Certains nous diront oui mais il ne faut pas prendre le déficit budgétaire en valeur absolue mais en fonction de la conjoncture.
Certes. A votre service.
Dans le tableau ci dessous vous trouverez en milliards d’euros de combien le Pib augmente d’une année sur l’autre. Une partie
décroissante n’indique donc pas que le Pib baisse mais qu’il progresse moins vite que l’année précédente
Contrairement à ce que j'ai écris sur le graphique, il ne s'agit pas de la variation du PIB, mais de la variation de l'accroisemnt du PIB (donc de la croissance (en milliards d'euros). Ce qui est
très différent
Alors ? Que constate t-on ? On constate que sous la gauche un ralentissement de la croissance sous chaque gouvernement.
On constate sous la droite une accélération de la croissance sous tous les gouvernements et pourtant c’est la droite qui cumule les déficits
On constate aussi que sous la gauche la dette des administrations publiques et des collectivités locales s’accroit de 4 milliards d’euros en moyenne par année au pouvoir alors que sous la droite elle s’accroit de 16 milliards d’euros par année au pouvoir en voici l’illustration
|
1981 |
1982 |
1983 |
1984 |
1985 |
1986 |
1987 |
1988 |
1989 |
1990 |
1991 |
1992 |
1993 |
1994 |
1995 |
1996 |
|
5,6 |
8,1 |
7,9 |
9,3 |
8,2 |
2,6 |
10,7 |
1,5 |
4,1 |
5,4 |
7,5 |
11,8 |
16,0 |
-1,2 |
43,8 |
6,3 |
|
1997 |
1998 |
1999 |
2000 |
2001 |
2002 |
2003 |
2004 |
2005 |
2006 |
2007 |
|
3,7 |
-10,9 |
-7,6 |
1,1 |
-2,5 |
-1,0 |
29,1 |
33,3 |
21,0 |
6,5 |
22,1 |
La droite utilise comme excuse la dette des collectivités locales, or celles-ci ont été à l'équilibre jusqu'en 2004 (décentralisation Raffarin) et nous étudions la période 1981-2007.
C'est donc bien la droite qui a organisé la faillite de notre système de protection
sociale.
On voit dans le tableau ci dessous que sous la droite plus il y a de croissance
plus le déficit s’accroit, malgré l’accroissement des recettes fiscales.
Intéressons nous à la période 2003 – 2007.
On s’aperçoit d’un accroissement très volent du Pib en deux étapes 2002-2004 et 2005 2006,
On s’aperçoit de la baisse du nombre de chômeur : -72 000, malgré l’accroissement de la population active, ce dont découle un fort accroissement des recettes fiscales :
Alors peut-on nous expliquer pourquoi le plus deuxième plus fort déficit des 27 dernières années se situe en 2003 avec 92.5 milliards d’euros malgré un accroissement du PIB de 68,7 milliards d’euros par année et pourquoi le quatrième plus gros déficit se situe en 2004 avec 73,5 milliards d’euros et pourquoi la période 2003-2007 a eu le plus gros déficit moyen des 27 dernières années 59,72 milliards d’euros par an ? D’autant plus que l’année 2005 a vue des recettes fiscales exceptionnelles +10,5 milliards d’euros et 2006 des cessions d’actifs très importantes (situation des finances publiques 1996-2006 cour des comptes)
Les cessions d’actifs avaient bien sur pour objectif de maquiller les chiffres pour les élections de 2007, mais elles ont définitivement privé le pays de recettes annuelles sur le long terme. Donc en réduisant quelque peu la dette à court terme le gouvernement Villepin a fortement augmenté la dette à long terme pour de simples raisons électoralistes.
A noter que la deuxième période la plus déficitaire est 1994-1997 : 58.98 milliards d’euros par année.
A noter que si l’on ne tient pas compte de la dette des administrations publiques mais seulement de celle de l’état, les périodes 1994-1997 (45,8 milliards d’euros) et 2003-2007 (37,34 milliards d’euros) inversent leurs positions mais gardent toujours les deux plus hautes marches du podium de l’immense gâchis.
Palmarès du gaspillage dette de l’état :
En milliards d’euros 2003 : 63.5 ; 2002 : 60.2 ; 1993 :59.4 ; 1994 : 55,7 ; 1995 : 49.1 ; 2005 : 47.5
Augmentation du PIB 46.25 51.37 6.89 40.03 39.87 65.88
Palmarès du gaspillage dette de l’état + dettes des administrations publiques, locales et sociales :
En milliards d’euros 1995 : 92,8 ; 2003 : 92,5 ; 1993 : 75,3 ; 2004 : 73.5 ; 2005 : 68.5 ; 2007 : 59,6
Augmentation du PIB 39,87 46,25 6,89 65,38 65.88 84,78
La dette c’est donc la droite.
Et oui Xavier Bertrand, Jean-François Coppé, Frédérique Lefèbvre et Nicolas Sarkozy sont les plus gros menteurs de toute l'histoire de la
politique française. (Désolé cher Jacques)
Et après 2007? Quelques
éléments de réponse.
a) Le budget communication, pardon
publicité.
- le gouvernement
http://www.dailymotion.com/video/x5vuxq_le-gouvernement-fait-sa-pub-sur-le_news
Le budget communication du gouvernement a augmenté de 292%.
Mais ce qui est plus scandaleux c’est sont utilisation. Auparavant, le gouvernement utilisait les spots diffusés à la télé pour informer de mesures prises, pour les préventions, pour inciter au civisme, mais aujourd’hui ce sont de véritable publicités voir de la propagande qui est diffusée à la gloire du gouvernement : RSA 3 millions d’euros, est ce bien utile ? qui n’a pas vu au moins une douzaine de journaux télévisés dépiauter le RSA ? – Le pouvoir d’achat 4,33 millions d’euros.
- l'Elysée
L'Elysée a dépensé 7,515 millions d'euros pour sa communication en 2009 et emploie 51 personnes à plein temps à cette fin, écrit lundi le journal.
Sur ces 7,515 millions d'euros, les dépenses de fonctionnement représentent 960 000 euros, l'investissement
570 000 euros — essentiellement Internet —, les salaires 2,878 millions d'euros, les déplacements 935 000 euros, les abonnements à la presse 181 000 euros. Le fonctionnement du site Internet
a coûté 500 000 euros l'année dernière, contre 251 583 euros en 2008 et 155 843 en 2007. " Sur ces 500 000 euros, 250 000 correspondent aux frais de fonctionnement du site
actuel", note le quotidien. 50 000 euros sont partis au site de la Fondation Carla Bruni, soit un tiers de son coût, ajoute le quoditien. Le développement de la nouvelle version du site,
prévu pour la fin du mois de janvier 2010, a coûté 100 000 euros. Le palais présidentiel a aussi dépensé en 2009 près de 2 millions d'euros en sondages — 1,989 million d'euros Le service
audiovisuel de la présidence emploie 24 personnes, et Le Parisien dit avoir calculé que le président voyage avec 45 caisses de matériel — avec jusqu'à 40 enceintes, 1 à 6 pupitres, 10 à
30 drapeaux —, soit 5 à 8 tonnes d'équipements destinés à "cadrer" ses interventions. Pour 2010, l'Elysée aurait aussi prévu d'améliorer son studio télévision, avec une hausse de 76 % de
son poste "équipement et travaux" qui devrait s'élever à 2,5 millions d'euros.
Parallèlement, rappelle Le Parisien, le Service d'information du gouvernement (SIG) a demandé un budget de 21,9 millions d'euros pour 2010. Celui-ci doit financer non seulement
la communication politique mais aussi les informations pratiques.
b) Le budget général de
l'Elysée
http://media.20minutes.fr/synthese_dosiere_budget_elysee.pdf
Le budget de l’Elysée augmente de 500% entre 1995 et 2005 (Chirac), de 8,7% entre 2006 et 2007 et de
18,5% entre 2007 et 2008 (Sarkozy). Le budget déplacement croit de 26%. Le budget augmente de 3 milliards d’euros de plus que voté par le parlement, le budget de l’Elysée augmente 7 fois plus
vite que le budget de l’état. Les dépenses courantes de fonctionnement augmentent de 51% dans une totale opacité. Le budget transport aérien augmente de 50%, à ce sujet d’ailleurs Sarkozy prévoit
de remplacer toute la flotte de l’Elysée les deux airbus, les falcons…. Mais Nicolas Sarkozy sait aussi être très économe puisque les aides sociales de l’Elysée traditionnellement accordées aux
personnes en grande difficultés ont été réduites de 22,1%sur un an, 48% sur deux ans.
c) Le bugdet sondage
Le budget sondage de l'Elysée sera de 3,9 millions d'euros en 2010 comme en 2009, ouf une chose qui n'augmentera pas!!! Pas si simple!
En 2009 le service d'information du gouvernement a vu ses crédits généraux multipliés par 4 et son enveloppe sondage par deux par rapport à 2008. Cet argent provenant des budgets communication
des ministéres qui avaient été réduits de 10à 15%. Mais entre 2009 et 2010 ces budgets seront rétablis (sans réduire celui de l'Elysée) voir augmenté dans certains ministères. Les crédits sondage
de l'agriculture vont augmenter de 39%, ceux de l'éducation nationale 60%. Belle opération de vases communicants pour ne pas impliquer l'Ump, mais mauvais choix tactique, en effet si l'enquete
parlementaire sur les sondages de l'Elysée n'aura pas lieu, il ne sera pas possible d'en refuser une sur les sondages des ministères.
d) La présidence française de l'union
Européenne
Les six mois de présidence française de l'Union européenne -du 1er juillet au 31 décembre 2008- ont coûté 171
millions d'euros à l'Etat, selon les calculs de la Cour des Comptes.
Selon la Cour des
comptes, la moyenne des dépenses engagées par les différents pays est autour de 60 à 80 millions. Rappelons l'organisation le 13 juillet 2008 du dîner offert à 43 chefs d'Etat pour le sommet de lancement de l'Union pour
la Méditerranée.
La Cour pointe une «programmation excessivement touffue» (489 manifestations, dont 9 sommets internationaux, 25 réunions interministérielles, 328 séminaires, des symposiums, etc.) et «l'utilité publique variable» de ces événements. L'institution présidée par Phillipe Séguin dénonce aussi de petits arrangements avec les procédures. «Trop d'événements ont été organisés dans l'urgence, est-il écrit dans le rapport. Il en est résulté des accommodements avec les règles de mise en concurrence.»
Parmi les opérations les plus emblématiques de cette période, Mediapart pointe l'organisation le 13 juillet 2008 du dîner offert à 43 chefs d'Etat pour
le sommet de lancement de l'Union pour la Méditerranée. Une sauterie qui a coûté 1.010.256 euro, dont une douche mobile
inutilisée à 245000 euros. (source libération).
e) les effectifs pléthoriques des effectifs ministériels et leurs augmentations de salaires
faramineuses
Le député socialiste René Dosière s'étonne (et nous avec lui) de l'augmentation des effectifs des ministères, et de l'augmentation des salaires. L'ensemble des
effectifs augmente de 1,1%, mais le ministère de l'intérieur ne déclare qu'un chauffeur, ce qui est un mensonge. ce qui est le plus étonnant, ce sont les prérogatives des effectifs qui augmentent
le plus, au moment ou l'on supprime emplois dans les hopitaux, assistants d'éducation, services publiques dans les campagnes:
intendance (cuisiniers, hotellerie) +30%
Les rémunérations des membres des cabinets augmentent de 23,6% par personne, ce qui augmente le coût pôur l'état de 16%.
Les effectifs des fonctions support augmentent de 20% et leur salaire de 34,8% ce qui fait une augmentation du cout de la masse salariale pour l'etat de 34,8%
Les primes augmentent de 9,2%.
En résumé, les effectifs des cabinets ministériels augmentent (tous effectifs compris), de 12000 personnes, et les coûts de 21% soit 11 943 000 euros.
René Dosière a également effectué un «palmarès» des ministres selon différents critères. Se classent ainsi premiers Jean-Louis Borloo (Ecologie) pour le nombre de conseillers (39), mais aussi de chauffeurs (48); Brice Hortefeux (Intérieur) pour le nombre de membres de son cabinet, hors conseillers (232) et Bernard Kouchner (Affaires étrangères) pour le personnel d'intendance (40) et les agents de sécurité (59).
Pourtant, le Premier ministre François Fillon avait fixé, quand il est arrivé à Matignon, un plafond de vingt
conseillers par ministre et de quatre conseillers par secrétaire d'Etat. Deux ans et demi plus tard, seul le ministère de la Justice de Michèle Alliot-Marie satisfait à ces critères, avec 16
membres dans son cabinet.
f) la loi tepa
Elle coute 15
milliards d'euros et son efficacité est décriée de l'ocde à la cour des comptes
Avec le bouclier fiscal, les 1 000 plus gros contribuables ont ainsi reçu cette année (2009) de l'administration un chèque moyen égal à 30 années de smic (350 000
euros). La loi Tepa coûte 15 milliards d'euros par an.
g) la tva restauration
la tva à 5,5% dans la restauration va couter 2,4 milliards par an