Selon le MEDEF, l’UMP, le nouveau centre, le front national et les autres poujadistes de cette armée de faux ennemis, la France ne serait pas attractive à cause du coût du travail.
1) La France est compétitive.
- En 2007, Parmi les 500 premières entreprises mondiales par le chiffre d’affaire 39 sont françaises, 37 allemandes, 34 britanniques.
- En 2007, Selon le Fmi, le stock d’investissements étrangers en proportion du PIB est pour les pays suivants, de 49% au Royaume-Uni, 40% en France, 37% en Espagne, 19% en Allemagne, 17% en Italie, 15% aux Etats-Unis
- En 2007, La France est le troisième pays d’accueil des investissements directs étrangers, elle sera le deuxième en 2008.
- La France est le troisième investisseur mondial, elle l’était déjà en 2002, d’où vient cet argent qui permet aux entreprises Française d’investir à l’étranger à ce point si elles ne sont pas compétitives ??? (Peut être en partie des 10% du PIB qui sont passés du travail à la valeur ajouté entre 1995 et 2005, formidable ! on te prend de l’argent sur ton salaire pour aller recréer ton emploi à l’étranger, là où les salariés sont encore plus exploités et on te licencie après, puis on te traite de fainéant, et on fait une loi qui t’oblige a reprendre un boulot plus éloigné de chez toi, moins gratifiant et avec 30% de salaire en moins, c’est beau le progrès !) Si tu peux former ton remplaçant avant, c’est mieux, merci.
- En 2006, selon les données du Service des études et des statistiques industrielles (SESSI), les filiales industrielles de groupes étrangers emploient 35% de l’effectif salarié de l’industrie, 15% de l’effectif salarié du secteur productif non financier. Qu’est-ce que cela serait si la France était attractive ?
- 38,5 % du capital des entreprises françaises du CAC 40 est détenu par les investisseurs étrangers (Données Banque de France, avril 2008).
- La R&D des filiales étrangères en France représente 22,5 % des dépenses de R&D totales (état + entreprises) sur le territoire alors que la France compte 22500 entreprises étrangères sur un total de 3 886 000.
- D’après les premières estimations de la CNUCED pour 2008, rendues publiques le 19 janvier 2009, La France confirmerait sa place dans le peloton de tête des pays d’accueil des IDE au plan mondial, au deuxième rang après les Etats-Unis, ex-æquo avec le Royaume-Uni. Sa part dans le montant global des IDE entrants au sein de l’Union européenne continuerait de progresser, représentant 20,5 % en 2008, contre 19,6 % en 2007 et 14 % en 2006.
Petits exemples de l’attractivité française ; http://www.minefe.gouv.fr/presse/dossiers_de_presse/090313bilan_afii/liste_projets.pdf réalisées en France (MENESR, 2006).
2) L'Impôt sur les sociétés
- En France, l'impôt sur les sociétés est de 33,33%
(après un petite augmentation sous Chirac que Jospin a supprimé) pour les Entreprises dont le CA hors taxe est inférieur à 7 630 000 euros, il n'est que de 15% sur une fraction de leur bénéfice
fiscal plafonnée à 38 120 €..
- Aux États-Unis, le taux le plus élevé d’impôt marginal fédéral sur les sociétés ayant des revenus supérieurs à $18,3 millions est de 35% (alors qu’il peut être aussi faible que 15% pour les
sociétés dons les revenus sont inférieurs à $50 000).
- Au Royaume-Uni, 19 à 32,75%
- Autriche: 34%
- Belgique 33,99%
- Espagne 35%
- Pays-bas 29 et 34% selon le bénéfice
3) Impot sur le revenu, impôt sur la fortune
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Tx impot |
nombre de |
seuil |
Impôts |
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revenu |
tranches |
imposition |
Fortune |
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15/42% |
8 |
env. 7 600€ |
non |
|
|
21/50% |
5 |
env. 3 600€ |
non |
|
|
25/50% |
5 |
|
non |
|
|
24/43% |
4 |
|
oui (0,2/2,5%) |
|
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0/40% |
5 |
env. 4 200€ |
oui (0,55/1,8%) |
|
|
21/44% |
2 |
|
non |
|
|
23/45% |
5 |
|
non |
|
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8/38% |
17 |
env. 9 700€ |
supprimé en 2006 |
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1/52% |
4 |
|
supprimé |
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12/40% |
6 |
|
non |
|
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10/40% |
3 |
|
non |
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1/11,5% |
2 à 12 selon canton |
env. 27 000€ |
oui, selon les cantons (max 4,5‰) |
Alors on paie beaucoup d'impôts en France?
4) Le mythe de la fuite des cerveaux
La fiscalité Française organiserait donc la fuite des cerveaux. Quels cerveaux ? Celui de Johnny Halliday ?
Ci dessous le solde de la migration des cerveaux, Cadres, chercheurs, experts
3,9% partent de France chaque année, 8,5% y arrivent, le solde reste donc positif de 4,6%.
5) Le coût du travail
- les 35 heures ont elles-nuit à la compétitivité ?
Les 35 heures ont bon dos, et ont surtout servi à masquer les gestions déplorables de Balladur et Juppé.
Réponse d’Eric Heyer, directeur adjoint du département Analyse et prévision de l'OFCE
Un bilan des 35 heures en termes de création d'emplois a été mené par l'Insee et la Dares, service du ministère du travail, et a abouti à une création de 350 000 emplois au cours de la période 1997-2002, avec un pic à 160 000 créations d'emploi pour la seule année 2000. Cet effet net de la réduction du temps de travail correspond à 18 % des emplois créés au cours de cette même période puisque, rappelons-le, entre 1997 et 2002, deux millions d'emplois ont été créés dans l'Hexagone.
Ce succès relatif des 35 heures tient au fait qu'il n'y a pas eu de dérapage des coûts salariaux unitaires, cela grâce à la fois à des gains de productivité liés à la réorganisation au sein des entreprises, liés également aux aides de l'Etat, qui a baissé les charges pour les entreprises qui signaient un accord 35 heures, et enfin à la modération salariale, qui a été en moyenne d'environ 18 mois.
Ces trois éléments ont permis aux entreprises d'absorber le surcoût des 35 heures. N'ayant pas de répercussions sur les coûts salariaux unitaires, l'amélioration de la compétitivité française, qui a débuté en 1996, a perduré jusqu'en 2002, où l'on note au cours de cette période une très nette amélioration des coûts unitaires relatifs de la France par rapport à l'ensemble de ses partenaires européens et par rapport aux pays anglo-saxons.
Comme on vient de le voir, le coût du travail en France n'est pas le principal obstacle à la compétitivité française, puisque les coûts salariaux sont compensés par une productivité plus forte, ce qui nous ramène à des coûts salariaux unitaires plus faibles que la moyenne européenne. Certes, il est possible encore de tenter de gagner en compétitivité, mais il semble que ce ne soit pas la priorité et qu'une meilleure politique industrielle d'un côté, et un meilleur pilotage macroéconomique de l'autre soient plus efficaces en matière de croissance, d'emploi et d'attractivité de la France.
- Les avantages sociaux ruineraient la compétitivité sociale
Désolé Sarkozy et Parisot qui prétendent à longueur de journée que la France a le coût salarial le plus élevé d’Europe de l’ouest.
En 2006,La Norvège détient le plus haut niveau de productivité du travail (37,99 US$), suivie par les États-Unis (35,63 US$) et la France (35,08 US$).
Avouez que 55 centimes de différence entre la France et les Etats-Unis, sachant que l’euro est fort, un quart des salariés américains n’ont pas de congés payés, la plupart en ayant une quinzaine,
la redoutable productivité américaine en prend un coup., d'autant plus que:
En 2008, selon Business Insider, la France repasse devant les Etats-Unis avec 25,10 euros/h de productivité pour l'Hexagone alors que les salariés américains n'atteignent que 24,6 euros.
- les français sont-ils toujours en grève ?
On note entre les deux graphiques une diminution de moitié pour la France.
6) Le coût de la fiscalité n’est pas le seul à prendre en compte
7) La France non compétitive, un mythe ?
La France reste très compétitive par rapport aux autres pays en terme de sommes investies depuis l’étranger, de nombre de projets d’implantation ou d’agrandissement, mais en volume que ce soit
pour le nombre d’emplois créés ou pour les sommes investies les chiffres du pays baissent.
Les chiffres ci dessus montrent que la France évolue moins bien que les autres pays d’Europe, mais son avance est tellement considérable qu’elle conserve pour le moment sa deuxième place, même si les écarts se resserrent.
On remarque d’ailleurs que c’est en pleine période de défiscalisation et d’abattement de charges, des démantèlements de la protection sociale et du droit du travail que l’avance de la France se réduit le plus…
Il est nécessaire d’expliquer la baisse de performance du pays.
Les rapports annuels Ernst & Young sur l’attractivité française séparent l’attractivité réelle de l’attractivité perçue. Ils donnent une bonne idée des raisons de ce mythe.
Tout d’abord, les statistiques d’Ernst et Young, démontre que la part d’IDE dévolue aux agrandissements d’entreprises est plus importante que dans les autres pays européens qui font une part plus belle aux nouveaux projets.
On peut en déduire que les investisseurs qui ne connaissent pas la France en ont peur, alors que ceux qui y sont déjà implantés la trouvent attractive.
L’image de la France est donc à la fois erronée et responsable de la baisse des nouveaux projets :
-2005 : 40% des dirigeants appellent de leurs vœux des allègements et assouplissements en matière de fiscalité et de réglementation du travail. Ah bon seulement 40% des dirigeants étrangers pensent que la France doit alléger sa fiscalité et son coût du travail, y compris parmi ceux qui ne veulent pas venir en France ? Intéressant, non ?
D’un autre côté c’est peu et c’est beaucoup, compte tenu que nous avons démontré que le France est le pays d’Europe où le coup d’installation est le plus bas. Sachant, cela on peut se demander d’ou viennent ces 40%. La réponse est simple ils répètent bêtement ce que disent Parisot, Sarkozy, Bertrand, Lefevre.
-2005 assouplir la législation sur le temps de travail 18% des investisseurs. Sans commentaire
-les conflits sociaux sont aussi montrés du doigt alors que nous avons démontré qu’il ya peu de jours de grève en France par rapport à ses concurrents.
Ceux qui à leur seul profit, diffament la France sur sa fiscalité, son coût du travail, ses grèves portent un grave coup à notre économie et sont donc des traites à la nation
Merci l’UMP, et le Medef qui se prétendent patriotes.
Encore une fois, il faut cesser de parler du coût du travail nous l’avons démontré mais il faut commencer à parler du profit généré par le travail et du coût du capital.
En effet, rappelons qu’entre 1995 et 2005 10% du pib de l’époque (1500 milliards) sont passé du travail vers le capital soit 150 milliards, sur la période une moyenne de 75 milliards par année (0 la première année, 150 la dernière). Le travail étant taxé à 60% si cette somme était distribuée aux salariés, elle rapporterait 75*0.6=45 milliards par an, savez vous quel était le déficit public moyen (état+collectivités locales + administrations publiques) à cette période ?
Je vous le donne dans le mille 48,26 milliards par an en moyenne.
Mieux encore, Pib 2006 1800 milliards, 10%= 180 milliards * 0.6 = 106 milliards… largement de quoi commencer à rembourser. Une fois la dette remboursée, l’équivalent de l’impôt sur le revenu sera libéré et à partager entre travailleurs, services publics, patrons et actionnaires. Mais non, on a choisi d’aggraver la dette et de payer indéfiniment, l’équivalent de nos impôts sur le revenu en intérêts. Voilà ce qui alourdi les charges fiscales qui pèsent sur le travail : c’est l’endettement dû au coût du capital.
8) Mais que faut-il faire ?
- Nous l’avons vu, rendre au travail, les 10% que le capital lui a pris, permettrait de réduire les déficits qui pèsent sur la fiscalité et d’augmenter la consommation, génératrice d’emplois et de ressources pour l’état.
- Créer des emplois en France : Borloo l’incroyable neveu du géant vert Sarkozy nous explique qu’il va faire venir des Etats-Unis des centaines de panneaux solaires.
Premièrement, prenant le bateau ces panneaux n’auront plus rien d’écologiques, deuxièmement, en disant aux américains on achète vos panneaux mais vous les fabriquez sur le territoire français, on créé des emplois. Un peu trop compliqué à comprendre pour Borloo.
- Mettre fin à l’assistanat, qui rend ceux qui en bénéficient, oisifs et irresponsables.
Rappelons qui sont les assistés :
b) ceux qui touchent les 10% qui sont passés du capital au travail
c) ceux qui profitent des 100 milliards de la relance pris aux français pour essentiellement deux secteurs qui sont responsables de leur situation, le secteur de l’automobile pour sa surproduction, le secteur bancaire pour sa déontologie et ses prises de risques.
d) ceux qui s'enrichiront grâce au prêt d’état, qui coutera une fortune, aux contribuables en, communication, allègement fiscaux, intérêts, commissions bancaires.
e) Ceux qui s'enrichissent grâce au nucléaire. Mettre fin au nucléaire qui enrichit les rentiers en plus de l’uranium, et le remplacer par les énergies renouvelables, bien plus créatrices d’emplois.
d) ceux qui bénéficient de la mondialisatiion. Il faut relocaliser l’économie, première incidence : fabriquer en France ce qu’on achète à l’étranger. Deuxième incidence : pour le même
chiffre d’affaire une pme créé plus d’emploi qu’une multinationale : moins d’argent dans le transport et le capital, moins d’automatisation, plus d’argent dans la main d’œuvre.
Enfin il faut que les traites à la nation : UMP, MEDEF, Front national cessent de la critiquer et de la diffamer pour toujours
plus culpabiliser et racketter les travailleurs au profit des rentiers oisifs. En effet on constate sur les rapports Ernst et Young, que la plupart des nouvelles implantations sont en fait des
extensions ou des filiales d'entreprises déjà implantées en France alors, que les sondages d'opinion à la fin des rapports démontrent une grande méfiance de la part de ceux qui n'y sont pas
implanté, avec pour aguments tous les clichés rabachés par la droite et le patronat français et dont nous avons démontré ci-dessus qu'ils sont faux.
Le patriotisme ne consiste pas à être raciste et à se mettre au garde à vous dès que sonne la Marseillaise, ni à monter les français les uns contre les autres, mais à se battre ensemble
pour le pays. En ce moment la guerre est économique et ceux qui disent n'importe quoi sur notre pays par cupidité aux dépents de notre économie et du chômage son donc bien des traites à la nation
malgré les leçons de patriotisme qu'ils donnent à longueur de journée sans comprendre le sens de ce mot. Les sdf qui meurent sur nos trottoirs chaque hiver sont leur oeuvre. Ces derniers sont nos
compatriotes, mais la droite et le patronat ne les considèrent pas comme tels.
Sources
Rapports Ernst & Young acctractivité France:
http://www.ey.com/FR/fr/Services/Advisory/Business-Advisory-Services/Archives-index-VF
http://www.minefe.gouv.fr/presse/dossiers_de_presse/090313bilan_afii/bilan_2008_afii.pdf
http://www.acrimed.org/article2415.html
- Aligisakis Maximos, « Typologie et évolution des conflits du travail en Europe occidentale », Revue internationale du travail, Vol. 136, n°1, printemps 1997, pp. 79-101
- Carley Mark, « Évolution de la situation en matière d’actions syndicales - 2000-2004 », site internet de l’OERI (Observatoire européen des relations industrielles), 2005
- Lallement Michel, Sociologie des relations professionnelles, Paris, La découverte, coll. « Repères », 1995 (p. 77, notamment)
- Lecou Robert, député, Rapport d’information sur le service minimum dans les services publics en Europe, Assemblée nationale, 4 décembre 2003 (pp. 58-63, notamment)
- Rehfeldt Udo, « Cycle des grèves et cycle économique », Chronique internationale, IRES, septembre 1995, 2e publication : « Cycle des grèves et cycle
économique », Problèmes économiques, n°2467, 10 avril 1996, pp. 15-19 (p. 18, notamment)
- Reynaud Jean-Daniel, Sociologie des conflits du travail, PUF, 1982 (p. 28, notamment)
- Sirot Stéphane, « Emploi ouvrier, syndicalisation et grèves en Europe occidentale de 1880 à 1970 : entre rapprochements et creusement des singularités », in Cahiers
d’histoire, n°72, « Industrialisation et sociétés. 1880/1970 », 1998, pp. 23-47 (p. 37, notamment)
- Les coûts d’implantation en France sont les plus compétitifs d’Europe. competitive alternatives 2008, KPMG