Mercredi 19 août 2009
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Jean-Pierre Mustier, ancien patron de la banque de financement et d'investissement de la Société générale (SG CIB), dans laquelle travaillait Jérôme Kerviel,
fait l'objet d'une enquête pour délit d'initié. La banque a également annoncé, jeudi 6 août, que M. Mustier quitterait le poste qu'il occupe actuellement "compte tenu de la procédure en
cours" ouverte par l'Autorité des marchés financiers (AMF).
M. Mustier, ainsi qu'un membre du conseil d'administration, Robert Day, ont tous deux reçu des "lettres de griefs ouvrant une procédure devant la commission des sanctions de l'AMF pour manquement d'initié", a annoncé la
Société générale, qui ajoute que les deux hommes contestent ces griefs. L'AMF n'a pas précisé dans quel cadre MM. Mustier et Day étaient soupçonnés. Une porte-parole de la banque a affirmé que
l'enquête qui vise M. Mustier "n'est pas liée à l'affaire Kerviel", mais n'a pas donné davantage de précisions.
ANTICIPER LA CRISE DES SUBPRIMES
Selon le site du Nouvel
Observateur, il s'agirait, dans le cas de M. Mustier, d'une vente d'actions de la Société générale en août 2007, après qu'il a constaté "des mouvements étonnants sur le cours des
bons du Trésor américains". Autrement dit, les premiers signes d'un dérapage du marché. L'AMF soupçonne que, connaissant les risques liés aux crédits hypothécaires à risque
(subprimes), Jean-Pierre Mustier ait pu anticiper les difficultés de sa banque.
"Je l'ai fait car je voulais avoir l'esprit totalement tranquille pour m'occuper des risques de la banque et ne pas avoir à me soucier en parallèle de mes actifs propres", explique-t-il au
site de l'hebdomadaire, qui affirme que l'AMF estime la somme empochée "entre 50 000 et 200 000 euros". Quant à Robert Day, il aurait vendu pour 40,5 millions d'euros d'actions Société
générale le 18 janvier 2008, au moment où éclatait l'affaire Kerviel.
Jean-Pierre Mustier dirigeait la SG CIB au moment où y travaillait Jérôme Kerviel. Après les révélations sur les pertes du trader, chiffrées à 4,9 milliards d'euros par la banque, M. Mustier
avait changé de poste, prenant la tête du pôle gestion d'actifs et services aux investisseurs. Très rapidement, il a été mis en cause pour le manque de contrôles internes qui a permis à Jérôme
Kerviel de prendre des positions interdites. Son départ de la Société générale était déjà prévu pour la fin de l'année.
Par informer
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Publié dans : Non, Non rien n'a changé
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