Petit rappel des pages précédentes :
- en 1980 la tranche d’impôt sur le revenu était à 75%, en 2007 à 40% avec un bouclier fiscal à 50%, les droits de succession ont été réduits également.
- les impôts progressifs (impôts sur le revenu et le patrimoine) prennent une place bien inférieure à ce qui se passe ailleurs : sur 100 euros d’impôts prélevés les impôts sur le revenu et le patrimoine représentent 21 euros en France, 41 euros en Belgique, 47 euros en Grande Bretagne, 31 euros en Allemagne, 58 euros aux Etats Unis. Contrairement à ce qu’on nous rabâche.
- 70% des baisses de l'impôt sur le revenu depuis 2002 ont profité aux 10% des foyers les plus riches
- La TVA a augmenté en 1995
- Balladur a concédé 50 milliards d’euros de baisses de charges aux entreprises
- En 2003, s’y ajoutent d‘autres allègements de charges pour les entreprises, sur les salaires allant jusqu’à 1,7 fois le smic.
- L’âge de la retraite a reculé sous Balladur. Le calcul de l’indexation des pensions a été modifié aux dépends des retraités.
- Des subventions à l’exportation ont allégées les charges des entreprises et alourdi les charges communes.
- Les privatisations, ont augmentés les dividendes des rentiers mais alourdi sur le long terme la charge commune
- Les emprunts publics ont également enrichi les rentiers et alourdi la charge commune.
- En 2005, la Cour des comptes
a estimé que 10% des contribuables avaient bénéficié de 69% du montant total de la baisse de 5% de l'IR en 2002 ; que 4,5% avaient profité de 56% de la baisse de 1% en 2003 ; enfin que 2,9%
avaient été bénéficiaires de 45% des allégements de 3% consentis en 2004.
voir le paragraphe : Avant toute chose, il est bon de tuer le mythe de l’évasion fiscale
en haut de la page précédente.
Petite définition:
- L’impôt sur la fortune est passé entre 2008 et 2009 de 6843
euros par contribuable concerné à 5807 euros grâce aux nouveaux allègements.
- De 1970 à 1996 en France, l’imposition du capital est passée de 5,8% à 8,3% du PIB (+ 43% d’augmentation) tandis que l’imposition du travail passait de 16,4% à 25,8% (+ 57% d’augmentation) : donc aussi bien en croissance qu’en pourcentage, le travail a été défavorisé.
- En France, les revenus perçus par les 1% les plus aisés de la population ont progressé de 19% entre 1998 et 2005, tandis que ceux des 90% les moins aisés ne gagnaient que 5% (inférieur à l’inflation 13%).
- alors que la proportion d’individus des classes moyennes détenant une assurance-vie a faiblement progressé entre les années 1990 et 2008 (+2 à 3 points), elle a davantage augmenté dans les catégories aisées (+13 points) et chez les hauts revenus (+13 points) ;
- depuis 25 ans, on enregistre également une hausse de 5 points parmi les classes moyennes détenant un portefeuille d’action, contre +20 points chez les hauts revenus ;
- enfin, seuls 6-7% des classes moyennes possèdent des biens immobiliers (hors logement principal), cette proportion restant à peu près stable sur 25 ans, alors que les hauts revenus ont vu leur taux de possession passer de 18% à 27% dans l’intervalle. (source de revenus)
- On sait que les inégalités de patrimoine accentuent les inégalités de revenus : alors que les 10% les plus riches de nos concitoyens captent 33% des revenus annuels, les 10% des Français les plus fortunés détiennent 46% du patrimoine des ménages (supérieur à 380 000 euros par ménage), alors que les 10% les plus pauvres détienait un patrimoine inférieur à 9000 euros soit 400 fois moins. les 1% les plus riches en possédaient 13%
- Les ménages les plus modestes de 2001 n’épargnent que 4% de leur revenu, plus de deux fois moins que ceux de 1995, alors qu’à l’autre extrémité le taux d’épargne des plus aisés est passé de 30% à plus de 35% des revenus sur la même période. (France portrait social 2005-2006).
- Contrastant avec près d’un demi-siècle de stabilité des inégalités de revenus, la période 1998-2006 a été maquée par un renforcement substantiel des inégalités de revenus, notamment du fait d’une augmentation très rapide des hauts revenus.
- Entre 1981 et 1995, la part du travail dans la valeur ajoutée est passée de 68,5% à 58,5%, pendant ce temps, la part du capital dans la
valeur ajoutée est passée de 31,5% à 41,5%, ces 10% qui sont passés du travail vers le capital en 15 ans représentent 150 milliards d’euros par an que les rentiers ont extorqué aux
travailleurs.
Après cela on dira que ce sont les
salariés qui organisent la lutte des classes, en fait ils se contentent juste de la constater et d'essayer de s'en
protéger.
- Entre 1993 et 2005, les charges sociales (patromales + salariales) ont augmenté de 48%, pendant que les rentiers
prélevaient sur la valeur ajoutée produite par les salariés 84% de plus , Les seuls dividendes ont augmenté de 218% pendant cette période alors que les salaires n'ont évolué que de 135%
- Entre 1997 et 2007, le Pib a augmenté de 49%, le revenu des ménages (tous niveaux sociaux mélangés) de 51%, les dividendes de 110%. Le
revenu des indépendants lui n’a progressé que de 39% d’où la grogne des libéraux. Le CAC 40 a grimpé de 87%
- Entre 2005 et 2006, les profits des 40 entreprises du cac 40 sont passés de 85 milliards d'euros à 96,3 milliards soit une progression de 11,3%
que les salaires n'ont pas suivie malgré les allègement de charge. Les profits augmentent cinq fois plus vite que la création des richesses.
- Entre 1993 et 2003, les exonérations ont été multipliées par 10, passant de 1,9 à 19,5 milliards d'euros. Pour 2006, il s'est agit de 24
milliards d'euros, soit 48% du déficit budgétaire qui pèse sur tous.
- En 2005 l'ensemble exonération et aide à l'embauche représente 65 miliards d'euros, 1,3 fois le déficit budgétaire, ou 6 fois le déficit de
la sécurité sociale.
- Entre 1999 et 2005 les profits on augmenté de 71,4% mais les investissements ont baissé de 35,8% ce qui a entrainé évidement du chômage, ce n'est
donc pas la redistribution des richesses qui produit du chômage mais le cumul des richesses. Ilm serait le temps de cesser de parler du coût du travail, et de s'intéresser au coût du capital.
- En 2005 d'ailleurs les dividendes (toutes entreprises confondues) représentent 16% des richesses produites.
- Entre 1993 et 2002, les salaires des ouvriers ont augmenté de 15%, ceux des patrons et indépendants de 78%, ceux des cadres supérieurs de 23%
alors que ceux des cadres inférieurs n'ont augmentés que de 11% et ceux des employés de 12%, l'inflation elle a bondi de 13.87%. Mais, non, mais non il
n'y a pas de paupérisation des classes moyennes.
Alors comment font nos institutions, credoc, insée pour dire qu'il n'y a pas d'inflation? C'est tout simple: au lieu de comparer
l'indice des prix au salaire par classe on ne nous livre que la variation de l'indice des prix comparé au revenu moyen. Il est pourtant évident que l'inflation n'a pas le même impact pour tous
les revenus.
Le décile 1 représente les 10% ayant les plus fables revenus, le decile 2 les 20% etc, le dixième décile représente les 10% ayant les plus forts
revenus. Vous remarquez donc que pour les plus pauvres l'inflation est située entre 0.05 et 0.14% au dessus de l'inflation moyenne, alors que pour les plus riches, cela elle se situe entre -0,08
et 0,01% de la moyenne. Ce qui signifie que les articles achetés par les plus riches ont même vu leur prix décroitre.
Etudions les chiiffres suivants
Palmarès des plus fortes baisses et des plus fortes hausses de prix entre 2001 et
2006
| BAISSES | |
| Matériel de traitement de l'info. yc micro-ordinateurs | -59 |
| Matériel vidéo | -55 |
| Poste téléphonique | -53 |
| Caméscope | -51 |
| Appareils de photo,inst. d'optique,d'observation | -47 |
| Téléviseurs | -43 |
| Autres appareils électro-acoustiques | -29 |
| Lave-vaisselle | -20 |
| Lave-linge, sèche-linge | -18 |
| Appareils de cuisson | -15 |
| Disques et cassettes enregistrées | -14 |
| Disquettes et cassettes vierges | -11 |
| Aspirateurs et autres gros appareils ménagers | -10 |
| Jeux et jouets | -10 |
| Refrigérateurs, congélateurs | -9 |
| Produits pharmaceutiques | -7 |
| Vêtements de sport ou de loisirs pour hommes et garçonnets | -7 |
| Ensemble de l’indice des prix à la consommation 10 | 10 |
| HAUSSES | |
| Bière et cidre consommés dans les cafés 15 | 15 |
| Cafés et autres boiss. chaudes cons. dans les cafés 17 | 17 |
| Médecins 20 | 20 |
| Locations de chambres d'hôtel 21 | 21 |
| Gaz de ville 22 | 22 |
| Assurance santé complémentaire 22 | 22 |
| Bijouterie, joaillerie 22 | 22 |
| Supercarburants 22 | 22 |
| Enlèvement des ordures ménagères 23 | 23 |
| Employé de maison 23 | 23 |
| Réparation horlogerie ou bijoux 24 | 24 |
| Auto-écoles 25 | 25 |
| Loyers des résidences de vacances et gîtes ruraux 27 | 27 |
| Réparation de véhicules personnels (heure de m.o.) 34 | 34 |
| Gazole et gpl 36 | 36 |
| Tabac 56 | 56 |
| Fiouls domestiques 66 | 66 |
On se rend compte que les produits que nous achetons de moins en moins souvent,
car de plus en plus fiables, baissent, de plus les plus pauvres ne pouvant se permettre ce genre d'achat trop souvent, ils font durer des appareils vétustes et ont donc une plus faible
consommation de ces produits. Par contre les produits de consommation quotidienne augmentent vraiment et prennent une part plus importante du budget des plus pauvres et des classes moyennes que
chez les plus aisés. En conséquence, lorsque les prix des produits consommés par les plus pauvres augmentent ceux consommés par les plus riches baissent. Ce que confirme le tableau suivant, Le
problème est qu'on fait une moyenne de tout cela et on l'applique a tous les revenus.

En résumé, les salaires des plus aisés augmentent plus vite, ils consomment des
produits dont les prix baissent, alors que les plus pauvres consomment des produits dont les prix augmentent, le loyer moyen utilisé dans l'indice des prix à la consommation représente 21% des
revenus, alors que c'est bien plus chez les pauvres et les classes moyennes, ll en est de même pour le budget automobile qui représente chez les deux premières classes une bien plus grande
proportion que chez les classes aisées, on pourrait ajouter à la liste les frais d'inscription en université, l'eau dont les tarifs ont augmenté de 27% en moyenne dans les villes où le service a
été privatisé pour une qualité moindre, mais il y a aussi la baisse régulière du rendrement du livret A (placement des pauvres) pendant que les dividendes augmentent de 110%, et pour finir le
recours au crédit qui est de plus en plus obligatoire pour les deux premières classes rien que pour pouvoir survivre ou pour payer l'université aux enfants, les intérêts de ces prêts
sont une forme d'inflation puisqu'il y a quelques années le nombre de personnes contraintes au crédit pour des besoins de base était bien plus faible qu'aujourd'hui. Puisqu'on parle de
l'université on peu ajouter deux choses, premièrement il est démontré qu'il y a moins d'enfants d'ouvriers et d'employés qui reussisent un cursus universitaire complet, que d'enfants de
couples aisés et riches. Cela augmente les inégalités avant même l'entrée dans la vie active, le principe de la déclaration des droits de l'homme selon lequel nous naissons libres et égaux en
droit n'est pas respecté ni la devise de notre république, ce qui fait encore de ceux qui défendent et aggravent ce système des traitres à notre patrie, puisqu'ils violent ses principes
fondamentaux, et désservent la majorité du peuple au profit d'une extrème minorité. Ma deuxième illustration est la réforme de la carte scolaire qui nuit à la mixité sociale et l'égalité
des chances face à la qualité de l'enseignement, 600 copllégiens sont sans affectation à Paris. Certains parents se sont entendus dire par le rectorat, vous n'avez qu'à inscrire votre enfant dans
le privé ou l'enseignement à distance. Je vous laisse imaginer le co^t supplémentaire pour ces familles pauvres, en scolarité et transport en commun, le temps perdu par l'élève
dans les transports en commun et la fatigue accumulée qui seront de nouveaux obstacles à sa réussite.
Un indice de consommation moyen n'a donc aucun sens et ce n'est pas les français qui ont une image fausse de l'inflation mais tous les experts qui rendent des rapports ne tenant pas compte de
ces différences.
Seul, serait crédible un indice de consommation par classe avec le loyer, les budgets automobile, énergie, alimentaire, vestimentaire, éducation, culture... et les
mensualités des crédits moyens de la classe en question, et avec l'inflation qui correspond au caddie de la classe en question. Cela donnerait des résultats étonnants. D'autant plus que
j'ai omis de rappeler la réforme fiscale 2005 qui augmente les impôts sur le revenu des classes moyennes et baisse fortement ceux des classes aisées. Pour le calcul de ces indices d'inflation,
les inflations des produits ou secteurs devront être pondérés par la place qu'ils prennent dans les dépenses des ménages de la classe.
Si la compétence technique des experts qui réalisent ces rapports ne peut en aucun cas être mis en cause, leur faculté de dicernement peut facilement l'être. En effet dans le rapport
classes moyennes sous pression, on nous explique que le revenu médian a augmenté de 83% entre 1970 et 2004 et que par conséquent on ne peut parler de paupérisation des classes moyennes...
Comment tirer une telle conclusion en ne tenant compte que des revenus et pas des dépenses ni de l'inflation, ni de la croissance des revenus des autres classes, puisque c'est la signification
des inégalités? Permettez moi de mettre sérieusement en cause la capacité d'analyse des experts du crédoc, d'autant plus que tous les graphiques que vous allez trouver ci-dessous sont tirés
de ce rapport.
Il ne faut pas oublier non plus que l'on contraint les gens a dépenser une partie toujours plus grande de leur budget arbitrable pour faire fonctionner un système économique basé sur la
croissance perpétuelle: il faut deux voitures dans le couple, si tu n'a pas un écran plasma tu es ringard, idem si tu n'as pas de téléphone portable, ca peut même être un frein à la recherche
d'emploi, il faut avoir les bons vêtements également, les jeux vidéos, téléphones portables ordinateurs, robots ménagers sont obsolètes au bout de quelques mois. Tout cela impacte peu les revenus
aisés mais beaucoup plus les autres et sous peine d'être marginalisé voir culpabilisé, il faut se soumettre. Du coup, on fait passer nos addictions pour des libertés: surconsommaton, utilisation
du jetable, jeux d'argent... Tant que ca fait consommer les uns et rapporte du pognon aux autres Allons plus loin la société Voltalis a inventé un produit pour économiser de
l'électricité. Afin de ne pas faire baisser les revenus d'EDF, la partie non consommée devra tout de même être payée sous une forme ou une autre? Très incitatif à économiser... N'est-ce pas? bien
que ce sot vital pour la nation, comme quoi ceux qui ont le mot patriotisme à la bouche à longueur de journée...
Pour essayer d'amoindrir l'effet pervers des statistiques moyennes, les experts ont créé le revenu dit "arbitrable", le revenu restant disponible une fois les frais fixes et répétitifs
retirés. Mais le coût des dépenses liées au logement est estimé à 29% et celui du loyer à 21%¨, ce qui est une moyenne pour tous les revenus, malheureusement pour les classes les plus
pauvres et les classes moyennes, ce coût est plus proche des 50%. Les statistiques établies sur des données générales sont donc utilisées pour juger du pouvoir d'achat des gens à revenu
modeste, c'est grotesque, le revenu arbitrable est donc surestimé pour les plus pauvres et sous-estimé pour les plus riches.
Est-il venu à l'esprit à quelqu'un que le démentèlement des services publics induit également des dépenses contraintes supplémentaires pour les plus pauvres et en particulier les retraités et les
chômeurs qui vivent à la campagne? La fermeture des bureaux de poste, trésoreries leur imposent des déplacements supplémentaires, le budget déplacement n'augmente donc pas uniquement par son coût
unitaire mais par son volume également. De la même façon la ghettoisation des plus pauvres les éloigne de leur lieu de travail, les nouvelles lois sur le chômage aussi.
L'évolution du taux de départ en vacances donne une bonne idée des inégalités
Ouvriers Employés Professions Intermédiaires Cadres Artisans Patrons Commerçants
1994 48 65 80 86 57
2004 48 63
78
90
67



