Le Réchauffement Climatique

Le Réchauffement Climatique

 

      A)  F LA MODELISATION CLIMATIQUE EST ELLE FIABLE ?

  

      Monsieur Allègre nous assène que :

      -         Ce n’est pas avec quelques bulles d’air dans la glace qu’on peut évaluer le climat.

      -         On n’est pas capable de prévoir la météo à 5 jours, encore moins le climat à un siècle.

 

Le Hic c’est que :

      -         On ne se limite pas aux carottes de glace, pour prévoir le climat, loin s’en faut

      -         on ne prédit pas le climat et la météo avec les mêmes matériels (éléments sur lesquels sont effectuées les mesures), ni les mêmes outils (appareils de mesure et de modélisation).

 

 La météo consiste à prévoir à court terme une variation courte et limité des conditions climatiques au sein d’un même épisode climatique.

 

L’étude du climat consiste à prévoir à long terme l’évolution de celui-ci.

 

Etudie t-on le moteur d’un train pour évaluer le déplacement du contrôleur par rapport aux passagers ?

Etudie t-on les cuisses du contrôleur pour évaluer le déplacement du train par rapport à la gare ?

Non ! Et bien c’est pareil on n’étudie pas le climat en regardant le thermomètre, le baromètre, ni le déplacement des masses nuageuses. On n’étudie pas la météo ni avec les coraux, ni avec la glace, ni avec les arbres.

 

La météo est prédite à partir de constats à court terme (la veille, les jours précédents). La météo est prédite à partir de mesures directes de pression, température, d’observation des déplacements des masses nuageuses des anticyclones, des dépressions (les matériels). Des logiciels de modélisation des variations à court terme de ces données sont utilisés. Aucun de ces moyens n’est utilisé pour prévoir le climat, ni l’analyser, aussi comparer la fiabilité de sciences n’ayant rien à voir ni par leur objet, ni par les matériels étudiés, ni par les outils utilisés relève soit de l’imposture scientifique soit de la plus grande malhonnêteté intellectuelle.

 

Ci-dessous nous étudierons les matériels sur lesquels sont effectuées les mesures permettant l’analyse du climat passé et la modélisation du climat futur.

 

En fait, il existe quatre matériels principaux différents :

      -         Les anneaux d’arbres (cernes)

      -         Les glaces

      -         Les récifs coralliens

      -         Les sédiments

 

1)      Les anneaux d’arbres (les cernes).

 

 L’étude de l’épaisseur et de la densité des cernes permet de reconstituer à l’échelle annuelle, la variation des paramètres qui déterminent la croissance des arbres. C’est donc une échelle très précise pour mesurer le réchauffement. Elle permet en outre de mesurer l’impact du CO2 sur l’écosystème forestier.

Afin d’affiner les mesures et de faire des recoupements, plusieurs espèces mais aussi plusieurs critères sont étudiés : la composition des cernes en deutérium et carbone 13 (à l’IMEP, LSCE, et à l’université de Lyon).

      -         Le carbone 13 par exemple est un indicateur des pluies estivales, comme en Bretagne et au pays Basque ou des températures printanières comme au nord de la Chine.

      -         Le deutérium apporte une information sur les précipitations  en Chine.

      Le carbone 13 mesuré sur les chênes de Bretagne, met en évidence un refroidissement entre 1770 et 1880 et une augmentation des températures et des précipitations au XXème siècle.

La première analyse qui vient à l’esprit est que les mesures sont réalisées sur plusieurs espèces, à plusieurs endroits dans le monde et modélisées indépendamment dans différents laboratoires avant d’être confrontées.

 

2)      Les glaces

 

      -         La mesure de la conductivité de la glace permet de mesurer son taux de poussière et d’acidité témoins de l’aridité continentale, deux facteurs plus présents en période froide.

      -         La taille et la forme des cristaux de glace sont étudiées au microscope. Ces données dressent déjà un tableau qualitatif du climat. La température influence leur taille.

      -         La présence d’impureté : les océans, les volcans ou l’homme émettent des composés soufrés qui s’oxydent et se transforment en gouttelettes de sulfate. Retrouvés dans la glace, leur concentration et leur composition isotopique nous renseignent sur leur origine, le strontium et le néodyme nous renseignent sur leur origine continentale, le plomb, par sa composition isotopique nous informe de quelle essence il provient. De plus, pour les sites où l’accumulation  de neige dépasse la dizaine de cm par an, l’analyse des impuretés révèle des variations saisonnières qui permettent  de compter les couches annuelles et de réaliser des mesures très précises

      -         le Béryllium 10, produit par le rayonnement cosmique est dévié par le champ magnétique du vent solaire. Lorsque l’activité solaire fléchit, la quantité de béryllium à la surface de la terre s’accroit. Le béryllium se conserve parfaitement dans la glace. Cette information permet de mieux cerner l’impact solaire sur les périodes de réchauffement. Le béryllium permet également de retracer les modifications du champ magnétique terrestre. Lorsque les climato-sceptiques prétendent qu’on ne peut mesurer les vents solaires, ni tenir compte de la modification  du champ magnétique terrestre, il s’agit donc d’une nouvelle escroquerie intellectuelle d’autant plus que ces mesures corroborent celles effectuées grâce aux cernes des arbres. En effet comparer le carbone 14 des cernes et le béryllium permet de vérifier la datation.

      -         Les teneurs en oxygène 18 ou deutérium dans la glace permettent, d’enregistrer les fluctuations de température.  Des mesures ont entre autres été effectuées au Groenland et en Antarctique (pôle sud)

      -         Dans l’air piégé, dans les carottes de glace, on mesure le dioxyde de carbone, le méthane et  le protoxyde d’azote. Cela permet de quantifier l’impact de l’activité humaine,  par rapport aux teneurs naturelles, préciser la relation entre gaz à effet de serre et climat. Les concentrations en gaz à effet de serre sont remarquablement homogènes sur le globe, ce qui permet de comparer les carottages faits à travers le globe et de confirmer les datations faites à l’aide des impuretés.

      -         Evolution des glaciers. Des études ont été menées par le LGGE sur des glaciers des Alpes, de la Scandinavie, de l’Oural et des Rocheuses. Basées sur l’analyse des bilans de masse, elles intègrent tous les paramètres météorologiques. Elles permettent l’analyse dans l’espace (grâce au nombre de massifs étudiés) et dans le temps des variations climatiques à  l’échelle, encore une fois, annuelle. Elles permettent de prévoir la hausse des niveaux marins.

      -         La composition isotopique de la glace nous informe également sur la température, les températures chaudes et la pluviométrie appauvrissent la glace en isotopes lourds.

      -         Enfin les traces des différents essais nucléaires, ainsi que des éruptions volcaniques connues permettent de confirmer la datation.

 

3)      Les récifs coralliens

 

Le squelette d’aragonite du corail enregistre en continu parfois sur plusieurs siècles, les fluctuations de la température, de la salinité et de l’ensoleillement.

L’existence de bandes de croissance saisonnières permet une datation très précise.

Les éléments traces comme le Sr (strontium), U (uranium), Ba (Baryum), Mg (magnésium).

Sont présents dans la structure minérale de l’aragonite.

      -         Les rapports Sr/Ca, U/Ca, ou Mg/Ca dépendent de la température.

 

Aussi, trois mesures sur les coraux permettent de vérifier la température.

 baryum

-         Ba/Ca serait un indicateur des précipitations car le baryum provient de l’altération de roches continentales et il est apporté à la mer par les eaux de ruissellement puis les rivières. Mais ce rapport permet aussi de mesurer les upwellings (remontées d’eau de fond) dus aux vents et aux cyclones.

 

Des mesures ont été effectuées aux Bermudes sur le genre diploria, en nouvelle Calédonie sur des Porites par deux laboratoires différents (CEREGE et IRD) à l’aide de techniques différentes (TIMS et ICPMS).

 

-         L’analyse isotopique de l’oxygène des récifs coralliens apportent d’autres informations. Le rapport 18O/16O dépend de la température. Des mesures sont effectuées sur plusieurs espèces. Les résultats sont en corrélation avec les autres mesures.

 

Le rapport 13O/12O  renseigne sur l’ensoleillement. En effet, les coraux constructeurs des récifs tropicaux possèdent dans les tissus constituant leurs polypes, des micro-organismes symbiotiques (algues microscopiques du groupe de zooxanthelles). La lumière, qui stimule l'activité photosynthétique des zooxanthelles, jouerait un rôle déterminant dans la composition isotopique en carbone de l'aragonite corallienne. Le rapport 13C/12C dans les squelettes tend à croître avec l'augmentation de la photosynthèse des algues, et inversement, diminue avec son ralentissement. Les variations du rapport 13C/12C apparaissent positivement corrélées à celle de l'éclairement; ce rapport augmente avec l’ensoleillement. Bien que la relation entre le rapport 13C/12C et l'éclairement puisse varier selon l'échelle de temps considérée, il reste possible d'estimer les taux d'ensoleillement dans le passé récent (dernières centaines d'années).

  

4)      Les sédiments

  

Il n’existe pas que des carottages glaciaires mais également des carottages sédimentaires. Ces échantillons ont l’avantage de contenir des restes biologiques (végétaux et animaux, traces de charbon, graines) et des indices géochimiques. Les carottes sédimentaires permettent de remonter jusqu’à 200 000 ans.

Dans un carottage au Groenland par exemple, on a constaté qu’une espèce de moucheron adaptée au froid a disparu dans les années 50 après avoir passé plusieurs milliers d’années sur ce territoire.

L’oribate, un acarien qui se nourrit de champignons et d’excréments du bétail est présent proportionnellement au bétail sur les anciens territoires incas. Son cuticule (squelette externe) se conserve particulièrement bien et donne de sérieuses informations quant à l’humidité, informations confirmées dans les mêmes carottages par la présence de graine et de charbon.

 
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  On trouve aussi dans les sédiments des pollens, ceux-ci donnent des informations d’une extrême précision  Tout d’abord pour la datation. L’émission des pollens ne dure que quelques semaines par espèce, mais toutes espèces confondues l’émission des pollens dure plusieurs mois avec des chevauchements entre certaines espèces. Enfin l’importance du nombre de variétés de pollens et les sensibilités différentes des pollens à l’ensemble des paramètres (humidité, température…) permet d’affiner les analyses. Au Brésil, les scientifiques ont pu établir une
analyse sur 100 000 ans grâce au pollen. Cela représente 2 périodes interglaciaires et une période glaciaire. Les pollens d’arbre indiquent une période humide, alors qu’une prédominance des pollens herbacés indique une période sèche. 3 phases sèches et 5 phases humides ont été repérées ce qui est synchrone avec les grandes tendances climatiques et corrobore les mesures effectuées sur les moraines glaciaires d’Amérique du sud et les carottes glaciaires d’Antarctique.

 

bouleauMais sont étudiés également la durée de la pollinisation de chaque espèce. Dans les hautes Fagnes, après la dernière période glaciaire, un climat froid, une pluie abondante et un sol imperméable ont permis la formation de tourbières, on y retrouve des sphaignes mais aussi des pollens parfaitement conservés dans des couches sédimentaires identifiables. Il y a 12000 ans par exemple on peut distinguer une période chaude et humide où le noisetier et le chêne se sont développés au détriment du bouleau. 4000 ans plus tard le climat s’assèche et le noisetier décline. On a ainsi dénombré 7 grandes périodes climatiques grâce à l’orme, le tilleul le frêne…

 

chene

marronnier

 



.               5)   Les modèles climatiques

Il existe 23 modèles climatiques différents, réalisés indépendemment, avec des données différentes parmi celles citées dans les paragraphes 1, 2 et 3, qui tous se confirment les uns les autres. Des relevés de températures existent depuis 1860. Il est donc possible de faire des modèles climatiques de 1860 à nos jours avec les données recueillies sur le terrain et de les comparer avec les relevés de température. Encore une fois ca coïncide.

 

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Les graphiques ci-dessus indiquent, pour chaque région du monde (et, en bas, pour l'ensemble de la planète, l'ensemble des terres émergées, et l'ensemble de l'océan mondial) :

 

en noir, l'évolution de la moyenne décennale des températures de 1906 à 2005 telle qu'elle découle des relevés (avec des tiretés quand il y a peu de points de mesure ; le zéro correspond à la moyenne des années 1901-1950),

 

la zone rose donne l'enveloppe de 58 simulations faites avec 14 modèles différents sur l'évolution régionale de la température en incluant tous les "forçages" du système climatique sur la période (c'est à dire les modifications du rayonnement solaire, du volcanisme, etc), y compris les émissions de gaz à effet de serre d'origine humaine,

 

la zone bleue donne l'enveloppe de 19 simulations faites avec 5 modèles différents sur l'évolution régionale de la température en supposant qu'il n'y a jamais eu d'émissions de gaz à effet de serre d'origine humaine.
Source http://www.manicore.com/documentation/serre/confiance.html

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Ce que prévoyaient les modèles et qui a été confirmé:

- Les températures augmentent plus vite l'hiver que l'été
- Les températures augmentent plus vite la nuit que le jour.

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Comme on peut le voir sur ce graphique la modélisation a beaucoup évolué depuis 40 ans.

Elle prend de plus en plus d'élèments en compte dont depuis peu le cycle de l'azote.

Les modèles climatiques récent ont tendance à confirmer ce que disaient les modèles précédents en l'affinant et en corrigeant certaines erreurs ou imprécisions.

Un nouveau modèle climatique "Margo" a été mis au point en 2008. Il a permis de préciser les températures du maximum glaciaire d'il y a 20 00 ans et de corriger quelques approximations.

l'analyse a porté sur quatre micro-fossiles d'organismes planctoniques ainsi que deux sortes de mesures géochimiques.

Première découverte de MARGO, la couche de glace qui recouvrait les mers nordiques et le nord de l'océan Atlantique Nord lors du dernier maximum glaciaire ne se maintenait pas tout au long de l'année, comme le supposait CLIMAP. Au contraire, elle fondait partiellement en été, fournissant ainsi la vapeur d'eau nécessaire à la croissance et au maintien des grandes calottes polaires en Europe. En outre, le projet MARGO souligne la présence, dans tous les bassins océaniques, d'importants gradients de température est-ouest. Or, ceux-ci ne sont pas reproduits par les simulations du climat du dernier maximum glaciaire (obtenues avec les modèles du GIEC). Par exemple, MARGO révèle un refroidissement plus important le long des côtes européennes que le long des côtes ouest du bassin Nord-Atlantique, alors que les modèles produisent l'inverse. Les modèles actuels ne peuvent donc simuler toutes les situations climatiques. En offrant la possibilité de tester ces modèles, MARGO devrait permettre d'améliorer la prédiction des changements climatiques et de leurs conséquences
source:  http://www2.uvsq.fr/toute-l-actualite/un-nouvel-outil-pour-ameliorer-la-fiabilite-des-modeles-climatiques-44687.kjsp .

 

Un carottage ramenant à 130 000 ans a permis de vérifier l’exactitude du logiciel de modélisation Ncar climate. En effet ce logiciel a permis de reproduire un modèle correspondant aux données paléoclimatiques déjà connues pour cette période. Le docteur Shawn Marshal a reconstitué les conditions climatiques d’il y a 130 000 ans en se basant sur des carottes glaciaires, des coraux, des pollens, sur la composition chimique des sédiments et des coquillages. Ils ont ensuite introduit ces données dans le logiciel Ncar, qui a reproduit les conditions d'il y a 130 000 ans qui étaient dues à un changement d'orbite de la terre. (par exemple augmentation de 5m du niveau de la mer due à 70% à la fonte des calottes glaciaires).

2.jpgOn notera qu’aucun modèle ne prévoit de refroidissement ou de stabilisation

 6)       Conclusion

 

Nous sommes donc loin des mesures du carbone piégé dans les bulles d’air de la glace, fustigées par Claude Allègre. Les mesures sont effectuées sur quatre matériels : Les cernes d’arbres, la glace, les récifs coralliens, les sédiments. Sur chaque matériel, ce n’est pas un paramètre qui est mesuré mais de nombreux éléments, et ce,  par de nombreux laboratoires indépendants, en divers points du globe sur des espèces différentes pour les coraux et les arbres, et modélisés par des logiciels différents, ce n’est qu’après que les résultats sont comparés. La soi-disant imprécision de la datation des carottes de glace se trouve largement compensée par l’annualité des cernes d’arbres ou les bandes saisonnières des coraux, la saisonnalité des pollens ou les traces laissées par les volcans et les essais nucléaires.

 

De nombreuses sciences sont utilisées  les unes à côté des autres pour étudier le climat :

 

Acarologie (acariens), sédimentologie, archéobotanique, palynologie (pollen), anthracologie (charbons).

 

Pourquoi un scientifique comme Allègre, compétant, au courant de ces faits, ridiculise t-il d’un revers de main le travail des chercheurs en le réduisant à mesurer des taux de dioxyde de carbone dans la glace ?

 

 B)  F LES CLIMATOSCEPTIQUES SONT-ILS FIABLES?

 

 1)   Le cas  Allègre

 

 

Certes Claude Allègre a longtemps dirigé l’institut de physique du globe à Paris, néanmoins aucune équipe de ce laboratoire n’étudie le climat.

 

Monsieur Allègre qui n’en est pas à une contradiction près, nie la pertinence des modèles climatiques mais affirme que le réchauffement sera bénéfique !!!  En effet argue t-il, la fonte des glaces en Sibérie laissera place à des forêts. Monsieur Allègre ignore t’il que la fonte des glace émettra des quantités énormes de méthane, gaz à effet de serre bien plus puissant que le Co2 ? (25 fois plus)

 

 

Monsieur Allègre nous explique que le mythe du réchauffement climatique a été inventé pour promouvoir la croissance verte. Mais, il en est lui même l’un des principaux promoteurs au nom de l’acidification des océans. Et je connais peu de gens raisonnables qui prétendent que la croissance verte suffira à résoudre le réchauffement. Mais d’où vient tout ce Co2 qui acidifie les océans ? Ne provoque t-il pas une réaction en chaine : Co2 -à acidification à raréfaction du phytoplancton à Libération à nouveau de Co2 à acidification à nouveau …. (Sans tenir compte du méthane). Partant de là ces émissions en cascade de gaz à effet de serre sont ils vraiment insuffisants pour modifier le climat ?

 

                        a) Claude Allègre et le Giec

 

Claude Allègre parle du Giec comme d’un commando activiste d’une trentaine de personne, mais il nous dira après qu’il coute une fortune ? Certes le bureau du Giec est composé de quelques scientifiques et d’un petit secrétariat ce qui discrédite l’argument du coût. Mais les recherches sont faites indépendamment par des milliers de chercheurs à travers le globe qui travaillent sur plus d’une dizaine de disciplines différentes et étudiées après en commun.

 

 Claude Allègre prétend que le Giec est un groupe formé par l’occident pour l’occident.

 

Pourtant c’est bien Claude Allègre, lui même, qui nie le réchauffement anthropique pour permettre à l’occident de continuer de croître.

 

Le Giec affirme que les pays riches doivent réduire leurs émissions de gaz à effet de serre pour que les pays pauvres puissent augmenter les leurs. Le Giec demande en outre, l’abandon de la propriété intellectuelle et industrielle des technologies les moins émettrices au profit des pays pauvres. C’est en effet très pro-occidental !!!

 

  Peu cohérent tout cela, d’autant plus que … Voici le bureau du Giec :

 

Président Rajendra Pachaury (Inde), Vice présidents : Ogunlade Davidson (Sierra Leone) - Hoesung Lee (Corée du Sud) - Jean-Jacques van Ypersele (Belgique). Si l'on regarde les bureaux des trois groupes de travail, on trouve : Thomas Stocker (Suisse) - Christopher Field (USA) - Ottmar Edenhoer (Allemagne) - Taka Hiraishi (Japon) - Dahe Qin (Chine) - Vicente Barros (Argentine) - Ramon Pichs-Madruga (Cuba) - Thelma Krug (Brésil) - Youba Sokona (Mali)Abdalah Mokssit (Maroc) -Nirivololona Raholijao (Madagascar)Ismail Gizouli (Soudan) - Fatemeh Rahimsadeh (Iran) - Amjad Abdjlla (Maldives) - Suzana Ribeiro (Brésil) - Françis Zwiers (Canada) - Eduardo Buendia (Perou) - Antonina Ivanova (Mexique) - Fredolin Tangang (Malaisie) - Neville Smith (Australie) - Carlo Carraro (italie) - David Wratt Nouvelle Zelande) - José Moreno (Espagne) - Jim Skea (Grande Bretagne) - Jean Jouzel (France) - Sergey Semenov (Russie).

 

Donc si on considère les pays développés, ils sont représentés 14 fois.

 

Les pays en voie de développement sont représentés 16 fois.

 

Si l’ont fait un vrai partage occident reste du monde l’écart est beaucoup plus grand : 19 – 11 !!!

 

No comment !

 

b) Claude Allègre et les Graphiques.

 

- Le graphique de l’irradiance solaire, la température du globe et l’activité magnétique de la terre

 

 radiance.jpg

 

Magnifique ! Ce graphique démontre indiscutablement que la température du globe est intimement liée à l’activité magnétique de la terre et à l’irradiance solaire. Le débat est clos. Le réchauffement climatique n’existe pas. Mais…

 

o       Ce graphique est signé Vincent Courtillot, Vladimir Kossobokov, et Louis le Mouel qui ont tout trois travaillé à l’Institut de Physique du Globe de Paris avec Claude Allègre…

 

o       Ce graphique court sur 100 ans alors que les climatologues étudient le climat sur plus de 200 000 ans.

 

o       Claude Allègre ne nous explique pas pourquoi après 1985, la température soi-disant du globe augmente de plus en plus vite, alors que l’irradiance et le magnétisme chutent brutalement.

 

o       L’irradiance est présentée comme l’irradiance totale, mais il ne s’agit que des ultra-violets. Or l’effet de serre empêche la terre de réfléchir les infra rouges. Curieux qu’ils soient absents de cette étude. (Etudier l’impact d’une écharde dans le doigt en oscultant le pied). Les ultraviolets sont freinés par la couche d’ozone. Ces brillants scientifiques ignorent-ils la différence entre la couche d’ozone et l’effet de serre ? La réfraction terrestre (Albedo) n’est pas prise en compte. La rotondité de la terre n’est pas prise en compte (ennuyeux pour le rayonnement).

 

o       La courbe de température est censée être celle de la moyenne mondiale annuelle de la basse atmosphère. Mais elle est limité au nord du 20ème parallèle nord. Ce n’est pas une moyenne annuelle mais une moyenne des températures printemps été. Elle ne tient compte que des continents et pas des océans, alors que les masses d’air au-dessus des océans jouent un rôle prépondérant.

 

o       Vincent Courtillot a reconnu en 2007 que ce graphique est faux. Ce graphique se trouve dans l’imposture Climatique publiée en février 2010 !!! (Où çà une volonté de tromperie ?)

 

 

Voici le Graphique non truqué.

S(t) : éclairement solaire relevé par satellite chute de +1 à -2 entre 2000 et 2010 la décennie la plus chaude depuis 50ans. Passe de 0 à -2 depuis 1950

Climax flux inversé de rayonnement cosmique pour tenir compte de l'effet sur les nuages. Passe de +1,5 à -05 entre 2000 et 2009

Aa montre l'activité géomagnétique qui entre 2000 et 2010 passe de 0 à -2,7 et idem de 1950 et 2010

Les deux courbes Tglobe proviennent du Hadley Center et du Goddard Institute. Entre 2000 et 2010 elles passent de +2 à +2,7 et de 1950 à 2010 de 0 à + 2,7 (il ne s'agit pas de degrés mais de rapports sans unités calculés pour faire rentrer toutes les courbes dans le graphe afin de les comparer. On note par exemple pour les températures que + 0,8°C correspond à +3,5.

Ce graphique démontre une chose intéressante, c'est la proximité des deux courbes de températures réalisées indépendamment. Elle démontre que les erreurs possibles comparées à la différence avec les autres courbes sont négligeables.

Enfin les volcans, indiquent les dates d'éruption majeures, qui refroidissent a terre sur un an ou deux.

Delta T est la tendance moyenne d'évolution des températures

NRF est la tendance moyenne du forçage radiatif du soleil, en tenant compte ici de la rotondité de la terre et de l'Albedo (les deux petits détails oubliés par Coutillot).

 

 

radmagncorrige.jpg 

 

 

-         Le scribouillage

 

intox desintox 

 

 

 

Ce Graphique se trouve page 79 du livre de Claude Allègre.

 

A gauche, selon Claude Allègre, les graphiques présentés par les scientifiques du Giec.

 

Ces graphiques sont faits à main levée, ceux du Giec avec des ordinateurs.

 

Ils n’ont pas d’échelle sur l’axe horizontal. Avez-vous déjà vu des scientifiques présenter un graphique sans échelle ?

 

 

 

Le graphique en haut à gauche, sensé avoir été fait par les « réchauffistes » montre une température de l’Eémien inférieure à celle d’aujourd’hui. Or toutes les études faites par les climatologues démontrent une température à l’Eémien supérieure à aujourd’hui, Claude Allègre fait donc dire aux climatologues l’inverse de ce qu’ils ont découvert. On trouve notamment dans les sédiments des Pays bas  de l’Eémien des mollusques qui aujourd’hui se développent en méditerranée ou sur les côtes du Portugal, mais plus en mer du nord.

 

Le graphique de droite est sensé corriger le graphique de gauche. Je suis très surpris, Claude Allègre ne cesse de clamer que les carottes glaciaires ne prouvent rien car leur datation n’est pas fiable. Des erreurs de 50 000 ans peuvent avoir lieu a t il prétendu à la télé il y a près de deux ans. 50 000 ans d’erreur sur un graphique qui court sur 125 000 ans ça fait beaucoup. Comment Claude Allègre effectue t il ses mesures de l’Eémien ? Emprunte t-il une machine à remonter le temps, thermomètre à la main ? Claude Allègre ne cesse de clamer qu’on ne peut prévoir l’avenir du climat avec son passé, mais que tente t-il de faire avec ce graphique erroné ?

 

Le graphique en haut à droite, qui est sensé corriger le graphique de gauche qui est sensé être celui de Louise Sime, qui le nie (vous me suivez toujours ?) tente de nous démontrer qu’à l’Eémien la température était de 6°c plus élevée qu’aujourd’hui avec seulement 300 ppm de Co2. Et ? C’est sensé démontrer qu’en 2100 avec 450 à 550 PPM il fera plus froid ? Monsieur Allègre ignore t-il que le Co2 n’est pas le seul gaz à effet de serre ? Que le méthane joue un rôle prépondérant, comme l’activité volcanique ?

 

Corrigeons d’abord l’arnaque. C’est une constante pour Claude Allègre de semer la confusion délibérément entre température locale et température globale. On sait que la terre se réchauffe beaucoup plus aux pôles, or ces 6° correspondent bien à des mesures sur les calottes polaires. Au Groenland, à l’Eémien, la le réchauffement ne fut que de 5 °C et le réchauffement global de la planète de 1 à 2 °C. Sorti de là, le chiffre de Claude Allègre ne rassure pas. Si avec 300PPm on a déjà un réchauffement de 6°C, que se passera t il avec 500PPM ?

 

 

 

Enfin le graphique en bas à droite semble démontrer que depuis 1800 la température ne cesse de décroitre.

 

Or depuis 1860 on dispose de mesures de températures fiables et elles démontrent le contraire.

 

-         Le Graphique du maxi zoom

 

 

 

 maxizoom

 

 

Claude Allègre est très joueur. Il zoom sur une période descendante d’une courbe globalement montante pour démontrer le contraire de ce que démontre la courbe. .

 

En outre, Claude ALLEGRE utilise ici une courbe de Phil JONES qu’il qualifie d’incompétent…

 

  

Je vous invite a remonter paragraphe 5 du chapitre A et à cliquer sur le graphe bleu qui contient huit figures, Vous y trouverez des courbes  sur un siècle et constaterez, qu’en effet il y a des périodes de baisse des températures comme en 1998 après l’éruption du Pinatubo aux Philippines, mais globalement les températures augmentent et là il ne s’agit pas de modèles climatiques mais de mesures en temps réel et d’archivage des données. (Après l'éruption du Pinatubo des nuages de cendres et d'aérosols ont filtré le rayonnement solaire).

  

-           La gruge de Grudd

 

Notre ami Claude Allègre a sans aucun scrupule modifié un graphique de Hâkan Grudd.

La ligne noire des températures est celle dessinée par Allègre, la ligne rouge celle que monsieur Grudd avait dessinée.

 

  grudd.png

 

 

Quelques constatations :

La courbe de Monsieur Grudd s'arrête en 2000, Celle de monsieur Allègre en 2100 alors qu'il prétend que les prévisions climatiques à un siècle sont impossibles.

Monsieur Allègre recopie les données de monsieur Grudd de 500 jusqu'à 1900, alors qu'il prétend que de telles données ne peuvent être fiables, car les matériels servant aux estimations (décris chapitre A) et les modélisations ne seraient selon lui pas fiables.

Entre 1900 et 2000 les températures de monsieur Allègre montent moins vite que celles de monsieur Grudd pourtant il attribue bien le graphique sans la ligne rouge à monsieur Gruud qui dément formellement.

Ensuite monsieur Allègre ne précise pas de lieu de mesure, or c'est une convention chez les climatologues, lorsqu'aucun lieu n'est mentionné, c'est qu'il s'agit des températures moyennes du Globe. Or c'est faux : cette courbe que vous pouvez retrouver ici: http://people.su.se/~hgrud/documents/Grudd%202008.pdf  représente les résultats tirés de cernes d'arbres de la région de Tornetrâsk au nord de la Suède. Si Claude Allègre entretient volontairement le doute entre température globales et températures polaires, c'est parce que pour le nord de l'Europe, l'optimum médiévale était plus chaud qu'actuellement, mais les études les plus récentes démontrent que ce n'est pas la cas pour les températures globales: http://people.su.se/~hgrud/documents/Grudd%202008.pdf

Enfin monsieur Allègre rajoute une courbe de Co2 bien étrange qui n'existe pas sur le graphique de monsieur Grudd. En effet, monsieur Allègre nous dessine une teneur en Co2 de 200 parties par millions en 2000 alors qu'elle était de 270PPM et de 380 PPM en 2100 alors que c'est la valeur relevée en 2007.

Justification de Claude Allègre: " Il ne vous a pas échappé que toutes les courbes de l’ouvrage sont redessinées. Il y a donc des inexactitudes ou même des exagérations par rapport aux originaux. C’est un choix éditorial.[…] Si vous vous contentez de corriger les virgules, les fautes d’impression, d’orthographe des noms propres ou de dessin, vous ne comprendrez rien au sens général du livre qui est un livre politique avant tout !

 

 Un livre politique avant tout! On ne s'en serait pas douté, mais alors pourquoi le présenter comme la seule vérité scientifique.

 

 

                    C) Claude Allègre et les cautions forcées

 

Notre ami, Claude Allègre a beaucoup de cautions qui confirment ses propos nous dit-il. Voyons cela.

 

Claude Allègre affirme donc que d'imminents scientifiques ont osé contredire le Giec au péril de leur vie. Claude Allègre cite entre autres:

      -         Monsieur Svensmark qui a démontré une action des rayons cosmiques sur les nuages, et une action des éruptions solaires sur les rayons cosmiques. Mais ce dernier affirme que cette action sur le climat n'est que partielle et ne peut la quantifier. En effet,  les autres forçages, (rayonnement solaire, magnétisme), sont en chute libre. De plus mi 1997, le rayonnement cosmique est au plus haut et doit donc créer un maximum de nuages, pourtant l'année 1998 est particulièrement chaude…  (revoir le graphique), depuis 2005 les rayonnements cosmiques augmentent, ce qui n'empêche pas les températures de continuer à monter... Puis, les éruptions solaires qui agissent sur le rayonnement cosmique qui agit sur les particules qui agissent sur les nuages, alors que les pollens, les nanoparticules en suspensions (détectées par plusieurs études) servent également de fixateur aux gouttes d'eau pour former les nuages, tout cela paraît  effectivement trop aléatoire.…

 

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-         Monsieur Dudok de Wit qui affirme n'être ni pro GIEC, ni-anti mais croit au réchauffement d'origine anthropique, nie toute convergence de point de vue avec Claude Allègre. Monsieur Dudok de Wit a écrit un article sur le forçage solaire, critique sur les analyses du GIEC, mais il affirme que ce forçage est faible à côté du réchauffement anthropique, ce qui confirme que les approximations du GIEC, que personne ne nie, du reste, sont minimes. D'ailleurs Monsieur Dudok de Wit montre dans le graphique ci-contre que depuis 30 ans l'éclairement solaire a globalement baissé. Une dernière citation:"L'influence du soleil sur le climat terrestre est incontestable et est toujours l'objet de nombreux travaux, mais depuis le XX siècle, il est clair que les gaz à effet de serre émis par les activités humaines ont une influence dominante. L'influence de la variabilité solaire est largement secondaire, au moins pour ce que nous en savons aujourd'hui". Dommage que monsieur Allègre ait mal compris cette phrase, ou ne l'ait pas lue. En effet dans les courbes de température de ces 50 dernières années difficile d'y voir des périodes de 11ans!

-         Richard Courtney, cité également par monsieur Allègre n'est pas climatologue mais consultant indépendant en énergie, félicité pour ses réussites par "l'association pour la gestion des industries minières de Pologne"!!!

-         Martin Hertzberg, lui aussi en grave danger de mort selon monsieur Allègre n'est pas plus scientifique que le précédent, mais consultant en sciences et technologie et n'a aucune publication scientifique à son nom.

-         Denis Haucourt, un avis de recherche a été lancé personne ne sait qui est ce soi-disant éminent spécialiste du climat. Comme quoi on peut être éminent et très discret puisqu'aucun de ses pairs ne le connaît.

-         Funkel renvoie à des études sur la dermatologie, l'informatique ou l'appendicite mais pas sur le climat. A moins que monsieur Allègre nous parle de l'entraineur du Herta Berlin qui étudie surement le réchauffement climatique en fonction de la couleur du gazon berlinois. Mais non, je m'égare, il s'agit bien sûr de Robert Finkel du CEREGE, sa proximité avec Edouard Bard ne laisse aucun doute sur son enrôlement forcé. Vous pouvez lui demander confirmation, son adresse mail se trouve sur le site du CEREGE.

-         Solansky doit-être Sami Solanki, accusé à tort par Courtillot d'être l'auteur de la fausse courbe d'irradiance dont nous avons parlé plus haut. Son point de vue: "Je ne suis pas opposé aux principales conclusions du GIEC, c'est-à-dire que la Terre s'est globalement réchauffée de 0,8 ° C dans le dernier siècle environ, et qu'une large fraction de cela est due aux gaz à effet de serre émis par l'homme, explique-t-il. En particulier, la forte augmentation de température sur les derniers 40 ans n'est définitivement pas due à la variabilité solaire, mais le plus vraisemblablement, à l'effet dominant des gaz à effet de serre"

-         Usoskiev est également inconnu au bataillon, mais peut être s'agit-il de Usoskin dont voici les propos:" Jusque dans les années 70, le consensus était de mise sur le lien entre activité solaire et élévation des températures. Or l'activité solaire a stagné, voire décliné, alors que les températures continuent à grimper sur Terre. On ne saurait donc incriminer le seul effet solaire."

-         Dennis Hartmann dit : "Je pense que l’ensemble de preuves présenté par les scientifiques travaillants sur les rapports du GIEC est très convaincant sur le fait que la Terre se réchauffe en conséquence directe des activités humaines".

-         Gerd Wendler affirme: "Je pense que les changements anthropiques (les gaz à effet de serre et les changements de paysages), mais aussi les changements naturels détermineront le climat du futur."

-         Carl Wunsch "Je pense que les modèles ne sont pas pertinents pour prédire le climat, mais qu'ils montrent de manière plausible les conséquences du réchauffement climatique, c'est à dire les risques que nous encourons. Et je trouve que ces risques sont extrêmement inquiétants." (ça tombe bien le Giec n'a jamais prétendu prévoir le climat avec ses modèles, mais bien de prévoir les conséquences de la variation de tel ou tel forçage).

 

Voilà, vous avez ci-dessus les gens dont Claude Allègre prétend qu'ils défendent sa cause.

 

    La suite: Le Réchauffement Climatique 2

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