Rappelons à Monsieur Coppé le bien pensant, que:
- premièrement, il ne s'agit pas contrairement à ses propos d'un revenu de substitution, mais d'une indemnité pour préjudice. (très fréquent à droite de déformer la réalité, pour justifier l'injustifiable).
le Conseil économique, social et environnemental
(CESE), qui recommandait l'"abandon de ce projet", rappelait que "les victimes d'accidents du travail demeurent des victimes et les indemnités qu'elles perçoivent à ce titre ne
doivent pas relever d'un traitement fiscal différent de celui des autres indemnités obtenues, par exemple, à l'occasion d'un accident de la
circulation".
- deuxièmement, ces indemnités sont plafonnées à 60% du salaire et donc déjà taxé à 40%.
- troisièmement, en
2007, 622 salariés ont péri dans un accident du travail. Sur les 720 150 accidents avec arrêts enregistrés, pour 35 871 141 journées d'indemnisation, 46 426 ont entraîné une incapacité
permanente. Cela semble un tribu suffisant, d'autant plus que la prise de risque se fait au bénéfice du capital et non des travailleurs.
- quatrièmement, faire passer des victimes pour des privilégiés, alors que pendant ce temps les vrais privilégiés empochent le
bénéfice de la prise de risque, bien au chaud au fond de leur bureau ou petit salon, démontre toute l'obscénité des esclavagistes de l'UMP.
- cinquièmement, rappelons que les heures supplémentaires sont défiscalisées, que cela coute 4 milliards, alors que les accidents
du travail croissent avec la multiplication des heures supplémentaires. La mesure Coppé elle ne rapportera que 150 millions d'euros. Le serpent UMP (Union Multipliant la Pauvreté) se mord la
queue.
- sixièmement, on ne le repettera jamais assez, il faut prendre l'argent où il est. Entre 1995 et 2005 10% du PIB sont passés du travail vers le capital, cela représente aujourd'hui 180 milliards
par an, auxquels s'ajoutent les 24 milliards supplémentaires offerts par Sarkozy à son clan. Ce qui fait 204 milliards. Rappelons que le travail est taxé à 60%, si l'on restituait cet argent au
travail, cela ferait 120 milliards pour la sécurité sociale et le chomage, et 80 milliards pour les salariés, dont 8 milliards iraient à l'impôt sur le revenu... (resteraient à peu près 72
milliards net aux salariés.
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