L'UMP tacle l'UMP

L'UMP le pays où tout le monde s'aime:

1) Prix du tabac: Xavier Bertrand tacle Roselyne Bachelot

2) Grand Paris : le coup de sang de Blanc contre Fillon

3) La violente charge de Juppé contre Sarkozy

4) Copé n'aime pas beaucoup le grand emprunt de Sarkozy

5) Morano à Yade : «soit on se tait, soit on s'en va»

6) Raffarin et 23 sénateurs UMP en croisade contre la réforme de la taxe pro

7) Quand Morano tacle les autres femmes de la majorité

8)  concours de lâcheté et d’inélégance entre Jean-François Copé […] et Jean-Louis Borloo

9) Le coup de sang d'Accoyer contre Copé et l'exécutif

10) Lutte contre la délinquance: "quelque chose n'a pas marché" selon Dati

11) Roms : un député UMP dénonce la politique "ignoble" du gouvernement

12) Le spectre de la division plane sur la rentrée de l'UMP

13) Les amabilités de Patrick Devedjian à Xavier Bertrand

14) Circulaire controversée sur les Roms: Rachida Dati critique Brice Hortefeux

15) La méthode Copé crée un "climat délétère" à l'UMP

16) Pour Rachida Dati, Chantal Jouanno n'a "ni bilan ni idées"

17) Copé assassine Fillon  

 

1) Prix du tabac: Xavier Bertrand tacle Roselyne Bachelot

Liberation 06/10/09

Augmenter le prix du tabac de 10% par an pendant plusieurs années, comme le souhaite la ministre de la Santé Roselyne Bachelot, «c’est trop», a estimé mardi le secrétaire général de l’UMP Xavier Bertrand.

«Franchement je pense qu’il y a des mesures importantes qui ont (déjà) été prises», a déclaré sur LCI M. Bertrand qui avait mis en place l’interdiction de fumer dans les lieux publics en 2007 alors qu’il était ministre de la Santé.

«10% par an pendant je ne sais plus combien d’années c’est trop, je pense qu’il faut aussi bien comprendre que la question du prix n’est pas le meilleur élément pour permettre de diminuer le tabagisme», a ajouté le numéro un de l’UMP.

Mme Bachelot s’est dite vendredi favorable à une augmentation du prix du tabac de 10% par an pendant plusieurs années. Cette proposition, qui a provoqué la colère des buralistes, a été désapprouvée par plusieurs députés UMP.

(Source AFP)

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2) Grand Paris : le coup de sang de Blanc contre Fillon

S.L. (lefigaro.fr) avec AFP 30/09/2009

Christian Blanc, secrétaire d'Etat au Développement de la Région capitale.

Le secrétaire d'Etat en charge du Grand Paris est furieux des modifications apportées à son projet par le premier ministre et demande qu'on reprenne ses propositions. Matignon refuse et maintient son arbitrage.

Christian Blanc défie François Fillon. Le secrétaire d'Etat au Développement de la Région capitale a rendu publique mercredi une lettre dans laquelle il accuse le premier ministre de n'avoir pas respecté son travail sur le Grand Paris souhaité par Nicolas Sarkozy, qui lui a confié ce seul dossier en le nommant au gouvernement.

En cause, le projet de loi, qui définit une série de grandes orientations pour la région parisienne. Fin août, Christian Blanc a remis à Matignon une série de propositions issues de ses travaux au niveau interministériel. Mais les services du premier ministre ont corrigé sa copie avant de la transmettre au Conseil d'Etat, qui doit valider le principe de la loi avant son vote.

«Ma surprise fut grande ce matin de lire un texte transmis au Conseil d'Etat s'écartant de façon très substantielle des conclusions de la réunion interministérielle du 25 septembre et introduisant même dans le texte des dispositions -jamais discutées- portant atteinte à l'économie générale du projet de loi au point de risquer de le rendre incohérent avec toute l'action que j'ai conduite depuis dix-huit mois», écrit Christian Blanc, qui a transmis une copie de sa lettre au secrétaire général de l'Elysée, Claude Guéant.

Fillon avait tenté de déminer le dossier

Très remonté, le secrétaire d'Etat lance ensuite au chef du gouvernement : «J'estime que le document transmis à votre cabinet [...] est le seul document qui puisse être transmis au Conseil d'Etat». Avant de conclure : «Je vous demanderais de surseoir à la transmission au Conseil du document amendé par votre cabinet sous sa seule responsabilité». Un ton qu'on emploie plutôt envers un subordonné, tempéré cependant d'un «fidèlement» ajouté à la main à la fin de la lettre.

Parmi les griefs détaillés par Christian Blanc, «le champ de la loi» qui porte, selon lui, «atteinte à la décentralisation dans le domaine des transports». Ensuite, sur «les procédures de consultation du public», il fait valoir que la rédaction finale «n'a fait l'objet d'aucune discussion préalable». Enfin, il regrette que ne figure pas dans le texte «la clarification de l'articulation du rôle de la société du Grand Paris et des compétences du préfet de région».

François Fillon s'est emparé du dossier Grand Paris à la rentrée, notamment pour déminer le terrain, suite à un tollé d'élus de gauche comme de droite, qui accusaient Christian Blanc d'avoir mal mené la concertation. Ils reprochaient également à son texte final d'être trop «recentralisateur» et trop centré sur des «procédures d'exception». C'est dans ce sens que Matignon avait tenté de remanier le texte, en ajoutant par exemple que le futur réseau de transport devra être «établi après concertation avec les collectivités territoriales».

Après son coup d'éclat, Christian Blanc a fait savoir par son cabinet qu'il n'était «ni de près ni de loin question» que celui-ci «démissionne». Quant à François Fillon, son entourage explique qu'il ne lâchera pas. «Le texte qui a été transmis au Conseil d'Etat est celui qui a été arbitré par le premier ministre. C'est la règle», assure un proche. Selon lui, François Fillon aurait appelé Christian Blanc depuis. On ignore ce que les deux hommes ont bien pu se dire.

» INTERVIEW - Christian Blanc : Le Grand Paris sera financé par emprunt

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3) La violente charge de Juppé contre Sarkozy

S.L. (lefigaro.fr) avec agences 07/10/2009
Photo Figaro.

Déçu par la réforme territoriale, l'ancien premier ministre est également très critique sur la suppression de la taxe professionnelle, qu'il qualifie de «provocation».

L'élu local Alain Juppé laisse éclater sa colère. Dans un entretien à Sud-Ouest, jeudi, le maire de Bordeaux se livre à une charge inattendue contre les réformes territoriales du gouvernement... et contre Nicolas Sarkozy.

En cause : les réformes des territoires et des collectivités locales. Interrogé sur le projet de réforme territoriale, qui se mettra en place après les régionales, le maire de Bordeaux estime ainsi que «ce n'est pas un bouleversement». Et ajoute aussitôt : «C'est toujours pareil avec Sarkozy, on vous dit que c'est une rupture avec tout ce qu'on a fait par le passé...» Mais pour lui, cette réfome n'est qu'«une transition».

Puis il tacle encore plus fort. «Il n'y a qu'un point dur qui semble pour le président de la République non négociable : c'estl'élection des conseillers territoriaux. Ce sera un changement très profond, justifié par deux motifs. Le premier, quelque peu démagogique, est de diminuer le nombre d'élus ; ce qui fait toujours plaisir».

Alain Juppé regrette notamment le peu de transferts réels de compétences entre départements et agglomérations, d'un côté, et entre communes et communautés de communes, de l'autre. «On n'aura donc pas le système des villes, fonctionnant comme des arrondissements à la parisienne, par rapport à la communauté urbaine qui devenait la collectivité de référence. À mon avis, on va en rester à un système peu différent de ce qu'il est», estime ainsi l'ancien locataire de Matignon.

«C'est tout de même se foutre du monde»

Autre raison de sa colère : dans la réforme de la taxe professionnelleet ses conséquences en terme de perte de fonds pour les communes. Pour Alain Juppé, dans ce dossier, «le gouvernement cherche la provocation», rien de moins.

Selon lui, «le président Sarkozy avait promis une compensation euro par euro mais il avait oublié de dire pendant un an». Donc, dès la deuxième année de la réforme, la communauté urbaine de Bordeaux devrait perdre plusieurs millions. «C'est tout de même se foutre du monde», assène même Alain Juppé.

Dans un tout autre registre, le maire de Bordeaux a également détoné. Interrogé mercredi sur France Info à propos du procès Clearstream, Alain Juppé a expliqué qu'il éprouvait «bien sûr» de la compassion pour Dominique de Villepin, avec qui il a «des relations d'amitié anciennes et qui sont intactes». L'ancien premier ministre fut en effet son directeur de cabinet lorsqu'il était ministre des Affaires étrangères du gouvernement Balladur (1993-1995).

Interrogé sur l'usage par le chef de l'Etat du terme de «coupables» pour désigner les prévenus de l'affaire Clearstream, Alain Juppé a rappelé que «la présomption d'innocence est un fondement de tout état de droit de toute démocratie». Avant d'ajouter : «Je pense que globalement ce déballage est mauvais pour tout le monde».

La charge d'Alain Juppé a fait réagir Luc Chatel, porte-parole du gouvernement. «J'ai beaucoup de respect pour Alain Juppé mais je n'ai pas vraiment le sentiment que le président de la République se moque du monde», a-t-il expliqué au sortir du Conseil des ministres, évoquant «deux décisions difficiles, courageuses, qui sont, l'une, de réformer en profondeur notre système d'organisation territoriale. Et deuxième décision difficile, c'est la question de la taxe professionnelle, avec un objectif: améliorer la compétitivité de notre industrie».

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4) Copé n'aime pas beaucoup le grand emprunt de Sarkozy

Libération25/10/2009 à 16h12

Le patron des députés UMP se dit inquiet de l'envolée de la dette publique.

Le patron des députés UMP, Jean-François Copé (© AFP Philippe Huguen)

Le président du groupe UMP à l'Assemblée nationale, Jean-François Copé, a affirmé dimanche qu'"avant de se précipiter sur un grand emprunt", on pourrait identifier de possibles économies budgétaires, notamment parmi les 65 milliards d'euros annuels d'aides aux entreprises.

Invité de Canal+, M. Copé a expliqué qu'"il va falloir commencer à voir comment on désendette le pays et on réduit les déficits", alors que le déficit public de la France doit atteindre 8,5% du PIB en 2010 et sa dette publique 84% du PIB.

"Je dis aujourd'hui: +attention avant de se précipiter sur un grand emprunt+, on peut peut-être faire des économies, on donne 65 milliards d'euros d'aide aux entreprises par an, peut-être qu'on peut réexaminer ces 65 milliards", a déclaré l'ancien ministre du Budget, citant aussi la piste des "niches fiscales".

Il a ajouté, à propos du grand emprunt annoncé par Nicolas Sarkozy, qu'il était "toujours inquiet par les formules trop rapides".

Interrogé sur les 141 milliards d'euros de déficit budgétaire prévus pour 2009 (avant 116 en 2010), il a estimé qu'"on ne peut pas faire beaucoup mieux en période de crise".

A propos du compromis trouvé entre UMP et gouvernement à l'Assemblée nationale sur la réforme de la taxe professionnelle (TP), M. Copé a jugé qu'il s'agissait d'un "bon équilibre".

Selon lui, le groupe UMP "a bien fait de reculer" pour l'amendement sur les PME "parce qu'il s'agissait d'exonérer les toutes petites entreprises, ce qui nous fait quand même de l'emploi".

Mais "il y a des domaines dans lesquels le gouvernement a reculé", a-t-il souligné, faisant allusion à la péréquation et à la territorialisation de la TP. Au total "c'était du 50-50" avec le gouvernement, "ça s'appelle un bon accord", a-t-il conclu.

(Source AFP)

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5) Morano à Yade : «soit on se tait, soit on s'en va»

B.F. (lefigaro.fr) avec AFP01/11/2009

La secrétaire d'Etat à la Famille tacle sa collègue des Sports et lui reproche de ne pas se montrer suffisamment «collective».

 Jean-Pierre Chevènement avait popularisé la formule : «un ministre, ça ferme sa gueule, si ça veut l'ouvrir, ça démissionne». Dimanche, Nadine Morano l'a reprise à son compte pour tacler les prises de position singulières et répétées de sa collègue des Sports, Rama Yade. «Quand on n'est pas d'accord avec la politique menée par le gouvernement, c'est simple : "où on ferme sa gueule, ou on démissionne", vous connaissez l'adage», a-t-elle déclaré. «Lorsqu'on n'est pas d'accord, on fait un choix, soit on se tait, soit on s'en va», a-t-elle insisté.

Interrogée par Canal+, Nadine Morano réagissait au vote cette semaine à l'Assemblée nationale d'un amendement qui doit conduire à la suppression des avantages fiscaux aux sportifs de haut niveau, liés au «droit d'image collectif». Les ministres de la Santé et du Budget, Roselyne Bachelot et Eric Woerth, y avaient accordé leur soutien. Mais Rama Yade s'était distinguéeen publiant un communiqué où elle qualifiait cette suppression de «dangereuse», et appelait au maintien de la disposition jusqu'en 2012.

Si Xavier Bertrand, secrétaire général de l'UMP, s'était également prononcé contre, l'attention est restée focalisée sur la benjamine du gouvernement. Son récent commentaire sur la nomination à l'Epad de Jean Sarkozyavait déjà donné lieu à un cafouillage. Par le passé, elle s'était déjà élevée contre la visite en France du Guide Suprême libyen Muammar Kadhafi. Certes, cette volonté d'indépendance contribue à en faire une des politiques préférées des Français. Mais elle agace. «Rama Yade va dans le sens de l'opinion publique et de sa propre clientèle. Ce n'est pas très courageux», déclarait cette semaine Eric Woerth.

Sur Canal+, Nadine Morano est également revenue sur la constitution des listes aux élections régionales. Sa collègue, élue de Colombes, souhaitait en effet vivement se présenter dans les Hauts-de-Seine. «Quand vous faites de la politique, vous le faites dans une stratégie collective, notamment d'ailleurs, en ce qui concerne les régionales», lui a rappelé Nadine Morano. Dans ce cas, il faut mettre «le meilleur joueur là où il doit être, à sa place». Autrement dit, dans le Val-d'Oise, où Rama Yade est pressentie pour être, contre son gré, en deuxième position de la liste UMP.

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6) Raffarin et 23 sénateurs UMP en croisade contre la réforme de la taxe pro

Libération01/11/2009 à 09h09 (mise à jour à 11h54)

Comme Alain Juppé et François Balladur avant lui, l'ancien Premier ministre fustige une mesure «ni claire ni juste». Il annonce dans une tribune au JDD avec 23 autres sénateurs UMP qu'il ne votera pas la réforme en l'état.

L'ancien Premier ministre Jean-Pierre Raffarin ainsi que 23 autres sénateurs UMP annoncent qu'ils «ne voteront pas en l'état» la réforme de la taxe professionnelle présentée par le gouvernement, dans le Journal du Dimanche.

«La réforme de la taxe professionnelle, actuellement proposée par l'exécutif, ne peut être votée en l'état», affirment ces sénateurs dans une tribune intitulée "Pourquoi nous ne voterons pas la réforme en l'état".

«Si le volet "allègement fiscal" pour les entreprises ne nous pose pas de problème et peut donc être voté rapidement, en revanche le travail relatif au volet territorial de la réforme n'est pas achevé», expliquent les signataires, emmenés par Jean-Pierre Raffarin.

«Donner le temps nécessaire aux réformes»

«L'actuelle proposition n'est ni claire, ni juste, ni conforme à nos convictions d'élus enracinés», expliquent-ils pour justifier leur hostilité à cette réforme souhaitée par le président Nicolas Sarkozy. Ils qualifient de «profonde et légitime» «l'inquiétude de tous les élus qui à la tête de leurs collectivités territoriales sont les premiers investisseurs du pays».

«Le principe de réalité nous conduit à penser qu'il est nécessaire de voter d'abord la réforme des collectivités territoriales, puis la réforme de la taxe professionnelle», ajoutent-ils. Selon eux, «les élus ont besoin des simulations financières et fiscales que Bercy est dans l'impossibilité de fournir dans les délais impartis».

Les élus proposent par ailleurs «un amendement visant à donner le temps nécessaire au bon ordre des réformes» et demandent «des simulations avant des décisions».

Ressource essentielle des collectivités locales

Jean-Pierre Raffarin avait estimé mercredi qu'il n'y avait «pas de majorité au Sénat pour voter la réforme de la taxe professionnelle». Le texte a été voté la semaine dernière par l'Assemblée nationale, au terme d'un sérieux bras de fer avec le gouvernement.

La réforme doit se traduire par des allègements d'impôts de 11,7 milliards d'euros pour les entreprises en 2010 et modifier le financement des collectivités, pour lesquelles elle est une ressource essentielle.

L'ancien Premier ministre Edouard Balladur avait jugé mercredi qu'il n'aurait pas fallu mener la réforme de la taxe professionnelle «en même temps» que la réforme territoriale. «On ne peut pas faire une véritable réforme fiscale avant de savoir quelles sont les compétences de chacun des niveaux de collectivités territoriales (...). Il faut d'abord fixer la règle du jeu entre elles avant de savoir comment on va leur affecter ce qui va remplacer la taxe professionnelle», avait-il jugé.

(Source AFP)

Libération

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7) Quand Morano tacle les autres femmes de la majorité

F.G. avec M.B. (lefigaro.fr) 03/11/2009

Rama Yade, accusée ce week-end de ne pas jouer assez «collectif», n'est pas la première à subir les foudres de la secrétaire d'Etat chargée de la Famille, habituée des phrases décapantes. Tour d'horizon.

• Morano «la castafiore» et «la vulgarité» d'Amara

En décembre 2007, le torchon brûle entre les deux femmes ministres. Nadine Morano est la première à lancer les hostilités, en jugeant que «Fadela Amara au gouvernement, cela montre les limites du casting à la Fogiel». Réponse quelques jours plus tard de l'intéressée : «J'ai tendance à croire que Nadine Morano, c'est la Castafiore». «Elle est sympa mais elle énerve tout le monde et tout le monde la fuit». Ce a quoi Nadine Morano rétorque : les «écarts de langage [de Fadela Amara], ses dérapages verbaux, sa vulgarité, font partie de son personnage. Mais quand on a la chance et l'honneur d'être ministre de la République, on ne dit pas ‘à donf'. Reproduire au plus haut niveau de l'Etat de tels codes de langage, c'est emprisonner les jeunes dans ces codes». Moi aussi, j'ai grandi dans une cité (…), chez moi, il y avait des cafards qui grimpaient sur les murs. Mais je m'en suis sortie».

Morano et la « confusion » de Boutin sur les mères porteuses

Le 28 juin 2008, c'est au tour de la ministre du Logement Christine Boutin prise pour cible par Nadine Morano. Cette dernière déplore la «confusion» de sa collègue dans le débat sur les mères porteuses. Opposée à la légalisation de la «gestation pour autrui», Christine Boutin avait critiqué la position de Nadine Morano, elle-même en faveur d'un cadre légal pour les mères porteuses. Tenace, la secrétaire d'Etat à la Famille s'était alors dit prête à porter l'enfant de sa fille si celle-ci souffrait d'une malformation utérine, qualifiant la réaction de sa collègue de «passionnée». Avant d'ajouter : «Je ne donne pas à Christine Boutin le monopole des convictions religieuses».

• Morano et les ministres «d'origine maghrébine ou africaine»

Interrogée le 17 décembre 2008sur France Info sur la situation de Rachida Dati et Rama Yadeau sein du gouvernement, Nadine Morano explique alors que les ministres issus de la diversité doivent «en faire plus que les autres». «On n'est pas protégé parce qu'on est d'origine maghrébine ou africaine. On doit (faire) comme les autres, et je dois dire même, plus que les autres», ajoute-t-elle.

• Morano conseille à Yade de la «fermer» ou de «démissionner»

Rama Yade s'attire les foudres de sa collègue en critiquant la suppression des avantages fiscaux aux sportifs. «Quand on n'est pas d'accord avec la politique menée par le gouvernement, c'est simple : ou on ferme sa gueule, ou on démissionne, vous connaissez l'adage», lance Nadine Morano le 1er novembre 2009sur Canal +. (Voir la vidéo) «Lorsqu'on n'est pas d'accord, on fait un choix, soit on se tait, soit on s'en va», insiste-t-elle. La secrétaire d'Etat à la Famille critique également l'attitude de la benjamine du gouvernement, qui a renâclé à se présenter aux régionales dans le Val d'Oise, afin de poursuivre son implantation dans les Hauts-de-Seine. «Quand vous faites de la politique, vous le faites dans une stratégie collective, notamment d'ailleurs, en ce qui concerne les régionales».

8)  concours de lâcheté et d’inélégance entre Jean-François Copé […] et Jean-Louis Borloo

http://www.francesoir.fr/politique/nkm-prend-du-galon.54510

De simple secrétaire d’Etat, Nathalie Kosciusko-Morizet a été propulsée dimanche rien moins que numéro quatre du gouvernement à la faveur du remaniement. A 37 ans, elle hérite en effet du ministère de l’Ecologie, du Développement durable, des Transports et du Logement, un vaste portefeuille jusque-là occupé par Jean-Louis Borloo.

Cette promotion a sans doute un goût de revanche pour NKM : alors qu’elle était secrétaire d’Etat à l’Ecologie en avril 2008, elle s’était violemment heurtée à son ministre de tutelle de l’époque, après avoir dénoncé dans une interview un « concours de lâcheté et d’inélégance entre Jean-François Copé […]et Jean-Louis Borloo » lors du débat parlementaire sur les OGM. La charge lui avait valu de se faire taper sur les doigts par le Premier ministre François Fillon, qui l’avait contrainte à s’excuser publiquement. Peu après, sa bise devant les caméras à José Bové, altermondialiste et militant condamné pour ses combats anti-OGM, n’avait pas aidé à redorer son blason au sein de l’UMP.

Quelques mois plus tard, cette spécialiste des dossiers environnementaux était donc exfiltrée du ministère de l’Ecologie pour devenir secrétaire d’Etat à l’Economie numérique. Un désaveu, même si la polytechnicienne en a profité pour peaufiner son statut de « ministre 2.0 », en annonçant notamment sa deuxième grossesse sur Twitter. Depuis, cette ancienne conseillère de Jacques Chirac à l’Elysée – qui, enfant, voulait devenir général d’Empire ou… fleuriste – est visiblement revenue en grâce aux yeux de Nicolas Sarkozy.

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9) Le coup de sang d'Accoyer contre Copé et l'exécutif

06/04/2010 à 19h18

http://www.liberation.fr/politiques/0101628789-le-coup-de-sang-d-accoyer-contre-cope-et-l-executif?y=1

Le président de l'Assemblée nationale, Bernard Accoyer, au conseil national de l'UMP, le 30 janvier. (Gonzalo Fuentes / Reuters)

Il n’est pas un homme de coups d’éclat. Pourtant, le président de l’Assemblée nationale, Bernard Accoyer (UMP), n’a pas fait dans la dentelle, ce mardi, très sévère à l’égard de l’exécutif, comme du patron des députés UMP, Jean-François Copé. Une nouvelle répartition des rôles à l'origine, selon lui, de «confusions institutionnelles».

«L’équilibre institutionnel est malmené et crée une confusion dommageable pour la lisibilité de l’action, pour sa continuité», a devéloppé Accoyer, à l’issue de la conférence des présidents, qui fixe l’agenda hebdomadaire de l’Assemblée nationale. Au point de sembler un peu perdu sur «le rôle institutionnel dévolu à chacun, chacun dans l’exécutif, mais aussi le rôle des partis politiques et des groupes politiques».

Suite du diagnostic: «L’exécutif fonctionne de façon inhabituelle sous la Ve, le président de la République n’est pas l’arbitre ultime, le gouvernement a une marge de manoeuvre restreinte et son autorité sur le groupe majoritaire est restreinte.»

Plus que l’exécutif, c’est le très actif président du groupe UMP à l’Assemblée qui se trouve dans la ligne de mire d’Accoyer. Jean-François Copé multiplie les initiatives. Comme sur la réforme des retraites pour laquelle il a mis en place sa propre commission de réflexion composée d’une centaine de députés UMP et Nouveau centre ou sur le voile intégral - il avait court-circuité les travaux de la mission parlementaire pour dégainer son propre texte.

«Très critique, très dur, très sévère»

«Copé est dans (la même) situation (que) les autres pôles de nos institutions. Ils ne sont pas centrés exclusivement sur le rôle que leur dévoluent nos institutions», tacle Accoyer. Il accuse le groupe majoritaire de conduire «son action à la façon d’un parti politique, défrichant telle question avant même qu’un projet de loi soit déposé et même, sans projet de loi, sur les problèmes de société».

Répliquant à cette charge, Copé a jugé Accoyer «très critique, très dur, très sévère»... à l’égard du tandem Sarkozy/Fillon:«Moi je ne partage pas ce point de vue. Je l’ai trouvé beaucoup trop sévère à l’endroit de l’exécutif.» Et de jouer les bons élèves de l’exécutif: «Je le regrette un peu parce qu’on a un président de la République et un gouvernement qui sont très mobilisés, très engagés. La période est difficile, au lendemain de cette défaite électorale. Objectivement, j’ai trouvé cette critique extrêmement dure et même injuste. Mais c’est respectable, c’est son avis.»

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10) Lutte contre la délinquance: "quelque chose n'a pas marché" selon Dati

http://www.lexpress.fr/actualites/1/lutte-contre-la-delinquance-quelque-chose-n-a-pas-marche-selon-dati_910755.html

L'ex-garde des Sceaux Rachida Dati estime que "quelque chose n'a pas marché" dans la lutte contre la délinquance, dans une interview à paraître vendredi dans le magazine féminin Grazia, où elle critique à mots à peine voilés le ministre de l'Intérieur Brice Hortefeux.

 

"C'est vrai qu'une majorité de Français a le sentiment que la délinquance a augmenté (...) Quelque chose n'a pas marché. Depuis trois ans, les atteintes aux personnes augmentent et elles sont encore plus violentes qu'avant", estime l'eurodéputée UMP, qui épargne cependant Nicolas Sarkozy.

"Il est président de la République mais pas ministre de l'Intérieur! Le ministre de l'Intérieur (Brice Hortefeux) doit être parmi les Français, en soutenant fermement et clairement les forces de l'ordre et la justice. Est-il normal que l'on menace des policiers de mort, que l'on tire dessus à balles réelles ? Que certains d'entre eux soient obligés de changer de lieu d'affectation pour leur sécurité et celle de leur famille ? On est tout de même dans un Etat de droit, une démocratie", poursuit-elle.

"Il faut mettre en place une réelle politique de prévention de la délinquance, revoir la politique d'intégration, se préoccuper concrètement des cent mille jeunes qui sortent tous les ans du système scolaire sans qualification ni formation et aider les familles en difficulté", ajoute l'ancienne ministre de la Justice, qui veut se rendre "à la rentrée" dans de "nombreux quartiers populaires", notamment à Grenoble "fin septembre".

Interrogée sur la polémique autour des propos tenus par Brice Hortefeux à l'université d'été de l'UMP à Seignosse (Landes) en 2009, qui lui ont valu une condamnation en correctionnelle pour une "injure raciale", la maire du VIIème arrondissemnet de Paris déclare : "J'ai été choquée. Il y a un recours (Brice Hortefeux a fait appel, ndlr). Attendons la décision définitive de la justice".

Grazia précise que l'entretien a été réalisé le 27 juillet, c'est-à-dire avant le discours de M. Sarkozy à Grenoble.

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11) Roms : un député UMP dénonce la politique "ignoble" du gouvernement

LEMONDE.FR avec AFP | 14.08.10 | 12h06  •  Mis à jour le 15.08.10 | 19h37

http://www.lemonde.fr/societe/article/2010/08/14/evacuation-d-un-camp-de-roms-a-montreuil_1398960_3224.html#xtor=AL-32280308

 

L'évacuation d'un camp de Roms à Montreuil, samedi 14 août.

L'évacuation d'un camp de Roms, samedi 14 août à Montreuil, a été vivement dénoncée par le député villepiniste Jean-Pierre Grand (UMP), qui estime que la "politique de démembrement des camps illégaux tournait à l'ignoble". Soixante-dix personnes, dont une vingtaine d'enfants, ont été évacuées par la police tôt dans la matinée de samedi. Les seize hommes présents ont été interpellés lors de cette opération avant d'être relâchés en fin de journée avec obligation de quitter le territoire. L'association RESF (Réseau éducation sans frontières) affirme que "des rappels à la loi" ont été adressés aux deux personnes interpellées qui étaient venues en aide aux personnes évacuées.

"RAFLES"

"Peut-on être un député de la République et laisser faire cela sans réagir quand on découvre que les forces de l'ordre, intervenant très tôt le matin, trient les familles, les hommes d'un côté, les femmes et enfants de l'autre, avec menace de séparer les mères et les enfants?", s'est insurgé Jean-Pierre Grand, qui avait déjà appeléNicolas Sarkozy "à revoir sa politique" en matière d'accueil des gens du voyage dans une lettre adressée au président au début du mois d'août.

"Tous les Républicains ne pourront que condamner ces méthodes qui rappellent les rafles pendant la guerre", a ajouté le député de l'Hérault, qui appelle à la démission du préfet de Seine-Saint-Denis, Christian Lambert. L'ancien patron du RAID a été nommé en avril à ce poste par Nicolas Sarkozy.

Pour Jean-PierreGrand, ce genre d'opération"ne règle pas le problème car ces familles, après quelques jours d'errance, se regroupent à nouveau". Dans un contexte d'expulsions répétées dans toute la France, des Roms de Montreuil avaient en effet déjà été expulsés d'une maison à l'abandon le 30 juillet. Sous l'impulsion du ministre de l'intérieur, Brice Hortefeux, le gouvernement prévoit de démanteler 300 des 600 camps ou squats illégaux d'ici au mois d'octobre. Jusqu'ici, une quarantaine de démantèlements concernant environ 700 adultes et enfants ont eu lieu, selon la place Beauvau.

BOUTIN S'OPPOSE À "LA STIGMATISATION DE TELLE OU TELLE COMMUNAUTÉ"

Plusieurs autres reponsables politiques ont réagi, dimanche. Dans un entretien accordé auParisienChristine Boutin a soutenu que "la stigmatisation de telle ou telle communauté exacerb[ait] la violence". L'ancienne membre du gouvernement s'est montrée très critique à l'égard des annonces sécuritaires du président."Les déclarations de circonstances sont toujours mauvaises", a-t-elle souligné. Sur la proposition de l'Elysée de déchoir de nationalité les auteurs de certains crimes, Mme Boutin a rappelé que"tous les textes existent déjà, et ils sont difficilement applicables. De telles déclarations vont créer une instabilité chez nos compatriotes".

Le président du Parti de gauche, Jean-Luc Mélenchon, a décrié les "pratiques barbares" et la "politique discriminatoire" du gouvernement. Dans le même temps, les Verts ont appelé "tous les élus de la République, tous les citoyens à s'opposer à ces expulsions de la honte". Les Roms, souligne le parti dans un communiqué,"ont les mêmes droits que les autres résidents européens, sauf une restriction au niveau du droit du travail. Cette restriction prendra fin en 2014""Cette démonstration de force du gouvernement n'a aucune efficacité et n'a qu'une visée politicienne : rassurer les électeurs d'extrême droite déçus par Sarkozy en vue de l'élection présidentielle", estime-t-il.

Mais puisque l'UMP vous dit que l'UMP est nul, sachez-le

12) Le spectre de la division plane sur la rentrée de l'UMP

LEMONDE.FR | 06.09.10 | 13h01  •  Mis à jour le 06.09.10 | 18h30

Depuis quelques jours, l'UMP peine à parler d'une seule voix. Aux critiques d'une partie des ténors de la droite, d'Alain Juppé à Jean-Pierre Raffarin, contre le virage sécuritaire amorcé au cours de l'été, ont succédé des querelles sur la direction même à donner au mouvement.

DIVISIONS AUSSI SUR LE FOND

Au-delà des querelles de personnes, le débat monte au sein de la majorité sur des questions de fond. Nicolas Sarkozy arbitre, lundi 6 septembre, entre les trois projets de loi sur la déchéance de nationalité proposés par trois ministres (Eric Besson, Brice Hortefeux et Michèle Alliot-Marie), une loi dont la constitutionnalité risque d'être mise en question si elle va trop loin.

Les hausses d'impôts font également l'objet de querelles au sein du parti. Xavier Bertrand a dû marteler son opposition à toute augmentation, après les déclarations du ministre du budget, François Baroin, sur la perspective d'une hausse en 2013. Au sein des parlementaires, les "rigoristes", qui souhaitent que le gouvernement assume une politique de rigueur, continuent de se faire entendre. Et même le secrétaire général de l'Elysée, Claude Guéant, évoque désormais une évolution du bouclier fiscal.

Samedi 4 septembre, Jean-François Copé, chef du groupe UMP à l'Assemblée, accompagné d'ex-chiraquiens (son bras droit Christian Jacob, le ministre du budget François Baroin, celui de l'agriculture Bruno Le Maire) ont publié dans Le Figaro une tribune (lien payant) appelant à "redynamiser" l'UMP en vue de 2012.

XAVIER BERTRAND DANS LE COLLIMATEUR

Une attaque en règle contre Xavier Bertrand, le secrétaire général du parti, qui remet son mandat en jeu en novembre. Un mandat qui intéresse Jean-François Copé. Mais la tribune constitue aussi une manière de critiquer l'Elysée, accusé de piloter à distance la vie du parti et d'y interdire tout débat interne, faisant passer la majorité pour un parti godillot uniquement voué à relayer la communication gouvernementale.

Même offensive de la part de Patrick Devedjian, ex-secrétaire général de l'UMP et ministre de la relance, qui livre, dans Le Parisien de dimanche 6 septembre, une interview en forme de réquisitoire du mandat de son successeur Xavier Bertrand : "Je n'ai pas le sentiment que ça aille très fort" au sein du parti, estime-t-il, affirmant que "mettre l'UMP à la remorque du gouvernement, c'est l'éteindre. L'UMP doit être devant, même si cela comporte des risques."Quant à Xavier Bertrand, il est présenté par M. Devedjian comme "un gentil organisateurs deClub Med".

Patrick Devedjian, qui en appelle à la figure de l'UMP d'avant 2007 sous la direction de Nicolas Sarkozy, donne son satisfecit à Jean-François Copé, qui a "montré son savoir-faire à la tête du groupe parlementaire". Et critique également la surenchère sécuritaire, estimant que "si l'UMP avait organisé le débat, on aurait sans doute évité les excès verbaux des uns ou des autres, qui ont porté tort au gouvernement".

LES CENTRISTES CONTRE LA POLITIQUE SÉCURITAIRE

Ces critiques viennent s'ajouter à celles que portent depuis le discours de Grenoble les tenants de l'aile centriste, "girondine" et républicaine de la majorité : Gérard Larcher, président du Sénat, Jean-Pierre Raffarin, mais aussi et surtout Alain Juppé. Ce dernier a une nouvelle fois affiché son indépendance, dimanche, au Grand Jury RTL-LCI-Le Figaro. Le maire de Bordeaux n'a pas hésité à fustiger le projet de loi sur la déchéance de nationalité, jugeant qu'il s'agissait "d'un acte extrêmement grave" et remettant en question le bien-fondé même de la démarche, dont il s'est dit incertain que "cela apporte grand-chose".

Pire, Alain Juppé a été jusqu'à remettre en question l'opportunité du virage sécuritaire d'août. S'il reconnaît "un vrai problème" d'insécurité en France, le maire de Bordeaux s'interroge : "Faut-il pour autant surmédiatiser ce problème ? Donner l'impression que l'on s'en sert pour repiquer des voix sur l'extrême droite ? Je n'en suis pas sûr. (…) Pourquoi en rajouter dans la production législative ? Tous les matins on nous annonce une nouvelle loi sécuritaire. Appliquons celles qui existent."

Yves Jégo, vice-président du parti radical, avait également rejoint, la semaine dernière, Jean-François Copé pour dénoncer, dans une interview à L'Express.fr, le manque de propositions, "de dynamisme et d'audace" de l'UMP. Il dénonce également le virage sécuritaire, fustigeant des"exagérations" qui ne correpondent pas "à l'équilibre au sein de la majorité".

Là encore, la critique est double : à la fois contre la stratégie élyséenne de reconquête de l'électorat populaire par un durcissement du discours sécuritaire, qui semble ne pas porter ses fruits, et contre la tentation d'une partie de l'UMP regroupée dans le collectif "droite populaire", d'imposer ce raidissement à l'ensemble du parti.

INQUIÉTUDES

Les divisions qui s'emparent de l'UMP traduisent aussi l'inquiétude croissante qui habite la majorité. De l'affaire Woerth à la difficile réforme des retraites, en passant par la perspective duremaniement gouvernemental annoncé pour novembre, la rentrée 2010 est la plus difficile pour la majorité depuis 2007. A deux ans de la présidentielle, la majorité fait le constat de l'impopularité chronique du chef de l'Etat, s'inquiète pour son avenir et se cherche des recours. Parmi lesquels Jean-François Copé, qui n'a jamais fait mystère de ses ambitions et ne rechigne pas à afficher sa singularité face à l'Elysée.

Dimanche, le premier carré des sarkozystes a sonné la trêve. Evoquant la "maladie mortelle" de la division, le maire de Nice, Christian Estrosi, a appelé, dimanche 5 septembre, au"rassemblement" derrière Xavier Bertrand, et réclamé "une famille politique qui soutienne le président de la République".

Un message relayé, lundi 6 septembre, par le porte-parole du parti, Frédéric Lefebvre, pour qui il est normal "qu'il y ait parfois des différences de stratégie ou de sensibilité", mais qui appelle "au respect" au sein de la majorité.  Les députés UMP seront reçus mercredi à l'Elysée, à la veille du passage de François Fillon dans l'émission "A vous de juger", sur France 2. Aux dernières nouvelles, le premier ministre pourrait bien demeurer en place à l'issue du remaniement.

Samuel Laurent

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13) Les amabilités de Patrick Devedjian à Xavier Bertrand

LEMONDE.FR | 05.09.10 | 15h20  •  Mis à jour le 05.09.10 | 18h28

 

http://www.lemonde.fr/politique/article/2010/09/05/les-amabilites-de-patrick-devedjian-a-xavier-bertrand_1407077_823448.html

Le ministre de la relance et ex-secrétaire général de l'UMP, Patrick Devedjian, tire à boulets rouges sur le patron du parti présidentiel Xavier Bertrand, présenté comme "un gentil organisateur du Club Med", dimanche dans une interview au Parisien. Pour M. Devedjian, un bon secrétaire général est "un agitateur d'idées qui sait s'entourer d'une équipe diverse et arrive à rassembler la diversité en se projetant vers l'avenir""Un parti politique, ce n'est pas le Club Med. On n'a pas besoin de gentils organisateurs !", lance l'ancien dirigeant de l'UMP.

"Je n'ai pas le sentiment que ça aille très fort en ce moment, insiste-t-il. Mettre l'UMP à la remorque du gouvernement, c'est l'éteindre. L'UMP doit être devant, même si cela comporte des risques". Et comme on l'interroge sur la possibilité d'un départ de M. Bertrand de son poste, il ironise : "Ce serait tout de même dommage qu'il quitte l'UMP avant d'avoir atteint l'objectif des 500 000 adhérents qu'il s'est fixé. Je n'imagine pas cela ! Or, il semblerait qu'on en soit encore loin".

Selon lui, Nicolas Sarkozy n'attend pas de l'UMP qu'il soit un parti docile. "Quand j'étais secrétaire général, il y avait des confrontations, voire des polémiques. (...) Je me suis parfois fait tirer les bretelles, ce n'était pas toujours confortable, mais au moins il y avait des débats. Il n'y en a plus", regrette-t-il. "Du coup, on a vu monter en puissance le groupe parlementaire. L'UMP ayant créé une sorte de dépression,Jean-François Copé a su occuper le terrain", ajoute le ministre, estimant que ce dernier a"montré son savoir-faire à la tête du groupe parlementaire""Pour qu'un parti soit attractif, il doit être vivant. Sur la sécurité, si l'UMP avait organisé le débat, on aurait sans doute évité ces excès verbaux des uns ou des autres qui ont porté tort au gouvernement et à la majorité. C'est dommage", assène-t-il aussi.

"L'ANTIBIOTIQUE DE L'UNITÉ"

La veille, les ministres François Baroin (budget) et Bruno Le Maire (agriculture), le patron des députés UMP, Jean-François Copé, et son bras droit, Christian Jacob, avaient appelé dans une tribune publiée par Le Figaro à une UMP"redynamisée" en vue de 2012.

En réponse à ces attaques, Xavier Bertrand, et le ministre de l'industrie, Christian Estrosi, ont lancé dimanche un appel à l'unité au sein de l'UMP. Interrogé en marge de la réunion de rentrée des militants UMP des Alpes-Maritimes, à Auron, à laquelle il participait, sur les critiques dont il est l'objet, M. Bertrand a souligné qu'il n'y avait rien là de très nouveau : "Qu'il y ait des ambitions, de l'agitation, n'est pas nouveau. L'heure est au rassemblement. Le président de la République a besoin d'une majorité soudée." M. Bertrand a par ailleurs assuré qu'il y avait davantage de militants à l'UMP aujourd'hui qu'il y a un an et qu'une "nouvelle dynamique" était déjà engagée au sein du parti majoritaire pour préparer la présidentielle.

M. Estrosi, de son côté, a assuré que "la famille UMP est très largement rassemblée derrière Xavier Bertrand", en mettant en garde contre le virus de la division. "La division est une maladie mortelle. Si les Français pensent que les socialistes nous ont refilé le virus et que nous l'acceptons de bonne grâce, ils ne nous le pardonneront jamais", a déclaré M. Estrosi. "Je plaide pour que nous prenions tous, et à titre préventif, l'antibiotique de l'unité."

Mais puisque l'UMP vous dit que l'UMP est nul, sachez-le

14) Circulaire controversée sur les Roms: Rachida Dati critique Brice Hortefeux

AFP - 13/09/2010 à 20:42

'ancienne garde des Sceaux Rachida Dati a critiqué lundi le ministre de l'Intérieur Brice Hortefeux dans l'affaire de la circulaire controversée visant les Roms, jugeant qu'il était important de faire preuve de "nuance" sur des "sujets sensibles"

http://actu.orange.fr/politique/circulaire-controversee-sur-les-roms-rachida-dati-critique-brice-hortefeux_47759.html

Interrogée sur Canal +, Mme Dati s'est dite "surprise" que M. Hortefeux n'ait pas lui-même signé la circulaire recommandant l'évacuation des campements illicites, en priorité ceux des Roms.

Cette circulaire, qui a fait scandale et qui a été remplacée lundi par un nouveau document ne mentionnant plus l'ethnie des occupants, était signée par le directeur de cabinet de M. Hortefeux, Michel Bart.

"Moi, ce que je peux regretter, c'est que le ministre de l'Intérieur ne signe pas lui même une circulaire sur une politique aussi importante sur laquelle le président de la République lui-même s'est mis en première ligne. Je suis surprise par cela", a déclaré Mme Dati.

La circulaire controversée "parle de l'évacuation des camps illicites, en priorité ceux occupés par les Roms. Donc on ne dit pas il faut expulser les Roms. Il est important de lever cette ambiguïté", a-t-elle dit. Mais "quand c'est des sujets importants, sensibles, il est important de nuancer. Il faut faire attention, surtout dans le contexte actuel", a-t-elle souligné.

"Je peux comprendre que ça puisse choquer quand on vise comme ça une communauté (...) mais je ne crois pas que ça traduise véritablement l'action du gouvernement", a-t-elle dit.

Interrogée sur l'efficacité de la politique sécuritaire, elle a évoqué des faiblesses. "Sur les atteintes aux personnes, nous ne sommes pas encore totalement efficaces. C'est la réalité, et il ne faut pas se déconnecter de cette réalité car les Français nous demanderont des comptes", a-t-elle dit.

Début août, Mme Dati avait déjà critiqué dans la presse M. Hortefeux, notamment sur sa politique de lutte contre la délinquance.

Par ailleurs, l'ex Garde des Sceaux a assuré qu'elle n'avait aucune "envie" de revenir au gouvernement dans le cadre du prochain remaniement. "La question ne se pose même pas (...) Je ne regarde jamais dans le rétroviseur (...) Je n'ai absolument pas envie de ça".

 

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