Non, Non rien n'a changé

Mercredi 19 août 2009 3 19 /08 /2009 13:46
Tandis que l'organisme qui surveille la bourse américaine inflige une amende de 33 millions d'euros a Bank of América pour avoir versé des primes a ses traders alors qu'elle avait été aidée par le gouvernement américain, le gouvernement francais nous explique que les traders de bnp paribas sont remunérés au mérite, en effet 1,6 milliards de bénéfice dont 5,1 milliard d'aide de l'état quel mérite! Qui sont les assistés?
 
dans le même temps, après la loi tepa, pendant que sarkozy veut une reforme de la taxe professionnelle qui va faire la part belle à une taxation sur la valeur ajoutée:
 
Les Américains les plus riches vont peut-être devoir payer plus d'impôts. Après avoir bénéficié de réductions fiscales sous George W. Bush, ils pourraient bientôt être mis davantage à contribution afin de financer des baisses d'impôts pour les classes moyennes et populaires, ainsi que la réforme du système de santé.

 

Le président Barack Obama veut augmenter l'impôt des plus riches pour financer des baisses d'impôts pour tous les autres. Il souhaite également plafonner les déductions fiscales des familles à hauts revenus pour les emprunts immobiliers et les dons aux associations caritatives, afin de fournir une couverture médicale à davantage d'Américains. Les démocrates de la Chambres des représentants veulent une hausse encore plus forte de l'impôt sur le revenu pour les riches afin de financer la réforme de l'assurance-santé.

Avec ces divers projets, une famille de quatre enfants avec des revenus de cinq millions de dollars (3,5 millions d'euros) par an verrait son impôt sur le revenu augmenter de 440.000 dollars (310.000 euros). Pour la même famille, mais avec un revenu annuel de 800.000 dollars (564.000 euros), la hausse serait de 30.000 (21.000), selon une analyse de la société de services financiers Deloitte Tax.

Taxer les riches pour financer l'assurance-santé représenterait un changement important dans la manière dont les Etats-Unis ont financé jusqu'ici leurs programmes de protection sociale. Le régime des retraites (Social Security) et le programme d'assurance-santé pour les personnes âgées (Medicare) sont financés par des cotisations sur les salaires. Même si les riches paient davantage par ce biais, l'effort est partagé avec les classes moyennes et même avec les travailleurs pauvres.

Le projet de réforme de l'assurance-santé examiné à la Chambre des représentants conduirait à augmenter de 544 milliards de dollars (383 milliards d'euros) sur dix ans les impôts payés par seulement 1,2% des ménages: ceux qui déclarent un revenu supérieur à 350.000 dollars (247.000 euros) par an.

Le texte imposerait une "surtaxe" de 5,4% sur l'impôt sur le revenu pour les couples gagnant plus d'un million de dollars (705.000 euros) par an à partir de 2011. Ceux gagnant plus de 350.000 dollars (247.000 euros) s'acquitteraient d'une surtaxe de 1%, et ceux gagnant plus de 500.000 dollars (352.000 euros), d'une surtaxe de 1,5%.

Pour les "super riches", comme un célibataire déclarant cinq millions de dollars par an, l'augmentation serait de 450.000 dollars (317.000 euros) par an, selon l'analyse de Deloitte. Mais pour la plupart des riches contribuables concernés, la "surtaxe" serait beaucoup plus faible, assurent les démocrates.

"Cela concerne franchement de toutes petites sommes pour l'immense majorité des personnes qui la paieront", explique le représentant démocrate de l'Alabama Artur Davis. Certains démocrates souhaitent toutefois relever les seuils de revenus à partir desquels les hausses d'impôts s'appliqueraient.

La tranche d'imposition la plus élevée est aujourd'hui de 35%, et s'applique sur les revenus supérieurs à 372.950 dollars (263.000 euros). Barack Obama veut la porter à 39,6% en 2011 en laissant expirer une partie des baisses d'impôts décidées sous la présidence Bush. La "surtaxe" proposée par les élus démocrates de la Chambre la ferait passer à 45%, soit son niveau le plus élevé depuis 1986, où elle était alors de 50%.

Barack Obama présente souvent les riches comme les grands gagnants de l'ère Bush, soulignant que leurs impôts ont baissé alors que leurs revenus se sont envolés durant la présidence de son prédécesseur républicain. "Je pense que la meilleure manière de financer (l'assurance-santé) est que les personnes comme moi, qui ont beaucoup de chance, payent un petit peu plus", a-t-il expliqué récemment.

Sous Bush, les impôts des classes moyennes et populaires ont également baissé, mais leurs revenus n'ont pas augmenté dans les mêmes proportions que ceux des riches. Reste qu'aujourd'hui, les tranches d'imposition pour les bas et moyens revenus sont à leurs niveaux les plus bas, ou presque, depuis 30 ans.

Cette année, 47% des Américains déclarant leurs revenus ne paieront aucun impôt fédéral sur le revenu, y compris certaines familles gagnant jusqu'à 50.000 dollars (35.000 euros) par an, selon des projections. AP

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Mercredi 19 août 2009 3 19 /08 /2009 10:16

9000 milliards de dollars égarés dans la nature par la Réserve Fédérale américaine. Une inspectrice générale de la FED bafouillant devant les questions d’un député démocrate. Des médias sourds muets, pendant que la blogosphère dénonce un nouveau scandale du capitalisme. Décryptage d'un buzz vidéo riche en contre-vérités, où l'opacité du système financier nourrit tous les fantasmes.

Si l’attitude gênée de l’Inspectrice de la FED et sa propension à noyer le poisson sont effectivement troublantes, le député ne prétend à aucun moment que ces milliards aient pu être détournés vers une destination obscure. Il demande en revanche à plusieurs reprises l’identité des bénéficiaires de ces sommes astronomiques, s’offusquant que la FED ne soit pas en mesure de répondre à des questions apparemment simples.

 

A quoi correspondent les sommes évoqués dans la vidéo ?

Alan Grayson évoque dans un premier temps le chiffre de 1000 Mds$. "Cela correspondent à la variation du bilan de la Réserve Fédérale qui est passé de 1000 à 2000 milliards entre avant la crise financière et maintenant", a expliqué à fluctuat Christine Rifflard, économiste à l’OFCE (Observatoire français des conjonctures économiques). "C’est dans le bilan de la FED, et ça représente toutes les opérations qu’elle a réalisées pour alimenter les marchés financiers en liquidité. De ce point de vue là, il n’y pas d’éléments anormaux."

Arrive ensuite le chiffre mammouth de 9 000 Mds$ de crédit que la FED aurait accordé. Chiffre qui provient d’un article du site bloomberg news datant de… février 2009. Les auteurs y affirmaient que le "stimulus package mis en place par le Congrès ferait grimper l’investissement du gouvernement à hauteur de 9 700 Mds$" (depuis mis à jour par bloomberg à 12 700 Mds$).

Un somme qui comprend les mille milliards du plan de relance américain, les 3 000 M$ dépensés ou prêtés ces deux dernières années, plus 5 700 Mds$ en garanties diverses. Précisons aussi que la Réserve Fédérale ne prend pas seule en charge ce montant, mais le trio formé par "le département du Trésor, la Federal Deposit Insurance Corporation (FDIC) et la Fed", toujours d'après l'article de bloomberg cité par Grayson.


Extrait d'un article d'Edouard Orozco 
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Mercredi 5 août 2009 3 05 /08 /2009 10:28
Bnp Paribas s'enorgueillit d'être la seule banque à pouvoir prétendre se conformer aux exigences du G20
 
Bnp Paribas a reçu 5,1 milliards d'euros d'aide de l'état
 
la Banque a Fait 1,6 milliards d'euros de bénéfices  au deuxième trimestre (en hausse de 6.6% par rapport à 2008)
 
La Banque plutot que rembourser une partie de l'aide de l'état provisionne 1 milliards d'euros pour les primes de ses traders.
 
Pendant ce temps on harcele les rmistes qui n'ont pu payer leur deuxiéme tiers provisionnel sur leur revenus de l'année précédente, qui aurait du servir a financer les aides des banques.

Le fisc est devenu  la milice de la mafia bancaire dont Sarkozy est le parrain. Les impôts sont un racket des pauvres travailleurs mis au chômage par les traders pour enrichir les riches fainéants (traders et actionnaires). La prime à l'inéfficacité et l'amende au chômage involontaire.
Mais non ils ne se lèvent pas tous les matins en se demandant ce qu'ils vont bien pouvoir inventer ce jour pour mieux nous racketter

Dans le même temps la société générale avait prévu un bénéfice  de 114 millions d'euros et en fera un de 309 millions d'euros sur le deuxième trimestre, soit 2,5 fois plus. Une banque qu'on disait à l'agonie.

Ailleurs, deux semaines avant de faire faillite, la plus grosse banque d'Islande a prêté des sommes allant de 45 millions à 1,4 milliard d'euros… à ses principaux actionnaires. Des emprunts massifs, consentis à des initiés à un moment où les dirigeants de la banque savaient que l'entreprise était au plus bas, et accordés sans aucune garantie.
Détails croustillants sur Le monde.fr http://www.lemonde.fr/la-crise-financiere/article/2009/08/04/l-islande-face-a-un-scandale-bancaire-de-plusieurs-milliards-d-euros_1225749_1101386.html

L'éclairage d'Eva Joly député européenne Europe Ecologie http://www.lemonde.fr/opinions/article/2009/08/01/l-islande-ou-les-faux-semblants-de-la-regulation-de-l-apres-crise-par-eva-joly_1224837_3232.html

On nous explique que Nicolas Sarkozy n'est qu'un vulgaire gauchiste interventionniste par rapport aux américains et pourtant: :
La première banque américaine, Bank of America, va verser 33 millions de dollars pour solder des poursuites liées à l'affaire des primes versées à des cadres de Merrill Lynch, qu'elle a rachetée début 2009, a annoncé lundi 3 août la Securities and Exchange Commission (SEC), le régulateur de la Bourse américaine.

Bank of America avait elle-même versé 3,3 milliards de dollars de primes au titre de 2008, en dépit d'une chute de 73 % de son bénéfice net. Comme quoi quand on nous dit que les forts revenus sont indexés sur le mérite on oublie le terme inversement dans la phrase entre sont et indexés.
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Vendredi 24 juillet 2009 5 24 /07 /2009 16:03

Comme si de rien n'était... Comme si la crise mondiale qu'elles ont provoquée ne charriait pas chaque jour son cortège de drames sociaux, de tragédies humaines et de déroutes économiques, des banques renouent avec des pratiques d'hier. Des pratiques du monde d'avant la crise. Aux Etats-Unis, la banque d'affaires Goldman Sachs s'apprête à provisionner sans honte une enveloppe de quelque 20 milliards de dollars à affecter aux bonus à venir, soit la somme que le G8 alloue à la lutte contre la faim dans le monde !

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Mardi 7 juillet 2009 2 07 /07 /2009 18:03

 

 

Vous pouvez constater en page La dette première partie  et La dette deuxième partie  que contrairement aux idées reçues, le plus gros de la dette de l’état et surtout de la dette publique est du à la droite et non à la gauche, malgré une croissance moyenne légèrement supérieure pour la droite sur la période 1981 – 2007.

 

Ceci peut s’expliquer de diverses façons :

 

-          La hausse de la Tva en 1991 et 1995, ce qui a impacté la consommation et par conséquent l’emploi creusant ainsi les déficits sociaux.

-          Des baisses de charges sociales importantes (50 milliards par Balladur-Sarkozy en 1993 par exemple) poursuivant l’hémorragie des finances des organismes sociaux. Notez que sous la gauche : pendant la période 1981 – 1986 la dette des organismes sociaux n’augmente que de 0,4 milliards d’euros  malgré la hausse du chômage, entre 1997 et 2002 elle baisse de 8,6 milliards grâce à la baisse du chômage et malgré les allégements de cotisations sociales Aubry2 pour compenser les 35H. Entre 1988 et 1993, par contre la dette sociale augmente de 18,5%, les 5380000 chômeurs supplémentaires y sont surement pour quelque chose.

Entre 1986 et 1988, la dette sociale augmente de 1,8 milliards alors que le chômage baisse de 114 000 chômeurs, entre 1993 et 1997,  la dette des administrations sociale baisse de 1,2 milliards alors que le chômage progresse peu (+65000 chômeurs), entre 2002 et 2007, il y a 72000 chômeurs de moins et pourtant la dette sociale augmente de 28,7 milliards d’euros (un record de plus). La dispense de recherche d’emploi n’y est pour rien puisque le nombre de bénéficiaires passe de 409000 à 383000 entre 2004 et 2007.

Seule une gestion calamiteuse est responsable : à compter du 1er juillet 2003, les entre prises bénéficieront d’un allégement de charge de 26% au niveau du smic et dégressif jusqu’à 1.7 fois le smic qu’elles soient passées aux 35h ou pas, qu’elles créent des emplois ou pas. Ce n’est donc pas les 35H qui ont ruiné l’économie c’est l’allègement Fillon.

-          le recul de la retraite, pour compenser les baisses de charges citées juste avant. Malheureusement, c’est un mauvais calcul, un chômeur coute en moyenne 26000 euros par an (en 2005) et un retraité 16000 euros (en 2005), le retraité paye en plus la CSG à déduire de cette somme. La loi Balladur (1993) fait passer de 150 à 160 annuités le nombre nécessaire pour partir à taux plein, il indexe provisoirement les calculs d’indexation des  retraites non plus sur les salaires moyens du privé mais sur l’indice des prix ce qui aura pour effet de faire baisser les pensions par rapport au salaire d’activité. Enfin les retraites ne seront plus calculées sur les 10 meilleures années mais sur les 25 meilleures… La loi Fillon allonge la carrière des fonctionnaires à 40 ans, La durée de cotisation va s’allonger à 41 ans en 2012 et sera indexée sur l’allongement de l’espérance de vie, Fillon rend définitive la mesure Balladur sur l’indexation sur les prix et non plus le salaire moyen arguant d’une mesure de justice sociale pour les retraités qui apprécieront, il crée le Perp et le Perco, retraite par capitalisation qui se mord la queue, je prépare ma retraite en boursicotant et en détruisant mon emploi. « A 50 ans on me licencie parce que trop vieux pour être suffisamment productif au gout des actionnaires, mais je suis trop jeune pour prendre ma retraite, Ah ? mon fond de pension a investit dans l’entreprise qui vient de me licencier ? »

-          Des investissements hasardeux comme les subventions à l’exportation qui sont tellement bien faites que même les emplois sont exportés.

-          Des privatisations, qui ont surtout privé l’état de ressources importantes de façons définitives, elles ont souvent servi à payer de couteux emprunts dont nous reparlerons.

o       1986-88 Saint Gobain, Compagnie générale de constructions téléphoniques, Matra pour 13 malheureux milliards d’euros. En six ans Saint Gobain a fait 7,6 milliards d’euros de bénéfices net (imaginez depuis 1988 soit 20 ans). Agence Havas, TF1, Sud radio, Mutuelle générale française accidents, Mutuelle générale française vie, Banque du bâtiment et des travaux publics, Banque industrielle et immobilière privée, Société générale, Compagnie financière du crédit commercial de France, Compagnie financière de Paribas, Compagnie financière de Suez

o       gouvernements Balladur puis Juppé pour 26,4 milliards d’euros, Elf, Rhône-Poulenc, Seita, Usinor, Péchiney, Renault, Bull, BNP, BFCE, UAP, AGF. Elf a fait 3,65 milliards d’euros de bénéfices en 2008 Rhône-Poulenc 3,646 milliards, Bull 5.,6 millions, BNP Paribas 3 milliards, ce qui fait 16 milliards d’euros en un an en ne comptant que les entreprises qui n’ont pas été absorbées. Dès la deuxième année, l’opération été déficitaire

o       gouvernement Raffarin puis De Villepin pour un montant de l’ordre de 100 milliards d’euros : EDF-GDF, Snecma, GIAT Industries, Areva, Direction des Chantiers Navals, Arsenaux, France Telecom, SNCM, ASF, Aéroports de Paris, Air France, Caisse centrale de réassurance bénéfices 2008 : GDF 2,47 milliards d’Euros, EDF 3,4M€, Direction des Chantiers Navals 4M€, France Telecom 4M€.

 

Dommage que Bérégovoy et Jospin aient emboité le pas à la droite sur ce chemin.

 

-          des emprunts publics calamiteux

 

L’emprunt Giscard d’Estaing

 

Souscrit en 1973 pour 15 ans, alors que ce dernier était ministre de l'Économie et des Finances, l’emprunt de 1,08 milliards d’euros à 7% aurait du couter  3,16  milliards €.

Les contribuables en seront finalement de 13,72 milliards €. En effet le franc a été dévalué par 3,5 et le cours de l’or aura pris 20%. La moitié a été remboursée via des privatisations (les 2/3 des revenus venant des privatisations de 1987) privant ainsi définitivement l’état de revenus importants et poursuivant l’endettement à long terme.

 

L’emprunt Barre

 

De 1,22 milliards d’euros, sur 15ans, souscrit en 1977, il coutera 4,57 milliards d’euros aux contribuables. A noter  que les investisseurs ont bénéficié d’un abattement fiscal de 152 euros par an sur les intérêts. Les socialistes finiront de rembourser cet emprunt en 1992

L’Emprunt Balladur

 

Il fait suite à un premier plan de relance très contesté :

o       baisse des charges des entreprises

o       hausse de la CSG de (1.1 à 2.3 %)

 

Encore un transfert d’argent du travail vers le capital.

Cela après avoir hurlé à la mort lorsque la CSG a été crée pour compenser la gestion calamiteuse des comptes sociaux par la droite voir La dette première partie .

Comme quoi il est honteux de créer un impôt pour résorber les déficits énormes crées par la droite mais il est glorieux de plus que doubler cet impôt pour transférer l’argent du travail vers le capital.

Cet emprunt coutera en frais annexes 655 millions d’euros : campagne publicitaire, commissions bancaires, exonérations de taxe.

Pour 100 euros prêtés chaque souscripteur allant au terme touchera 24 euros d’intérêts  24% en 4 ans exceptionnel (sauf pour es comptes de l’état.

Le pari de cet emprunt :

o       réduire le déficit public : déficit public 1993 : 515 milliards d’euros - déficit public 1995 : 663 milliards d’euros raté !

o       financer 200 000 emplois solidarité, aider les entreprises qui éviteront les licenciements secs (mais qui licencieront autrement), la prime d’état au licenciement c’est nouveau, compenser TEMPORAIREMENT les baisses de salaires pour éviter les licenciements  Bref, provisoirement on compense ta baisse de salaire, ensuite tu te débrouilles et tu compenses la compensation par une hausse d’impôt.

o       16 milliards devaient relancer le btp, encore une fois le chômage augmente entre 1993 et 1997 malgré une croissance  de 38 milliards d’euros par an.

 

-          un budget de l’Elysée en constante augmentation

http://media.20minutes.fr/synthese_dosiere_budget_elysee.pdf

Le budget de l’Elysée augmente de 500% entre 1995 et 2005 (Chirac),  de 8,7% entre 2006 et 2007 et de 18,5% entre 2007 et 2008 (Sarkozy). Le budget déplacement croit de 26%. Le budget augmente de 3 milliards d’euros de plus que voté par le parlement, le budget de l’Elysée augmente 7 fois plus vite que le budget de l’état. Les dépenses courantes de fonctionnement augmentent de 51% dans une totale opacité. Le budget transport aérien augmente de 50%, à ce sujet d’ailleurs Sarkozy prévoit de remplacer toute la flotte de l’Elysée les deux airbus, les falcons…. Mais Nicolas Sarkozy sait aussi être très économe puisque les aides sociales de l’Elysée traditionnellement accordées aux personnes en grande difficultés ont été réduites de 22,1%sur un an, 48% sur deux ans.

 

-          un budget communication irresponsable

 

Le budget communication du gouvernement a augmenté de 292%.

Mais ce qui est plus scandaleux c’est sont utilisation. Auparavant, le gouvernement utilisait les spots diffusés à la télé pour informer de mesures prises, pour les préventions, pour inciter au civisme, mais aujourd’hui ce sont de véritable publicités voir de la propagande qui est diffusée à la gloire du gouvernement : RSA 3 millions d’euros, est ce bien utile ? qui n’a pas vu au moins une douzaine de journaux télévisés dépiauter le RSA ? – Le pouvoir d’achat 4,33 millions d’euros.

http://www.dailymotion.com/video/x5vuxq_le-gouvernement-fait-sa-pub-sur-le_news

 

-          La loi tepa

  Avec le bouclier fiscal, les 1 000 plus gros contribuables ont ainsi reçu cette année de l'administration un chèque moyen égal à 30 années de smic (350 000 euros).

 

Que nous propose Sarkozy ?

 

D’abord, il nous dit que la dette ce n’est pas important, après nous avoir dit le contraire pendant 30 ans (et oui déjà 30 ans qu’on le supporte !). D’ailleurs, cette fois ci il n’a pas attendu que l’emprunt soit fait pour creuser la dette, il a commencé par ça.  Sarkozy, nous explique qu’un euros bien dépensé est rentable, vous avez vu ci-dessus ce que Sarkozy appelle un euro bien dépensé.

Il nous propose un emprunt public. La même recette qu’en 1993. Un emprunt public coute plus cher en intérêts, plus cher en communication, et très cher en exonérations fiscales.

Sarkozy propose un «nouveau modèle de croissance», qui donnera «une place plus grande au travail, aux entrepreneurs, aux inventeurs, à la production» à un moment où c’est en totale contradiction avec les enjeux sociaux, humains et écologiques surprenant de la part de super Géant Vert !

 

L’idée financer des investissements dont la rentabilité à court terme n'est pas évidente", comme dans les secteurs du numérique et de la connaissance.

Sarkozy proposes d’autres pistes On peut imaginer que les biotechnologies, l'énergie du futur, les voitures électriques, un certain nombre de secteurs dans le domaine alimentaire, dans le domaine de la santé, l'éducation en général, feront partie de la définition de ces priorités.

 

Malheureusement Sarkozy parle d’industries vertes qui n’en ont que le nom. Par essence une industrie ne peut être verte. L’industrie c’est la concentration de la production et donc de très long trajets pour les produits. De plus, cette concentration de la production mène à une dispersion des connaissances : par exemple en matière d’énergie une entreprise va proposer une chaudière bois en disant que c’est le système le plus écologique, une autre une géothermie qui est le système le plus écologique, une autre du solaire qui est le système le plus écologique… Mais la spécificité du chantier ne sera pas étudiée pour savoir quelle est de ces énergies celle qui est vraiment la plus écologique. De plus aucun de ces prestataires ne proposera au client d’améliorer son isolation. Il faudrait mieux disperser la production et concentrer les compétences : imposer à l’entreprise qui vend un chauffage de vérifier s’il n’y a pas possibilité d’améliorer l’isolation (en rénovation) par exemple.

Pour ce qui est du côté financier l’artisanat pour un chiffre d’affaire égal produit beaucoup plus d’emploi. En effet, dans les industries une grande partie de l’argent part aux dividendes et dans les coûts de transports, de plus une grande partie de la production est automatisée. Dans l’artisanat, la quasi totalité du travail est manuel, et c’est à cet usage qu’est employé l’argent qui ne va pas aux dividendes et au transport.

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