les emprunts immobiliers et les dons aux associations caritatives, afin de fournir une couverture médicale à davantage d'Américains. Les démocrates de la Chambres des représentants veulent une hausse encore plus forte de l'impôt sur le revenu pour les riches afin de financer la réforme de l'assurance-santé.

Avec ces divers projets, une famille de quatre enfants avec des revenus de cinq millions de dollars (3,5 millions d'euros) par an verrait son impôt sur le revenu augmenter de 440.000 dollars (310.000 euros). Pour la même famille, mais avec un revenu annuel de 800.000 dollars (564.000 euros), la hausse serait de 30.000 (21.000), selon une analyse de la société de services financiers Deloitte Tax.

Taxer les riches pour financer l'assurance-santé représenterait un changement important dans la manière dont les Etats-Unis ont financé jusqu'ici leurs programmes de protection sociale. Le régime des retraites (Social Security) et le programme d'assurance-santé pour les personnes âgées (Medicare) sont financés par des cotisations sur les salaires. Même si les riches paient davantage par ce biais, l'effort est partagé avec les classes moyennes et même avec les travailleurs pauvres.

Le projet de réforme de l'assurance-santé examiné à la Chambre des représentants conduirait à augmenter de 544 milliards de dollars (383 milliards d'euros) sur dix ans les impôts payés par seulement 1,2% des ménages: ceux qui déclarent un revenu supérieur à 350.000 dollars (247.000 euros) par an.

Le texte imposerait une "surtaxe" de 5,4% sur l'impôt sur le revenu pour les couples gagnant plus d'un million de dollars (705.000 euros) par an à partir de 2011. Ceux gagnant plus de 350.000 dollars (247.000 euros) s'acquitteraient d'une surtaxe de 1%, et ceux gagnant plus de 500.000 dollars (352.000 euros), d'une surtaxe de 1,5%.

Pour les "super riches", comme un célibataire déclarant cinq millions de dollars par an, l'augmentation serait de 450.000 dollars (317.000 euros) par an, selon l'analyse de Deloitte. Mais pour la plupart des riches contribuables concernés, la "surtaxe" serait beaucoup plus faible, assurent les démocrates.

"Cela concerne franchement de toutes petites sommes pour l'immense majorité des personnes qui la paieront", explique le représentant démocrate de l'Alabama Artur Davis. Certains démocrates souhaitent toutefois relever les seuils de revenus à partir desquels les hausses d'impôts s'appliqueraient.

La tranche d'imposition la plus élevée est aujourd'hui de 35%, et s'applique sur les revenus supérieurs à 372.950 dollars (263.000 euros). Barack Obama veut la porter à 39,6% en 2011 en laissant expirer une partie des baisses d'impôts décidées sous la présidence Bush. La "surtaxe" proposée par les élus démocrates de la Chambre la ferait passer à 45%, soit son niveau le plus élevé depuis 1986, où elle était alors de 50%.

Barack Obama présente souvent les riches comme les grands gagnants de l'ère Bush, soulignant que leurs impôts ont baissé alors que leurs revenus se sont envolés durant la présidence de son prédécesseur républicain. "Je pense que la meilleure manière de financer (l'assurance-santé) est que les personnes comme moi, qui ont beaucoup de chance, payent un petit peu plus", a-t-il expliqué récemment.

Sous Bush, les impôts des classes moyennes et populaires ont également baissé, mais leurs revenus n'ont pas augmenté dans les mêmes proportions que ceux des riches. Reste qu'aujourd'hui, les tranches d'imposition pour les bas et moyens revenus sont à leurs niveaux les plus bas, ou presque, depuis 30 ans.

Cette année, 47% des Américains déclarant leurs revenus ne paieront aucun impôt fédéral sur le revenu, y compris certaines familles gagnant jusqu'à 50.000 dollars (35.000 euros) par an, selon des projections. AP

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Mercredi 19 août 2009 3 19 /08 /Août /2009 10:16

9000 milliards de dollars égarés dans la nature par la Réserve Fédérale américaine. Une inspectrice générale de la FED bafouillant devant les questions d’un député démocrate. Des médias sourds muets, pendant que la blogosphère dénonce un nouveau scandale du capitalisme. Décryptage d'un buzz vidéo riche en contre-vérités, où l'opacité du système financier nourrit tous les fantasmes.

Si l’attitude gênée de l’Inspectrice de la FED et sa propension à noyer le poisson sont effectivement troublantes, le député ne prétend à aucun moment que ces milliards aient pu être détournés vers une destination obscure. Il demande en revanche à plusieurs reprises l’identité des bénéficiaires de ces sommes astronomiques, s’offusquant que la FED ne soit pas en mesure de répondre à des questions apparemment simples.

 

A quoi correspondent les sommes évoqués dans la vidéo ?

Alan Grayson évoque dans un premier temps le chiffre de 1000 Mds$. "Cela correspondent à la variation du bilan de la Réserve Fédérale qui est passé de 1000 à 2000 milliards entre avant la crise financière et maintenant", a expliqué à fluctuat Christine Rifflard, économiste à l’OFCE (Observatoire français des conjonctures économiques). "C’est dans le bilan de la FED, et ça représente toutes les opérations qu’elle a réalisées pour alimenter les marchés financiers en liquidité. De ce point de vue là, il n’y pas d’éléments anormaux."

Arrive ensuite le chiffre mammouth de 9 000 Mds$ de crédit que la FED aurait accordé. Chiffre qui provient d’un article du site bloomberg news datant de… février 2009. Les auteurs y affirmaient que le "stimulus package mis en place par le Congrès ferait grimper l’investissement du gouvernement à hauteur de 9 700 Mds$" (depuis mis à jour par bloomberg à 12 700 Mds$).

Un somme qui comprend les mille milliards du plan de relance américain, les 3 000 M$ dépensés ou prêtés ces deux dernières années, plus 5 700 Mds$ en garanties diverses. Précisons aussi que la Réserve Fédérale ne prend pas seule en charge ce montant, mais le trio formé par "le département du Trésor, la Federal Deposit Insurance Corporation (FDIC) et la Fed", toujours d'après l'article de bloomberg cité par Grayson.


Extrait d'un article d'Edouard Orozco 
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Mercredi 5 août 2009 3 05 /08 /Août /2009 10:28
Bnp Paribas s'enorgueillit d'être la seule banque à pouvoir prétendre se conformer aux exigences du G20
 
Bnp Paribas a reçu 5,1 milliards d'euros d'aide de l'état
 
la Banque a Fait 1,6 milliards d'euros de bénéfices  au deuxième trimestre (en hausse de 6.6% par rapport à 2008)
 
La Banque plutot que rembourser une partie de l'aide de l'état provisionne 1 milliards d'euros pour les primes de ses traders.
 
Pendant ce temps on harcele les rmistes qui n'ont pu payer leur deuxiéme tiers provisionnel sur leur revenus de l'année précédente, qui aurait du servir a financer les aides des banques.

Le fisc est devenu  la milice de la mafia bancaire dont Sarkozy est le parrain. Les impôts sont un racket des pauvres travailleurs mis au chômage par les traders pour enrichir les riches fainéants (traders et actionnaires). La prime à l'inéfficacité et l'amende au chômage involontaire.
Mais non ils ne se lèvent pas tous les matins en se demandant ce qu'ils vont bien pouvoir inventer ce jour pour mieux nous racketter

Dans le même temps la société générale avait prévu un bénéfice  de 114 millions d'euros et en fera un de 309 millions d'euros sur le deuxième trimestre, soit 2,5 fois plus. Une banque qu'on disait à l'agonie.

Ailleurs, deux semaines avant de faire faillite, la plus grosse banque d'Islande a prêté des sommes allant de 45 millions à 1,4 milliard d'euros… à ses principaux actionnaires. Des emprunts massifs, consentis à des initiés à un moment où les dirigeants de la banque savaient que l'entreprise était au plus bas, et accordés sans aucune garantie.
Détails croustillants sur Le monde.fr http://www.lemonde.fr/la-crise-financiere/article/2009/08/04/l-islande-face-a-un-scandale-bancaire-de-plusieurs-milliards-d-euros_1225749_1101386.html

L'éclairage d'Eva Joly député européenne Europe Ecologie http://www.lemonde.fr/opinions/article/2009/08/01/l-islande-ou-les-faux-semblants-de-la-regulation-de-l-apres-crise-par-eva-joly_1224837_3232.html

On nous explique que Nicolas Sarkozy n'est qu'un vulgaire gauchiste interventionniste par rapport aux américains et pourtant: :
La première banque américaine, Bank of America, va verser 33 millions de dollars pour solder des poursuites liées à l'affaire des primes versées à des cadres de Merrill Lynch, qu'elle a rachetée début 2009, a annoncé lundi 3 août la Securities and Exchange Commission (SEC), le régulateur de la Bourse américaine.

Bank of America avait elle-même versé 3,3 milliards de dollars de primes au titre de 2008, en dépit d'une chute de 73 % de son bénéfice net. Comme quoi quand on nous dit que les forts revenus sont indexés sur le mérite on oublie le terme inversement dans la phrase entre sont et indexés.
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Vendredi 24 juillet 2009 5 24 /07 /Juil /2009 16:03

Comme si de rien n'était... Comme si la crise mondiale qu'elles ont provoquée ne charriait pas chaque jour son cortège de drames sociaux, de tragédies humaines et de déroutes économiques, des banques renouent avec des pratiques d'hier. Des pratiques du monde d'avant la crise. Aux Etats-Unis, la banque d'affaires Goldman Sachs s'apprête à provisionner sans honte une enveloppe de quelque 20 milliards de dollars à affecter aux bonus à venir, soit la somme que le G8 alloue à la lutte contre la faim dans le monde !

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