Partager l'article ! Dassault, le premier assisté de France, chronique d'échecs en Rafale, ou le Mirage commercial: Rappelez-vous cet arrogant bonhomme sénile qui ...
Rappelez-vous cet arrogant bonhomme sénile qui par deux fois en 2011 demande la suppression de l'assistanat avec pour toute argumentation haine et poncifs pathétiques.
Parlons donc de son œuvre.
En février 1987, le président François Mitterrand annonce le lancement d'un avion opérationnel dérivé du Rafale A, puis en juin, au salon du Bourget, précise qu'il équipera l'Armée de l'air et la Marine nationale françaises. Cette dernière précise qu'elle ne veut pas de cet avion et préfère des F/A 18 Hornet d'occasion, c'est dire !
Un rapport de l'assemblée nationale en 1988, des propos de Michel Rocard, premier ministre qualifiant le rafale de « sinistre industriel » semblent lui donner raison. Malgré cela, Le 26 janvier 1988, le lancement du programme Rafale est officiellement annoncé par un comité interministériel. Le Rafale A est retiré des essais après 867 vols (le 24 janvier 1994).
Le coût global du programme Rafale (études, production, soutien, etc.), initialement évalué à 33,274 milliards d'euros pour 294 avions en 2005, est revu à la hausse en 2010 à 40,690 milliards d'euros pour 286 avions.
Pourquoi, le rafale ?
Dans les années 80, la doctrine militaire était simple : il s’agissait de se défendre contre une attaque conventionnelle russe dotée d’armes moins sophistiquées mais beaucoup plus nombreuses. Il fallait des armes très performantes pour compenser. Malheureusement, ni les politiques, ni Dassault n'ont vu le mur de Berlin s 'effondrer en 1989, ni la Perestroïka émerger en 1985. Mitterand, qui aura lancé le projet en 1988, ne l'interrompra donc jamais, pas plus que ses deux successeurs de droite. Les différents voyages d'états, en Arabie Saoudite, au Maroc, au Brésil ou aux Emirats-arabes-unis ne sont bien sûr pas pris en compte dans le coût du projet Rafale.
Voilà ce qu'en dit Etienne Copel, ancien sous-chef d'état-major de l'armée de l'air :
« En ce qui concerne la composante aérienne de notre force de dissuasion, elle a été conçue pour bombarder Moscou, avec ravitaillements en vol. Ces ravitaillements étant d’ailleurs la partie la plus exposée du vol. Le bombardement de Moscou n’est plus vraiment d’actualité.
On peut imaginer des circonstances exceptionnelles où nous aurions encore besoin de cette composante aérienne, par exemple au cas où une guerre menacerait entre l’Inde et le Pakistan, et où nos sous-marins nucléaires lanceurs d’engins ne pourraient pas être rapidement dans la zone. Avec de multiples ravitaillements en vol, nous pourrions peut-être ainsi faire, si nécessaire, une démonstration rapide, sur place, de notre capacité de dissuasion.
Cependant il faut bien voir que le Rafale, comme le Mirage 2000 qui équipe actuellement notre force aérienne de dissuasion, est un avion de chasse, capable de monter très vite intercepter des avions ennemis. Ce n’est pas véritablement un avion de bombardement à long rayon d’action : son armement le rend peu aérodynamique, et il n’est pas " furtif " (invisible aux radars). Les Mirage 2000 et Super Etendard sont de bons avions. Les remplacer par des Rafale n’apporte pas d’avantage majeur. J’ai d’ailleurs publié un livre montrant que l’achat des Rafale, soit plus de 35 Mds € pour les 300 annoncés, était inutile. Ce genre d’information n’est guère repris par les media, qui ne tiennent pas à faire de peine à MM. Dassault. On aurait donc pu, comme les Anglais, supprimer la composante aérienne de notre force de dissuasion, et réduire le nombre de nos avions de guerre, sans acheter de Rafale. Cela aurait permis de développer un avion furtif à long rayon d’action digne du XXIème siècle. »
Edifiant ! Non ? 286 avions utilisables dans des circonstances exceptionnelles.
Lisez donc l'entretien en entier : http://www.ifrap.org/Credits-militaires-Sarkozy-a-raison-des-economies-sont-possibles,530.html, on y trouve des informations intéressantes du style :
« Remplacer les M 45 par de nouveaux missiles, les M 51, dont les bombes n’auront pas été expérimentées, n’est pas un progrès. C’est une régression. Qui nous coûtera environ 15 Mds €. D’autre part nous n’avons pas besoin de remplacer notre quatrième sous-marin. Trois suffiraient. »
ou
« Les services centraux du ministère (4.800 personnes) sont trop nombreux. Les achats d’armements sont faits par une administration spéciale (la Délégation générale pour l’Armement), qui est un intermédiaire coûteux entre les militaires utilisateurs et les fournisseurs. Elle cherche avant tout à maintenir l’activité des arsenaux (GIAT et Direction des constructions navales) qui dépendent directement d’elle. »
Des échecs commerciaux en rafale :
Printemps 2002: Séoul a finalement retenu le F-15
http://www.liberation.fr/economie/0101410424-les-rafale-indesirables-en-coree-du-sud
La même année, Dassault essuie un deuxième échec aux Pays-Bas, qui optent pour le Joint Strike Fighter. http://www.lemonde.fr/economie/article/2009/09/08/rafale-dassault-et-l-elysee-ont-tire-les-lecons-d-une-longue-serie-d-echecs_1237279_3234.html, puis l'Australie qui choisira le F35
Septembre 2005: Singapour écarte le Rafale en faveur du F 15, et commande 12 appareils (pour1 milliard de dollars). “ Le bambou pousse toujours du côté du plus fort ", conclut le groupe Dassault.
Si eux-même le reconnaissent...
l'Arabie saoudite, qui a finalement retenu l'Eurofighter Typhoon en août 2006 ;
en 2006, la Royal Navy considére le Rafale comme une alternative au F-35 pour ses porte-avions
le Maroc, qui a finalement retenu le F-16 en octobre 2007
le Sultanat d'Oman qui, en avril 2010, a commandé l'Eurofighter Typhoon en remplacement de ses Jaguar
le Koweït (14-28 appareils77) qui préfère des F/A-18E/F Super Hornet ;
la Pologne qui a choisi le Lockheed F-16 C/D Block
la Libye qui a retenu le Su-35
les Émirats arabes unis, officiellement entrés en négociations le 19 juin 2009 ont rejeté le 16 novembre 2011 l'offre de Dassault, jugée « non compétitive », pour remplacer leurs Mirage 2000 par 63 Rafale.
Juillet 2007: le mirage saoudien, l'Arabie saoudite signe le contrat du siècle: 15 milliards de dollars pour 72 exemplaires de l'Eurofighter, l'avion de combat européen (Grande-Bretagne, Allemagne, Espagne, Irlande), qui bat ainsi le Rafale.
Octobre 2007: la fin d'un contrat “ imperdable "http://www.meretmarine.com/article.cfm?id=435 Lockheed Martin est sur le point d'imposer, au Maroc, le F-16 face au Rafale.
Et enfin le Brésil. http://www.slate.fr/story/10011/le-rafale-na-jamais-eu-davance-technologique
Le prince héritier d'Abu Dhabi, cheikh Mohammed bin Zayed, affirme « Malheureusement, il semble que Dassault ne réalise pas que la volonté politique et tous les efforts diplomatiques ne peuvent pas faire passer des conditions commerciales non compétitives et irréalisables. » et il ajoute : « Grâce au président Sarkozy, la France n'aurait pas pu en faire plus sur le plan diplomatique ou politique pour faire aboutir un accord sur le Rafale ». Mais, peu de temps avant le Dubaï Airshow, un industriel se disait « choqué par l'attitude arrogante et condescendante » de Dassault Aviation vis-à-vis des Emiriens.
Le rafale détient néanmoins un record, c'est le seul avion de chasse au monde utilisé par un seul pays.
Dassault, le premier assisté de France
Alors cher Monsieur Dassault, à vous seul, vous nous avez couté autant que 2,2 millions de bénéficiaires du RSA durant 5 ans, pour de la camelote dépassée qui se ferait descendre par le premier avion furtif avec deux fois moins d'armement et trois fois moins maniable, qui passerait par là.
Malheureusement, ce chiffre ne tient pas compte des voyages VRP de nos dirigeants, ni de la perte de souveraineté nationale, quand on doit, pour le convaincre, inviter un Khadafi qui finalement n’achètera pas vos antiquités. Il ne tient pas compte non plus de la concurrence que le gouvernement a apporté à nos compagnies aériennes dans notre propre espace aérien pour faciliter les négociations avec les pays du golfe. http://www.latribune.fr/entreprises-finance/industrie/aeronautique-defense/20110213trib000600758/dassault-impute-l-echec-du-rafale-a-l-euro.html
Et quel est le coût des actions de promotion l’exportation du RAFALE qui sont soutenues par l’Etat, notamment grâce à la création de «comités air», structures de rencontre entre les états-majors des armées de l’air et à de nombreuses missions de l’armée de l’air et de la DGA. L'état a t-il vocation à financer la commercialisation d'un produit d'une entreprise privée ?
On apprend dans ce rapport : http://www.xavierpintat.com/activparle/rapports/Rapport90.pdf que , les industriels constructeurs du Rafale (essentiellement Dassault) ont mis un terme à leur participation au développement, qui se montait à 25 % à compter du standard F2. Celui-ci est donc totalement supporté par l’Etat, induisant un surcoût pour l’armée de l’air de 3 milliards de francs (449 millions d’euros).
Monsieur Dassault exige qu'on dévalue l'Euro ! Décidons de la politique monétaire européenne en fonction de son seul et unique avis, bien plus important que celui des 485 millions d'autres européens. Monsieur Dassault nous explique que l'euro coûte 1,35 dollars et que si il y avait parité ses avions coûteraient le même prix que la concurrence pourtant deux à trois fois moins chère, allez comprendre. F18 : 35 M€, SU-35 : 45 m€, et surtout :
le Gripen : 40 M€, vendu dans 5 pays en euros et le Typhoon : 63 M€, vendu dans 6 pays en euros !
Rafale : 142,3 M€ !
Conclusion
Monsieur Dassault, vous coutez à vous seul à l'état autant que 2 ,2 millions d'allocataires RSA en cinq ans, rien que pour le développement et l'achat de vos produits dépassés avant de voir le jour.
L'état achète vos produits qui selon les militaires sont dépassés et inutiles.
C'est l 'état qui finance et fait votre prospection commerciale.
C'est l'état qui propose des crédits à des taux très avantageux à vos prospects.
Vous exigez la dévaluation de la monnaie de 485 millions d'humains en vous foutant de leur avis.
Et malgré tout, vous n'êtes pas foutu de vendre une seule de vos merdes !
Vous comptez sur l'état pour vendre vos produits militaires car votre branche civile n'est pas beaucoup plus florissante.
Et vous bénéficiez de subventions, exonérations de charges, et prêts à taux zéro via le pôle Pégaze : http://www.pole-pegase.com/pole/historique-85.html
Parmi les financeurs du pôle Pégaze : l'Europe, l'état, le ministère de la défense, les Directions Régionales des Entreprises, de la Concurrence, de la Consommation, du Travail et de l'Emploi (Direccte), la direction générale de l'armement, la région Paca, le département du Var, le département des Alpes-Maritimes, le département des Bouches-du-Rhône, le département des Haute-Alpes, le département du Vaucluse, la communauté d'agglomération agglopole Provence, la communauté d'agglomération Sophia-Antipolis, la communauté d'agglomération Grand Avignon, la communauté d'agglomération Marseille Provence métropole, la communauté d'agglomération Nice Côte d'Azur, la communauté d'agglomération Ouest Provence, la communauté d'agglomération Pays d'Aix et enfin la communauté d'agglomération Toulon Provence méditerranée.
http://www.pole-pegase.com/documents/Documents/moteur-ecosysteme/4.6_les_financeurs_du_Pole.pdf
Bref de l'argent public, de l'argent public, de l'argent public et enfin de l'argent public.
Curieusement le Pôle Pegaze a ouvert des comptoir au Maroc, Brésil, Mexique
Alors qui est le premier assisté de France ?
Chiche arrêtons tout assistanat et je vous donne six mois pour qu'on vous retrouve vautré sur le perron d'une église dans un costume élimé à faire la manche !
http://www.superjet5.com/pages/europe-avions/dassault-rafale-premiere-partie.html
http://www.lexpress.fr/actualite/economie/rafale-les-dessous-d-un-fiasco_467378.html
http://fr.wikipedia.org/wiki/Dassault_Rafale
Incroyable, mais vrai ! Au bas de cette page vous verrez un député en commission parler au nom d'une entreprise :
http://www.assemblee-nationale.fr/13/budget/plf2012/b3805-tiii-a19.asp#P962_25005
M. Olivier Dassault, Rapporteur spécial : « faut-il accepter une petite part de transferts de technologie et de délocalisations pour conquérir d’importants marchés ? Chez Dassault, nousle refusons. »
Ce député est d'ailleurs administrateur du groupe en question.