- La dette c'est la gauche
- Le chômage, c'est la gauche
- Les impôts c'est la gauche
- La décentralisation a été compensée centime par centime
- Les français sont toujours en grève
- La France n'est pas attractive
et cela c'est la droite qui nous l'assène, il est interdit de dire le contraire même du bout des lèvres sous peine de déclencher des colères hystériques ou d'être un agité du bocal
et pourtant.....
Vous pourrez trouver dans
les articles ci-dessous ou dans les pages ci-contre (en haut à droite) de surprenants éléments qui vous feront douter des vérités établies.
Le bonus faramineux d'un trader embarrasse Citigroup
Pierre-Yves Dugua
Andrew Hall doit toucher 98 millions de dollars. Mais une telle rémunération, contractuellement inévitable, est politiquement inacceptable.
Citigroup cherche à éviter qu'un scandale n'éclate à Washington à propos de la rémunération politiquement incorrecte d'un de ses employés les plus productifs, Andrew Hall. Ce Britannique naturalisé américain, âgé de 58 ans, dirige Phibro, filiale de négoce spécialisée sur les marchés de l'énergie. Personnage discret, mais réputé arrogant et tenace, Hall a fait gagner à la banque new-yorkaise quelque 2 milliards de dollars au cours des cinq dernières années.
Les Etats-Unis ont commencé leur
offensive contre les contrats d’emploi jugés excessifs. Apres avoir nommé un « Tsar » des rémunérations, Kenneth Feinberg, les mesures commencent à prendre corps. Quelle est la philosophie
derrière cette approche ?
Tout d’abord, elle vise les entreprises faisant l’objet d’une assistance gouvernementale. Sept d’entre elles, des banques et entreprises automobiles, ont jusqu’au 13 aout pour présenter leurs propositions. Mais ce qui est particulièrement astucieux, c’est que l’autorité du gouvernement s’étend aux 100 dirigeants les mieux payés. On y retrouvera le sommet mais aussi certains traders et professionnels.
C’est un exercice délicat ! Il faudra trouver un équilibre entre la nécessité de pouvoir rémunérer les compétences nécessaires et le devoir de modération face a une opinion publique qui est légitimement outrée de ce qu’elle a découvert.
Un des paramètres sera la proportion entre espèces et actions. Il s’agit bien évidemment de la rémunération totale, et non seulement des salaires. Derrière ce qui semble être un aspect technique, se profile une philosophie qui tente d’aligner le système de rémunération sur les résultats à long terme des firmes qui octroient les bonus. Les actions ainsi distribuées ne sont en effet pas libres et ne peuvent être vendues qu’après un temps plus ou moins long, généralement trois à cinq ans.
Un autre paramètre est la base de ces rémunérations : une des faiblesses du système présent est de rémunérer en fonction des activités immédiates de la personne concernée, mais aussi favorise l’ « accélération » des commissions pour les transformer en bonus immédiat.
L’absence d’un tel système a créé un imbroglio invraisemblable, amenant Merrill Lynch à la fin 2008, par exemple, après des pertes de plus de $ 10 milliards, à distribuer à 750 de ceux qui n’étaient pas concernés par ces pertes un montant de $3,6 milliards .avant la fusion avec la Bank of America (ce sujet fait l’objet d’une investigation par le District Attorney de New York). Il est désormais prévu de distribuer des rémunérations variables basées non seulement sur les activités spécifiques, mais aussi sur les résultats de l’entreprise.
Le troisième paramètre sera la transparence : il s’agira pour les sociétés « publiques »c’est-à-dire cotées en Bourse, de donner des explications détaillées sur les rémunérations de leurs principaux dirigeants, y compris le panier aux crabes : les conditions d’engagement qui prévoient diverses « indemnités » de sortie. On espère que cette obligation de publier aura un effet modérateur sur les rémunérations. Cela semble possible, mais le cynisme de Wall Street est tellement ancré qu’il serait audacieux d’y compter.
Ces trois éléments, un lien avec les performances à long terme et une rémunération plus collégiale et moins individuelle, et le tout étant publie en détail, sont de nature à diminuer certains des excès. Mais, si nous en avions besoin, un cas concret frappe à notre porte. Une fois de plus, c’est la Citi qui est épinglée. Elle doit contractuellement a l’un de ses traders un bonus en cash de $ 100 millions. Et elle est sous perfusion du Trésor américain.
Tout ce débat est en première ligne de la reforme que le Président Obama tente de faire approuver. Dans ce contexte, l’Europe semble une fois de plus complètement absente : les exclamations de scandale contre Goldman Sachs ne doivent pas nous faire perdre de vue que, en douceur et probablement sans publication, Deutsche Bank, HSBC, BNP Paribas ,UBS et bien d’autres, sont en train de mettre de coté des milliards d’euros de bonus pour leurs dirigeants.
Décidément la transparence n’est pas une valeur européenne, et c’est cependant d’elle que dépend un changement des attitudes et des valeurs. Ne critiquons pas les Etats-Unis sur des informations que nous gardons soigneusement sous le boisseau de peur de créer des remous sociaux et politiques.
Nous avons eu droit la semaine dernière à trois amendes par la SEC qui méritent qu’on s’y intéresse.
La première est pour General Electric : il s’agit d’une manipulation des règles comptables. Selon les mots de la SEC, « faire plier les règles comptable au-delà du point de rupture ». Depuis un certain temps, les investisseurs se posent des question sur les pratiques comptables de GE , qui consistent « lisser » les résultats par des opérations exceptionnelles. Le résultat de ce « pliage » des règles fut d’augmenter les résultats de GE de $ 780 millions en 2002 et 2003. On y retrouve des techniques de couvertures de risques ou l’ « activation » de ventes de 100 locomotives alors que la vente n’était pas confirmée. Son amende, $ 50 millions, lui a coûté le quart des $ 200 millions dépenses pour tenter de faire plier…la SEC. C’en est fini de la réputation « immaculée » du conglomérat américain.
La deuxième concerne la Bank of America. L’amende est moins élevée : « seulement » $ 33 millions. Mais elle a eu le malheur d’intéresser le juge qui enquête sur les problèmes de Bank of America et qui a purement et simplement arrêté l’amende et considéré son montant insuffisant. C’est rarissime, et montre combien l’atmosphère a changé. Le Juge fédéral Raskoff demande que des amendes soient imposées aux dirigeants qui ont commis la fraude qui consista a ne pas faire état de la distribution de bonus de $ 3,6 milliards avant la clôture de l’acquisition de Merrill Lynch par la Bank of America. Merrill avait de surcroît reçu $ 45 milliards de support du gouvernement américain.
La troisième concerne Maurice (« Hank ») Greenberg et Howard Smith, respectivement Chairman & CEO et CFO d’AIG, pour avoir exagéré les résultats de la société entre 2000 et 2005 (après quoi, Hank Greenberg fut remercie. Ceci fait suite a une condamnation d’AIG elle-même : rien que cette année elle a paye $ 1.6 milliards pour falsifications comptables. Hank paiera $ 15 millions de sa poche. A la lecture du communique de presse de la SEC, on se rend compte qu’il s’agit de mécanismes très sophistiqués, sciemment construits pour tromper les investisseurs et gonfler les résultats. L’homme qui a précipité la chute d’AIG, Joseph Cassano, vient de recevoir un préavis de la SEC qui augure de poursuites et d’amendes.
Le groupe de presse britannique Guardian Media Group (GMG) a essuyé une perte de 24 millions de livres (28 millions d'euros) à la suite d'une spéculation ratée sur le marché des devises. Les gérants du fonds d'investissement de GMG dans les hedge funds ont été pris de court par la baisse de la livre sterling par rapport au dollar. GMG a créé ce fonds spéculatif - son capital s'élève à 200 millions de livres - pour diversifier ses revenus en réduisant sa dépendance envers le marché de la publicité au Royaume-Uni. Le conglomérat contrôlé par le Scott Trust, organisme à but non lucratif, comprend des journaux nationaux et régionaux, des magazines et des stations de radio. Lors de l'exercice budgétaire 2008-2009 se terminant début avril, le GMG a accusé une perte avant impôt de 89,8 millions de livres. Celle-ci, enregistrée sur le marché des changes Forex, ne serait pas étrangère aux rumeurs d'une possible fermeture de l'Observer, le plus vieil hebdomadaire dominical britannique, racheté en 1993. Malgré une diffusion en hausse, le titre fondé en 1791 est lourdement déficitaire. Quant au vaisseau amiral du groupe, le quotidien de centre gauche The Guardian - son tirage moyen quotidien s'élève à 360 000 exemplaires -, il est aussi en perte du fait de la contraction du marché publicitaire. Le GMG envisagerait de faire de l'Observer un magazine qui serait publié le jeudi ou de créer une édition dominicale du Guardian