Partage des richesses suite

Et après une telle courbe, on utilise un indice moyen pour juger de la baisse du pouvoir d'achat
Cela paraitra évident à tout le monde qu'une inflation de 17,6 % quand on gagne 1000 euros par mois est exactement la même chose qu'une inflation de 15,4% quand on en gagne 40000. C'est ironique bien sûr, je préfère préciser pour les brillants experts qui font cette analyse.
En résumé, cette proportion est supérieure chez les deux première catégorie de 80% par rapport aux plus riches et continue pourtant à augmenter, alors qu'elle baisse chez les plus hauts revenus dans l'intimité d'un sondage, bien que ces derniers se plaignent à longueur de journée en public, schizophrénie? Hypocrisie? Culpabilisation des classes productives pour s'auto déculpabiliser et continuer à prendre une part toujours croissante du gâteau.

Ce graphique la est intéressant. Je sais les autres aussi. Mais on nous explique que ceux qui ont déjà de forrts salaires ont aussi beacoup d'argent placé, ce qui va accroitre encore leur revenu et augmenter le fossé des revenus, d'autant plus que plus vous avez d'argent plus les taux d'intérêt sont hauts.


Donc, non seulement les dépenses pré engagées (frais fixe, ou part non arbitrable du revenu) sont supérieures de 17% à celles des plus riches en 2001, mais en plus elles augmentent de 50% entre 2001 et 2006, alors que celles des plus riches baissent de 10%, Mais, bien sûr il faut en déduire que la fracture sociale ne s'élargie pas , Bon courage pour mettre au point l'argumentaire.

 Même remarque

 


 


Bref on pourrait résumer tout cela par un extrait du rapport de Pierre-Alain Muet sur la proposition de loi relative aux hauts revenus et à la solidarité.


TAUX DE CROISSANCE DES REVENUS RÉELS ENTRE 1998 ET 2006 ET NIVEAU MOYEN DES REVENUS EN 2005 DES MÉNAGES FRANÇAIS

(en euros)

 

0,01 % des ménages les plus riches (soit 3 500 ménages)

42,6 %

1 499 654

0,1 % des ménages les plus riches (soit 35 000 ménages)

32,0 %

537 043

1 % des ménages les plus riches (soit 350 000 ménages)

19,4 %

201 423

5 % des ménages les plus riches (soit 1,75 million de ménages)

11,3 %

104 364

10 % des ménages les plus riches (soit 3,5 millions de ménages)

8,7 %

79 210

90 % des ménages les moins riches (31,5 millions de ménages)

4,6 %

18 502


citation:

****"Ces éléments chiffrés ne concernent que les revenus primaires, c’est-à-dire avant impôts.
La disparité est encore plus forte pour les revenus disponibles après impôts, car plusieurs mesures ont contribué à réduire la fiscalité applicable aux très hauts revenus. D’une part, entre 1998 et 2006, le taux marginal d’imposition sur la tranche la plus élevée du barème de l’impôt sur le revenu est passé de 54 % à 40 %. D’autre part, la loi n° 2007-1223 du 21 août 2007 en faveur du travail, de l'emploi et du pouvoir d'achat prévoit une réduction importante des droits de succession sur les hauts patrimoines, ainsi que l’inclusion des prélèvements sociaux dans le calcul du bouclier fiscal étendu à 50 % des revenus. Les revenus après impôts amplifient donc le constat fait ci-dessus.

La hausse des très hauts revenus en France est due, en premier lieu, aux revenus du patrimoine. Les revenus du capital représentent en effet une part importante des revenus de ces ménages, pouvant aller jusqu’à 55 % du revenu total pour les 0,01 % ménages les plus aisés. En particulier, les revenus des capitaux mobiliers qui en représentent une part prépondérante augmentent fortement entre 1998 et 2005. Comme le note Camille Landais, « tandis que les salaires par foyer ont cru en moyenne annuelle de 0,7 % sur la période, les revenus fonciers par foyer ont cru de près de 2,2 % par an et les revenus des capitaux mobiliers par foyer de près de 3,9 % par an, soit au total une croissance de 31 % sur huit ans » (). Cette évolution s’expliquerait par l’alignement des politiques de dividendes des grandes entreprises cotées sur les pratiques en vigueur aux États-Unis.

La hausse des très hauts revenus en France est liée, en second lieu, à l’accroissement des inégalités salariales. Celles-ci constituent une caractéristique de la dernière décennie par rapport aux périodes précédentes. Sur la dernière décennie, la croissance des salaires des 3 500 ménages les plus aisés atteint 51 %, alors que le salaire réel de la grande majorité de la population augmente seulement de 3 %."****

Fin de citation

Rappelons que Didier Migaud, le président de la commission des finances de l'Assemblée nationale, a ainsi montré dans un récent rapport que, au-delà de 400 000 euros de revenus annuels, le taux effectif d'imposition diminue au fur et à mesure que le revenu augmente.


Sources:

France portrait social 2007 Insee

France portrait social 2005-2006.Insee

Classes moyennes sous pression Credoc

Le patrimoine des ménages conseil des prélèvements obligatoires

Alerte info Vendredi 17 juillet Reuters

Vingt ans de dépenses de logement Claire Plateau Sesp

Dossier : épargne et patrimoine des ménages Insee

Les salaires de 1950 à 1975 Persée

La mesure du pouvoir d'achat et sa perception par les ménages Insee

Mesure du pouvoir d’achat des ménages Commission près le ministère des Finances
Rapport sur la proposition de loi relative aux hauts revenus et à la solidarité. Pierre-Alain Muet

Nouveau rapport sur les inégalités de niveau de vie de l'INSEE entre 1997 et 2009:

http://www.insee.fr/fr/ffc/ipweb/ip1266/ip1266.pdf

http://www.insee.fr/fr/ffc/ipweb/ip1266/ip1266.xls 

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