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15) La méthode Copé crée un "climat délétère" à l'UMP
"Autant dire que l'ambiance n'est pas au top." Au siège de l'UMP, rue de la Boétie, à Paris, l'arrivée de l'équipe Copé semble être mal vécue. "Il y a un climat délétère, on subit la guerre de l'équipe dirigeante contre l'équipe sortante", confie un permanent. S'il comprend que "quand une équipe nouvelle arrive, les méthodes changent, c'est le jeu", il n'apprécie que peu la nouvelle atmosphère. Equipes paralysées, peu ou plus consultées, direction inaccessible... "On est pris en otage. Voilà un mois que je n'ai rien fait, nous n'avons plus de réunions, pas d'infos."Omniprésente, la nouvelle équipe "met ses pattes partout. Tout le monde a peur pour son poste".
Dans l'entourage du premier secrétaire, on assure qu'il "n'est pas question de licenciements". Un cas au moins est pourtant signalé. Pour les fidèles du nouveau patron de l'UMP, le parti se contente de se mettre en ordre de bataille pour la présidentielle, et officiellement, tout va bien.Mais en coulisses, le député et maire de Meaux, qui n'a jamais fait mystère de son peu d'affection pour son prédécesseur,Xavier Bertrand, s'emploie à faire disparaître l'essentiel de ce qu'avait mis en place ce dernier.
DOMINIQUE PAILLÉ ÉCARTÉ SANS MÉNAGEMENT
A commencer par l'équipe. Jean-François Copé s'est entouré de fidèles, et laisse certains de côté. Alors que l'UMP version Bertrand fonctionnait avec deux porte-parole omniprésents, Frédéric Lefebvre et Dominique Paillé, Jean-François Copé choisit de communiquer lui-même. Et évacue sans ménagement Dominique Paillé, membre du Parti radical de Jean-Louis Borloo, de ses fonctions, le comparant à"Catherine Trautmann quand elle était porte-parole du gouvernement Jospin".Coïncidence ou non, deux jours après cette pique, Le Canard enchaîné écrit que M. Paillé, qui n'a plus de mandat électif, était rémunéré 8 000 euros pour son poste. Il doit être nommé secrétaire national prochainement.
Furieux, l'intéressé a évoqué une "chasse aux sorcières" et fustigé "les ambitions pour 2017" de M. Copé. Contacté jeudi 6 janvier, Dominique Paillé joue l'apaisement. S'il explique n'avoir "absolument aucune précision" sur son futur poste, il minimise la crise entre lui et le nouveau patron de l'UMP. Tout en reconnaissant qu'il "n'a pas d'affinité particulière avec Jean-François Copé". "Ce garçon est bien moins progressiste que moi, qui viens de gauche, c'est une question de sensibilité politique", estime-t-il. Dans l'entourage du nouveau secrétaire général, on souligne qu'il "est logique de changer de porte-parole lorsqu'on change de direction".
LES " POP" MIEUX ENCADRÉS
Exit aussi le site des Créateurs de possibles, un échec retentissant, sur lequel l'équipe Copé ne cesse de s'appesantir. "Si Xavier Bertrand a raté une chose, c'est Internet", dit-on dans l'entourage de M. Copé. Quitte à grossir un peu le tableau, en assurant que douze personnes travaillent sur le site, alors qu'elles ne sont que six, ou à souligner le coût élevé de l'opération. Le réseau social, qui n'a pas connu le succès escompté, est en passe d'être fermé, et la communication Internet de l'UMP, jusqu'ici assurée par une "web agency" interne – dont la direction était assurée par un ancien journaliste de Saint-Quentin, dont M. Bertrand est maire, dans l'Aisne –, va être confiée à un prestataire extérieur. Les permanents seront recasés ailleurs dans le parti.
Quant aux Jeunes UMP, leur président, Benjamin Lancar, plutôt proche de Xavier Bertrand, aurait été prié de faire profil bas. Contacté, il dément toute "quarantaine",et assure se concentrer sur sa "feuille de route". Jean-François Copé, qui lui reprochait plusieurs sorties médiatiques malheureuses, a admis que le jeune secrétaire à la jeunesse peut jouer un rôle. Mais il sera plus encadré par le parti, de même que les Jeunes populaires, dont certains (outre leur président, qui l'est statutairement) pourraient devenir secrétaires nationaux, "une première", selon l'équipe Copé, qui oublie un peu vite qu'une membre des Jeunes populaires,Camille Bedin, est déjà secrétaire nationale.
Derniers changements, l'abandon pur et simple de l'expression "le mouvement populaire" mise en avant par Xavier Bertrand – "personne ne s'en est jamais servi",juge-t-on côté Copé – et la fin des conférences "Rendez-vous pour la France" qu'organisait le nouveau ministre du travail. "Jean-François Copé veut aller vite",explique son entourage, qui reconnaît également une "volonté de faire table rase"du passé.
"TOUT CELA PREND UN TOUR OBSESSIONNEL"
Du ministère du travail, l'entourage de M. Bertrand minimise l'ampleur de la querelle, mais "s'étonne" et "regrette cet acharnement". L'un des premiers gestes de la nouvelle équipe aurait été de décrocher des murs les portraits de Xavier Bertrand. Dans le viseur des proches de M. Bertrand, le directeur de cabinet de Jean-François Copé, ancien témoin de mariage du maire de Saint-Quentin, devenu depuis son ennemi juré au plan local.
Xavier Bertrand a dû contre-attaquer en publiant un communiqué démentant les informations données par l'équipe Copé sur le coût des Créateurs de possibles ou le nombre de permanents qui en sont chargés. "On nous dit qu'il n'y a pas de chasse aux sorcières, nous constatons qu'il y a les paroles et les actes", note-t-on chez Xavier Bertrand. "Tout cela prend un tour obsessionnel, il faut arrêter. C'est contre-productif." Et de mettre en garde contre le retour de bâton des militants, sensibles aux divisions.
Même son de cloche pour Dominique Paillé, qui dit n'avoir "qu'à compter les messages de sympathie" qu'il a reçus depuis son éviction. "Il est trop tôt pour juger de la méthode Copé, estime l'ex-porte-parole de l'UMP. Mais l'UMP est un ensemble de sensibilités, et chacun doit y trouver sa place." Jean-François Copé, lui, compte bien profiter de ce poste pour exploiter sa "liberté personnelle". Et, contrairement à Xavier Bertrand, il compte bien faire en sorte que "l'UMP ne soit pas le reflet exact de la pensée élyséenne".
Samuel Laurent
Mais puisque l'UMP vous dit que l'UMP est nul, sachez-le
16) Pour Rachida Dati, Chantal Jouanno n'a "ni bilan ni idées"
LEMONDE.FR avec AFP | 25.12.10 | 19h57
Rachida Dati et Chantal Jouanno, deux figures féminines de poids à l'UMP, et qui souhaitent toutes les deux peser à Paris pour tenter de reprendre la mairie à la gauche en 2014, se livrent depuis quelques jours un duel verbal avec chacune ses soutiens et ses adversaires au sein du parti présidentiel.
Tirant la première, la ministre des sports Chantal Jouanno, qui entend s'implanter en briguant un siège de sénateur en 2011, s'est déclarée "prête à faire un ticket"avec François Fillon pour l'échéance de 2014. Ce projet nécessite l'implantation à Paris de l'actuel premier ministre, un scénario plausible à l'occasion des législatives de 2012 et activement souhaité par plusieurs de ses amis à l'UMP, notamment les députés Philippe Goujon ou Jean-François Lamour. Ils verraient d'un bon oeil son investiture dans la 2ème circonscription (Ve, VIe et VIIe arrondissements), en principe imperdable par la droite.
"AGRESSION"
Or cette circonscription est également briguée par Rachida Dati, déjà maire du VIIe et qui souhaite s'en servir comme tremplin vers l'Hôtel de Ville, un vœu pouvant être contrecarré par l'arrivée d'un Fillon à la popularité intacte. "Rachida est maire du VIIe et députée européenne. C'est déjà très bien", a assené Mme Jouanno, ajoutant qu'"une élection à Paris, ce n'est pas du casting et il ne faut pas considérer qu'on est là pour faire des coups".
Ces déclarations ont fait bondir l'ex-garde des Sceaux, même si la ministre des sports a tenté d'éteindre le feu en assurant samedi 25 décembre dans Le Parisien qu'elles n'étaient "absolument pas une déclaration du guerre". "Je suis surprise de cette agression", a commenté Mme Dati, en revendiquant auprès de l'AFP, son"bilan" en tant que maire du VIIe, ex-ministre de la justice ou encore conseillère politique de l'UMP. "Sans doute, Mme Jouanno, qui n'a ni bilan ni idées souhaite se faire une notoriété en m'agressant! Le président de la République n'a pas apprécié et l'a fait recadrer", a-t-elle affirmé.
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17) Copé assassine Fillon
Selon monsieur Copé, monsieur Fillon prend des postures, ne joue pas collectif, est mal informé.
Estrosi lui répond qu'il est entrain de mettre en route la machine à perdre. Comme ci elle n'est pas déjà en route depuis 2007.
Ce règlement de compte fait suite aux "divergences" au sein de l'UMP au sujet du débat sur la laÏcité, qui est un débat islamophobe mal déguisé. Sur ce point monsieur Baroin rejoint le premier ministre et appelle l'UMP à revenir à des valeurs républicaines.
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18) Estrosi le meilleur ennemi de Rosso-Debord
http://www.liberation.fr/politiques/01012348926-valerie-rosso-debord-ump-avec-des-amis-comme-estrosi
Députée de Meurthe-et-Moselle et déléguée générale adjointe de l’UMP, Valérie Rosso-Debord n’a pas du tout apprécié que l’ancien ministre de l’Industrie, Christian Estrosi, critique la façon très personnelle dont Jean-François Copé gère le parti majoritaire. Le député-maire (UMP) de Nice reprochait mardi à Jean-François Copé d’organiser des meetings sous la double étiquette de l’UMP et de son club, Génération France. Estrosi regrette aussi que l’UMP devienne un parti «de plus en plus libéral», qui devrait selon lui proposer autre chose que «de revenir une fois de plus sur les 35 heures». «Je suis assez étonnée qu’un homme qui doit tout à Nicolas Sarkozy soit autant aigri, au point de se répandre comme les ennemis du Président n’oseraient même pas le faire», a réagi hier Valérie Rosso-Debord. Qui ajoute : «Quand on a des amis comme ça, on n’a pas besoin d’ennemis !»
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19) Raffarin et Sarkozy s'étripent
Jean-Pierre Raffarin critiquait lahausse de la TVA sur les parcs à thème, parlant "d'erreur sociale".
Jeudi, lors du petit-déjeuner à l'Elysée, le Président a remis l'ex-Premier ministre dans le droit
chemin, parlant de propos "irresponsables".
Des critiques qui n'ont pas spécialement plu à l'intéressé. "C'est une faute grave, lourde, qui ne sera
pas sans conséquence", a-t-il précisé à Europe 1 jeudi soir.
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20) Devedjian estime que l'UMP n'a pas de projet
Devedjian a affirmé, dans une interview au Monde, que l'UMP n'avait pas de projet novateur à proposer pour l'élection présidentielle:
Il estime aussi que convoquer le congrès pour voter la règle d'or équivaudrait à "un suicide politique" pour Nicolas Sarkozy, précise 20 minutes. Un tacle à Jean-François Copé.
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21) Lionnel Luca fait dans la subtilité
Le député Lionnel
Luca a déclaré vendredi à propos de la sortie de Jean-Pierre Raffarin : "Quand ce genre de propos vient de personnes has been, ce n'est pas très grave.C'est un comportement ringard et stupide".
Il n'a pas spécialement de mots plus doux pour Patrick Devedjian non plus, qu'il qualifie, avec l'ancien Premier ministre, de "club des aigris".
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