Le bonus faramineux d'un trader embarrasse Citigroup
Pierre-Yves Dugua
Andrew Hall doit toucher 98 millions de dollars. Mais une telle rémunération, contractuellement inévitable, est politiquement inacceptable.
Citigroup cherche à éviter qu'un scandale n'éclate à Washington à propos de la rémunération politiquement incorrecte d'un de ses employés les plus productifs, Andrew Hall. Ce Britannique naturalisé américain, âgé de 58 ans, dirige Phibro, filiale de négoce spécialisée sur les marchés de l'énergie. Personnage discret, mais réputé arrogant et tenace, Hall a fait gagner à la banque new-yorkaise quelque 2 milliards de dollars au cours des cinq dernières années.